Demandes d’admission en forte hausse : l’ÉPAQ ne craint plus pour sa survie

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L’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ) à Grande-Rivière est tirée d’affaire, selon sa directrice, après plusieurs années où l’on a craint pour sa survie. Au 1er mars, l’école avait reçu 111 demandes d’admission comparativement à 65 l’année dernière. L’ÉPAQ ne s’assoira pas sur ses lauriers, précise la directrice, Isabelle Jalbert. «Il faut continuer à travailler, à être à l’écoute de l’industrie. Mais on ne parle plus de sauvegarde de l’ÉPAQ. On fait beaucoup de suivis avec le ministère de l’Éducation et ils sont très satisfaits des résultats.» Au 31 mars, les demandes d’admission continuaient d’augmenter : on était rendu à 125. «Ça faisait plusieurs années qu’on n’avait pas vu ça», dit madame Jalbert. Plusieurs facteurs expliquent ce succès. L’ÉPAQ a divisé la formation en modules dans ses deux programmes techniques d’études collégiales : Aquaculture et Transformation des produits aquatiques. Plutôt que de s’embarquer dans un diplôme d’études collégiales (DEC) de trois ans, les candidats peuvent séparer leur formation en modules. Par exemple, en Aquaculture, il s’agit d’Élevage des poissons en eau douce, d’Élevage des mollusques en suspension, de Gestion d’une entreprise et de Production de juvéniles en recherche et développement. Chaque module dure un an ou une session. L’étudiant peut choisir d’en suivre un seul, ce qui le prépare quand même pour le marché du travail, ou de les cumuler pour compléter un DEC. La possibilité de suivre la formation à distance a aussi encouragé les inscriptions. Sur une année, les étudiants doivent venir seulement trois fois à Grande-Rivière, pour une semaine chaque fois, afin de suivre une formation pratique. Le reste du temps, ils peuvent rester chez eux, devant leur ordinateur. «Le fait qu’on offre le DEC en formation à distance, qu’on condense la formation pratique à des instants précis, ça entraine que beaucoup de gens de l’extérieur sont intéressés», dit madame Jalbert. À la rentrée 2015, près de 100% des demandes d’admission en Aquaculture provenaient de l’extérieur de la MRC du Rocher-Percé. «Pour la prochaine année, on a une hausse des demandes d’admission pour le programme d’Aquaculture, dans les différents modules. Ces gens-là viennent de Montréal et de Québec», ajoute la directrice. Et de bien plus loin parfois… À la rentrée 2016, Grande-Rivière accueillera une dizaine d’étudiants français, soit le quart des demandes d’admission en Aquaculture. L’ÉPAQ a signé six ententes de partenariat à l’international, explique madame Jalbert, avec des lycées français. «Ces étudiants ont déjà un BTS [une formation technique] de deux ans en aquaculture. Ils viennent ici pour compléter un an de formation au Québec. Ensuite, ils ont un DEC et peuvent obtenir un permis de travail ici.» Le battage autour de la Stratégie maritime, mené par le gouvernement du Québec, semble aussi avoir eu un impact sur les inscriptions, observe la directrice. «En Mécanique marine, un diplôme d’études professionnelles, on a une forte demande de 28 alors que d’habitude, ça tourne autour de 15 à 20. Alors à 28, nous sommes très satisfaits. Il y a beaucoup de besoins de main-d’œuvre dans les chantiers maritimes. C’est une formation d’un an avec de bonnes garanties d’embauche.» En outre, l’ÉPAQ est parvenue à convaincre les jeunes de la MRC du Rocher-Percé de suivre le programme de Tremplin DEC à Grande-Rivière. Cette année d’études leur permet de commencer leur formation générale collégiale tout en complétant la formation préalable du secondaire. L’ÉPAQ a reçu plus de 40 demandes d’admission en provenance de sa MRC pour ce programme. Les locaux de l’ÉPAQ accueillent aussi des étudiants inscrits aux campus de Gaspé ou des Îles en Sciences humaines, Soins infirmiers, Informatique ou Comptabilité/gestion. Au nombre d’une vingtaine, ces résidents du secteur s’assoient dans les salles de visioconférence de l’ÉPAQ pour suivre du téléenseignement. Même s’ils ne sont pas officiellement inscrits à l’ÉPAQ, leur présence insuffle de la vie dans les corridors de l’école. Vers 2010, l’ÉPAQ était dans le creux de la vague, avec une cinquantaine d’étudiants, mentionne la directrice. Cette année, ils sont environ 75. «Et on espère en avoir plus de 100 en 2016-2017.» L’IMQ PARTENAIRE L’ÉPAQ et l’Industrie maritime du Québec (IMQ), à Rimouski, ont signé une entente de partenariat pour répondre aux besoins croissants de l’industrie. «On travaillait déjà ensemble, précise Isabelle Jalbert, et on veut permettre un meilleur accès à la formation […]. C’est arrivé qu’à l’ÉPAQ, on ne démarre pas de cohorte faute d’assez d’étudiants. Et c’est la même chose à l’IMQ.» Les deux écoles pourraient donc offrir conjointement de la formation. Est-ce que ce sera à Rimouski, à Grande-Rivière ou à distance? Les détails ne sont pas encore réglés, dit madame Jalbert. L’IMQ a cinq domaines de spécialisation: l’architecture navale, la navigation, le génie mécanique de marine, la plongée professionnelle et la logistique du transport. «On conserve nos missions propres, précise la directrice. La zone où l’on est complémentaire est toute la formation liée à la navigation.» Pour naviguer sur un gros bateau de pêche ou sur un petit bateau de transport maritime, les mêmes brevets sont souvent demandés, explique madame Jalbert. FORMATION – page 14 – Volume 29,2 – Avril-Mai 2016

300 X 250 Diesel-Bec
300 X 250 Raymarine
300 X 250 BAPAP
300 X 250 Kohler Marine
300 X 250 Wajax MTU
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300 X 250 Mirapakon
300 X 250 Pétroles Poirier
300 x 250 Trinav
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300 X 250 Entreprises Léo Leblanc
300 X 250 Hydraunav
300 X 250 Polymos
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À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

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