Baleine noire : 4,1 millions $ pour aider les travailleurs saisonniers touchés

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L’aide aux travailleurs touchés par les mesures de protection de la baleine noire a coûté 4,1 millions de dollars au ministère de l’Emploi. Au total, 846 travailleurs ont été dépannés via des activités de formation, dont 104 aides-pêcheurs et 742 travailleurs d’usine pour la région Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine. La fermeture de sous-zones de pêche au homard, du 17 juin au 2 juillet, après que des baleines noires aient été aperçues au large, aurait pu compliquer la vie des travailleurs et de leurs employeurs. Plusieurs n’auraient pas pu se qualifier à l’assurance-emploi. La fermeture de quadrilatères de pêche au crabe a aussi ralenti le travail en usine pour cette espèce. Les travailleurs touchés ont donc eu accès à des activités de formation en entreprise pour combler la diminution de leurs heures de travail. Le ministère québécois de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’est engagé à rembourser aux employeurs 100 % des dépenses de formation qu’il jugeait «admissibles», incluant le salaire de la main-d’œuvre jusqu’à un maximum de 20 $ l’heure. Un total de 846 travailleurs avait eu accès à ces formations en date du 4 septembre. Par exemple, chez Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan, qui transforme du homard, 10 des 14 pêcheurs de la Gaspésie qui livrent à l’entreprise ont dû cesser de pêcher, tandis que l’approvisionnement en provenance des pêcheurs du Nouveau-Brunswick baissait de 30 %. Environ 40 employés, soit le quart de la main-d’œuvre de l’entreprise de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, a reçu une formation de trois semaines pour combler la diminution de leurs heures de travail. Chez E. Gagnon et Fils, aussi à Sainte-Thérèse-de-Gaspé, «on était doublement touché, dans le crabe et le homard, on était à court de solutions», rapporte le vice-président Bill Sheehan. Le programme du         ministère de l’Emploi a permis de former environ 350 personnes parmi les 500 employés d’E. Gagnon. «Ça s’est super bien passé. Ça a été mis en place assez vite. On aurait préféré faire plus de production, mais au moins, le système était flexible», indique M. Sheehan. À la fin juin et en juillet, les employés ont reçu deux à trois semaines de formation, notamment en hygiène et salubrité ou en conduite de chariots élévateurs. L’argent a été puisé à même les fonds de l’Entente Canada-Québec pour venir en aide aux travailleurs saisonniers. Cette enveloppe de 6,4 millions au total vise à offrir des formations et un soutien financier aux personnes touchées par le phénomène du «trou noir» et un soutien aux entreprises des industries saisonnières. D’AUTRES USINES D’autres usines de transformation des produits marins ont eu du mal à faire travailler leurs employés autant qu’à l’habitude cette année, et pas à cause des baleines noires. Les usines qui traitent le poisson de fond ont encaissé une diminution de 25 % des captures autorisées de flétan du Groenland (turbot). De plus, les pêcheurs de turbot sont peu sortis en début de saison, parce qu’ils voulaient se concentrer sur le crabe des neiges ou parce que le turbot était peu présent. Les captures autorisées de crevette du golfe ont quant à elles diminué de 35 % cette année, ce qui réduit d’autant l’ouvrage des employés d’usine. Le ministère de l’Emploi rapporte que 319 travailleurs saisonniers de sept entreprises ont participé à des activités de formation en entreprise, pour des coûts de 615 000 $. Dans ces cas aussi, l’argent est venu de l’Entente Canada-Québec sur le travail saisonnier, pour un total de 4,7 millions de dollars investis cette année en date du 4 septembre. MARINARD IMPORTE Au début de la saison de crevette, Pêcheries Marinard redoutait d’avoir du mal à qualifier ses travailleurs à l’assurance-emploi. L’usine a 5 millions de livres de crevette du golfe à transformer en 2018, comparativement à 12 millions de livres en 2016, puis 9 millions de livres en 2017. Finalement, «l’ensemble des travailleurs va avoir accès à l’assurance-emploi cet hiver», indique le président-directeur général, Pascal Noël. Pour faire rouler l’usine, Pêcheries Marinard a importé de la crevette congelée du Labrador. Au début septembre, l’entreprise en avait transformé 2,5 millions de livres et n’excluait pas d’en acheter davantage. Pêcheries Marinard avait déjà transformé de la crevette congelée dans le passé, mais jamais en si grosse quantité. L’entreprise a finalement «très peu eu besoin» des programmes du ministère de l’Emploi, affirme M. Noël. MAIN-D’ŒUVRE – page 14 – Volume 31,4 – Septembre-Octobre-Novembre 2018

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À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

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