40e Congrès annuel de l’AQIP : des priorités bien établies pour 2018

Actualités, Événements, Nouvelles, Pêche
0
En 2018, l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP) souhaite développer les marchés européens et les deuxième et troisième transformations, afin de profiter au mieux de l’Accord économique et commercial global entré en vigueur à l’automne entre le Canada et l’Union européenne. L’adaptation des usines à la baisse des quotas de crevette et au retour du sébaste fera aussi partie des préoccupations de l’industrie cette année. «Avec l’entente Canada Union européenne, il faut être proactifs et développer les marchés en Europe. On en parle avec le MAPAQ et d’autres organisations qui font des missions économiques. Depuis le 21 septembre, il n’y a plus de tarifs douaniers sur l’entrée du crabe et du homard vivant. Ça va prendre sept ans avant que les tarifs soient abolis sur tout», rappelle Jean-Paul Gagné, directeur général de l’AQIP. «La deuxième et troisième transformations, on va y travailler parce qu’on sait que le libre-échange entre le Canada et   l’Union européenne est dans les deux sens. Si on veut rester concurrentiels sur nos propres marchés, il faut faire de la deuxième et troisième transformation», dit M. Gagné. En 2017, le Québec a exporté pour 393 millions de dollars de poissons et de fruits de mer, selon des données du MAPAQ issues du Global Trade Atlas. De ce total, 78,86% ont pris le chemin des États-Unis. La deuxième destination en importance est le Japon (5,47%), suivi du Danemark (4,75%), de la Chine (2,88%) et de la Norvège (0,88%). TRAVAILLEURS ÉTRANGERS L’AQIP a tenu son congrès annuel du 23 au 25 janvier à Québec. Les membres présents ont eu droit à une présentation de deux firmes sur le recrutement de travailleurs étrangers. Le recours à ce type d’employés augmente. Aux Îles-de-la-Madeleine, l’entreprise LA Renaissance des Îles a fait venir       30 employés mexicains pour transformer du homard et du crabe en 2017, rapporte M. Gagné. À Sainte-Thérèse-de-Gaspé, l’usine E. Gagnon et fils attend aussi 30 employés du Mexique pour traiter le crabe cette saison. Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, est également en demande travailleurs étrangers. «Il faut calculer plu- sieurs mois [pour les démarches]. Il faut s’y prendre de bonne heure, les entreprises ont compris ça», indique M. Gagné. La pénurie de main-d’œuvre est une préoccupation depuis plusieurs années pour les usines de transformation. Ces dernières années en Gaspésie, le Regroupement des employeurs, qui a fédéré plusieurs usines gaspésiennes pour recruter et échanger de la main-d’œuvre, a bien fonctionné. Mais ce n’est plus suffisant, dit M. Gagné. «Ç’a marché, c’était une belle initiative. Mais il y a un vieillissement des employés assez important. C’est plus compliqué d’avoir de la relève.» Par ailleurs, l’AQIP est toujours en démarche, avec des pêcheurs et le MAPAQ, pour obtenir l’équivalent au Québec du Fonds des pêches de l’Atlantique. Les provinces maritimes ont accès à 325 millions de dollars d’Ottawa, annoncés en mars 2017, pour stimuler l’innovation dans le domaine des poissons et des fruits de mer. «Il faut rester équitable. On est encore dans le Canada, aux dernières nouvelles!», lance M. Gagné. Le Québec demande 50 millions de dollars au gouvernement fédéral. CREVETTE ET SÉBASTE La baisse des quotas de crevette, qui pourrait être de l’ordre de 35% dans le golfe Saint-Laurent en 2018, aura forcément un impact sur les usines de transformation du crustacé. «Les entreprises devront vivre avec. Dans d’autres espèces, on est passés par-dessus. Ça va affecter la durée et le nombre des emplois. Certains regardent d’autres façons de faire. Matane veut faire du crabe en plus de la crevette, ils ont déjà un permis», illustre Jean-Paul Gagné. Les crevettiers demandent de prendre part à la pêche au sébaste, pour compenser une partie de leurs pertes. Les usines de crevette pourraient-elles participer à cette transition? «Se mettre à transformer du sébaste, ça ne se fait pas en deux ou trois mois. Ça prend au moins un an», remarque M. Gagné. Certaines usines songent à acheter de la crevette de l’extérieur, ajoute-t-il. Ce sont les usines de transformation du poisson de fond qui sont les mieux placées pour transformer du sébaste actuellement, indique le directeur de l’AQIP. Des usines de la Gaspésie, de la Côte-Nord et des Îles-de-la-Madeleine se préparent d’ailleurs à en transformer, indique M. Gagné. L’AQIP a demandé au MAPAQ un programme spécial pour adapter les usines de transformation à l’arrivée du sébaste. «Il faut refaire les marchés. Il va falloir une bonne promotion. C’est un travail de longue haleine.»     M. Gagné affirme avoir discuté, dans un passé récent, avec des acheteurs chinois qui manifestaient un certain intérêt. CERTIFICATIONS Par ailleurs, l’AQIP attend toujours la certification du Marine Stewardship Council qui certifie une pêche durable pour les stocks de crabe de la Côte-Nord et de turbot. «On pourrait être certifiés en 2019. Il y a encore du travail à faire chez Pêches et Océans, à la gestion, et à l’Institut Maurice-Lamontagne de Mont-Joli», dit M. Gagné. Le projet de certification du flétan de l’Atlantique est «plus embryonnaire», mais la démarche est commencée, ajoute-t-il. Par ailleurs, l’AQIP, fondée en 1978, fête ses 40 ans cette année. Dans son discours, le président Jean-Marc Marcoux a évoqué l’évolution du secteur de la transformation des produits de la mer. D’abord concentrée sur le poisson de fond (morue et sébaste), l’industrie d’aujourd’hui est davantage tournée vers les crustacés et une diversité d’autres espèces. Elle embauche environ 5 000 personnes dans les régions du Québec maritime. Son apport économique dépasse les 500 millions de dollars, soit dix fois plus qu’en 1978. ÉVÈNEMENT – page 9 – Volume 31,1 – Février-Mars 2018

300 X 250 Mackay Marine
300 x 250 Trinav
300 X 250 Hydraunav
300 X 250 Kohler Marine
300 X 250 Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan
300 X 250 Marindustriel
300 X 250 Techno Soude Marine
300 X 250 Desjardins
300 X 250 Diesel-Bec
300 X 250 Pétroles Poirier
300 X 250 Polymos
300 X 250 Raymarine
300 X 250 Mirapakon
300 X 250 BAPAP
300 X 250 ZF
300 X 250 Entreprises Léo Leblanc
300 X 250 Wajax Volvo Penta
300 X 250 Wajax MTU

À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

Nos partenaires

ÉPAQ
MAPAQ
AQIP
Comité sectoriel de main d'oeuvre des pêches maritimes

Abonnez-vous

Connexion des abonnés

Mot de passe oublié?

Réseaux sociaux

Nous Contacter

Journal Pêche Impact

167, Grande-Allée Est
Grande-Rivière (Québec) G0C 1V0

Téléphone : (418) 385-2126
Télécopieur : (418) 385-2888

Courriel : pecheimp@globetrotter.net