Gestion de la pêche à la morue : un nouveau régime de gestion à titre de projet pilote

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Les pêcheurs actifs de la Basse-Côte-Nord profitent d'un volume des captures de morue en hausse et doivent aussi composer avec un nouveau régime de gestion, des changements plutôt appréciés. Même avec un volume autorisé des captures ayant plus que doublé par rapport à l’an dernier, la pêche commerciale à la morue en Côte-Nord se pratique encore à petite échelle en 2017, comparativement à l’époque qui a précédé les moratoires sur la pêche aux poissons de fond. Pour la présente saison, les pêcheurs côtiers de la flottille à engins fixes de moins de 15,24 mètres de la Côte-Nord, et titulaires de permis de poissons de fond, disposaient d’une allocation globale de 290,09 tonnes provenant du total autorisé des captures (TAC) de 3185 tonnes allouées pour l’ensemble de la zone 4RS 3Pn, soit le nord du golfe du Saint- Laurent. Cependant, en vertu d’un dépassement de quota de 15,447 tonnes l’an dernier, l’allocation disponible a été réduite à 274,64 tonnes. Le plan de pêche approuvé par le ministère des Pêches et des Océans (MPO) indique de plus que cette allocation de 274,64 tonnes a fait l’objet d’un partage temporaire pour 2017 entre les pêcheurs des secteurs de la Basse-Côte-Nord et de la Haute et Moyenne-Côte-Nord. Les parts respectives de chacune des deux flottilles ont été déterminées en fonction de l’historique des débarquements. Les pêcheurs de la Basse-Côte-Nord ont obtenu 85% de l’allocation disponible, soit 233,45 tonnes et ceux de la Haute et Moyenne-Côte-Nord ont reçu 15% du quota global, soit 41,20 tonnes. Le MPO souligne que ce partage de la ressource pourrait être revu au terme de la saison de pêche 2017. L’ouverture de la pêche a eu lieu à la mi-juillet et, au début septembre, le MPO annonçait que les pêcheurs de la Basse- Côte-Nord avaient déjà capturé la majorité de leur contingent, tandis que leurs confrères de la Haute et Moyenne-Côte-Nord avaient été peu actifs jusqu’à cette période en réalisant très peu de débarquements pour la capture de leur allocation. QUOTAS INDIVIDUELS TEMPORAIRES Dans le cadre d’un projet pilote pour la saison 2017, les pêcheurs du secteur de la Basse-Côte-Nord ont évolué sous un nouveau régime de gestion de la pêche, à savoir l’établissement de quotas individuels (QI) temporaires. Cette nouvelle initiative a été identifiée comme une priorité, tant par l’industrie que par le MPO. Ainsi, chaque titulaire de permis éligible s’est vu attribuer un QI temporaire selon l’historique de débarquements associé à son permis lors de périodes de référence prédéterminées. Le MPO déclare aussi que les QI temporaires pourraient être réévalués à la conclusion de la saison 2017. Quant aux pêcheurs du secteur de la Haute et de la Moyenne-Côte-Nord, ils continuent d’évoluer sous le régime de pêche compétitive, dont l’une des mesures de gestion, qui consistait à établir une limite hebdomadaire maximale de captures, a été abolie en cours de saison. Grâce à la nouvelle formule de gestion pour la Basse-Côte-Nord, Jean-Marie Jones, de Lourdes-de-Blanc-Sablon, a eu droit à un quota de 6500 livres. Le pêcheur polyvalent a reçu 70 cents la livre de l’usine de transformation Poissonnerie Blanc-Sablon. «La formule des quotas individuels, c’est bon! Nous ne sommes pas obligés de pêcher par mauvais temps. Il a fallu trouver la morue en début de saison. La ressource n’était pas au même endroit que l’an dernier. Lorsque nous l’avons trouvée, à 4 ou 5 milles plus au large, c’était de la grosse morue et il y en avait beaucoup», a constaté le pêcheur. LES RESSOURCES CHANGENT Il affirme que la taille du poisson de fond est impressionnante. Je n’avais jamais vu ça en 45 ans de pêche! » Pour Jean-Marie Jones, la présence de grosse morue n’est pas positive. «La morue de taille moyenne, si abondante l’an dernier, on en voit plus, mais il y de la petite morue en abondance», précise monsieur Jones. En 2016, la morue se retrouvait aussi en abondance dans les trappes à hareng. Cette année, c’est le bar rayé qui envahit les trappes. Les pêcheurs espèrent maintenant le soutien des biologistes du MPO pour bien comprendre le retour de la morue. «Avec la hausse de quotas, pour le nord du Golfe, le MPO nous donne raison. Depuis quelques années, on voit le retour de la morue. Ce qu’on fait maintenant demeure une bien petite pêche comparativement aux bonnes années d’avant le moratoire. Avant, il y avait du capelan en abondance chez nous. On n’en a pas vu rouler à Blanc-Sablon, cette année. Ça aussi, c’est du jamais vu ici. Il y a quelque chose qui se passe. Ça change vite! Les   sciences auront-ils des explications?», se questionne Jean-Marie Jones. La morue se fait plus rare cette année dans le secteur ouest du territoire, de Kegaska à Sept-Îles, notamment. On en retrouvait davantage en eau profonde. Le capelan, tout comme la morue, s’est montré moins visible dans les eaux côtières. Le directeur de l’Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord, Paul Nadeau, soumet aussi quelques questions aux scientifiques. «Les glaces plus présentes avant le début de la pêche, la température de l’eau, la présence d’autres espèces, expliquent-ils le déplacement de la morue vers des eaux plus profondes? On constate de grandes différences d’une année à l’autre dans des secteurs comme Chevery/La Tabatière», affirme monsieur Nadeau. Quelque 170 membres de l’Association des pêcheurs de la Basse-Côte-Nord détiennent des permis de pêche à la morue. Les pêcheurs ont obtenu entre 65 et 80 cents la livre pour leurs captures de 2017. LA BASSE-CÔTE-NORD – page 6 – Volume 30,4 – Septembre-Octobre-Novembre 2017  

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À propos de l'auteur : 

Jean St-Pierre

Jean St-Pierre œuvre dans le domaine des communications depuis 1983, d’abord dans son Saguenay natal, puis à Havre-Saint-Pierre et à Sept-Îles. Il a travaillé comme animateur et journaliste, notamment au Nord-Est, à CILE-MF et Pur FM 94. Jean agit comme correspondant à Pêche Impact en Côte-Nord, depuis plusieurs années.

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