La crevette au rendez-vous malgré le froid

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Les pêcheurs de crevette de Matane et de Sainte-Anne-des-Monts ne s’en cachent pas, le temps froid et les mauvaises conditions météo n’ont pas facilité leur début de saison, mais la crevette est bien au rendez-vous. «La crevette est au rendez-vous, mais ce n’est pas exceptionnel», affirme Réjean Côté, capitaine à bord du crevettier matanais Helen M. Cadegan à son retour de son second séjour en mer dans le secteur de Port-Cartier et Sept-Îles où se concentre une bonne partie de la flotte de crevettiers depuis le début d’avril. Le pêcheur précise que la crevette est de belle qualité et il ajoute qu’il dispose d’un quota de quelque 990 000 livres de crevette, un quota très légèrement inférieur à l’an dernier en raison de la diminution imposée pour la zone Estuaire cette saison. Il mentionne que le temps n’a pas été favorable et qu’il a même dû réduire à trois plutôt qu’à cinq jours sa première sortie en raison du froid cinglant et de vents violents, Réjean Côté a tout de même ramené 55 000 livres de crevette. Sa deuxième sortie s’est soldée par des captures totalisant 70 000 livres et si tout va dans le meilleur des mondes, il s’attend à compléter sa saison à la mi-aout. Pour sa part, Albert English, qui rentrait tout juste de son deuxième séjour en mer à bord du crevettier autochtone Migwitetem-81, avouait que les conditions étaient loin d’être faciles, entre autres, en raison des vents violents et du froid. À quelques heures d’entreprendre un dernier séjour en mer, car le navire sera rapatrié pour la pêche au crabe des neiges dans la zone 12, son équipage avait tout de même ramené des captures totalisant quelque 145 000 livres. Luc Fraser du Maluje mentionne, comme ses confrères, que les conditions en mer sont loin d’être idéales depuis l’ouverture de la saison le 1er avril. «Le premier voyage, à cause du vent et du froid, je n’ai presque pas pêché et ç’a été ordinaire, mais, cette semaine, la situation s’est améliorée», note le pêcheur de Matane. Il affirme que la crevette est de belle qualité. Luc Fraser n’avait capturé que 35 000 livres de crevette à sa première sortie et, au moment de le rencontrer, il se préparait à décharger quelque 65 000 livres du petit crustacé. Le Maluje dispose d’un quota de près 720 000 livres pour la saison 2016. Richard Cloutier qui, lui, est lié à l’usine Crustacés des Monts de Sainte-Anne-des-Monts, se dit généralement satisfait de ses deux premières sorties en mer et de la qualité de la crevette. Même si son premier voyage a été quelque peu écourté pour procéder à certains ajustements à son bateau, il a tout de même pêché près de 65 000 livres de crevette en plus d’un autre 70 000 livres lors de sa seconde sortie de cinq jours. Cette saison, son total de captures se situe autour de 1,3 million de livres tout comme l’an dernier. En 2015, le pêcheur annemontois avait effectué 18 sorties pour capturer l’ensemble de son quota. Renaud Cloutier, également rattaché à l’usine de Sainte-Anne-des-Monts, admet qu’il éprouve certains ennuis d’équipements, mais qu’il a tout de même réussi deux sorties qui lui ont permis de capturer 18 000 et 70 000 livres. Au moment de le joindre, il était en mer depuis deux jours pour sa troisième sortie. Son quota est légèrement supérieur à un million de livres. PRIX AU DÉBARQUEMENT Du côté du prix au débarquement, au moment de réaliser l’entrevue, Réjean Côté mentionnait qu’il a reçu un prix unique de 1,32 $ la livre pour son premier débarquement, mais avouait, comme bien de ses confrères, que l’on suivait de très près les négociations des crevettiers du Grand Gaspé et ce qui se passait à Terre-Neuve. Pour le secteur du Grand Gaspé, soulignons qu’une entente est finalement intervenue 18 avril dernier entre l’Office des pêcheurs de crevette du Grand Gaspé et les usines de transformation Pêcheries Marinard et Crevette du Nord Atlantique. Pour la saison 2016, les crevettiers obtiennent    1,50 $ la livre pour la grosse crevette, 1,20 $ pour la moyenne et 1,00 $ pour la petite. En 2015, les prix étaient de 1,22 $ la livre pour la grosse,  1,05 $ pour la moyenne et 0,75 $ la livre pour la petite. «On ne le cachera pas, si, à Terre-Neuve, on propose jusqu’à 2 $ la livre, ce n’est pas normal qu’on reçoive 1,30 $», conclut-il. Luc Fraser mentionne, de son côté, que le prix au débarquement s’apparente à celui payé l’an dernier, mais qu’il attendait avec impatience le résultat des négociations du plan conjoint du Grand Gaspé. En attendant le résultat final des négociations pour le Grand Gaspé, Richard Cloutier de Sainte-Anne-des-Monts parlait d’un prix identique à l’an dernier, soit 1,28 $ la livre. Du côté des industriels de la transformation, on est, par ailleurs, emballé de ce début de saison. Ainsi, chez Crustacés des Monts de Sainte-Anne-des-Monts, la directrice générale, Mélanie Langlois, affirme que les arrivages sont intéressants et surtout constants depuis le 5 avril et que la crevette est encore de belle qualité et légèrement plus grosse que l’an dernier. L’usine de Sainte-Anne-des-Monts a transformé quelque 4 millions de livres l’an dernier et, selon Mélanie Langlois, on s’attend à traiter un volume semblable en 2016. Sa production sera principalement écoulée sur les marchés canadien, international et local. Crustacés des Monts, qui procure du travail à une cinquantaine de personnes, devrait poursuivre ses activités jusqu’en septembre et peut-être octobre selon le rythme des débarquements. À l’usine des Fruits de Mer de l’Est-du-Québec (FMEQ), à Matane, l’agent de développement aux affaires, Jérôme Caron, précise d’abord que l’entreprise a investi, cet hiver, 1,3 million $ pour améliorer son procédé de maturation, ce qui permet de décortiquer plus facilement la crevette et ainsi hausser sa masse de chair. Depuis son acquisition de FMEQ il y a dix ans, Royal Greenland a injecté quelque 10 millions $ pour la modernisation de ses installations de Matane. Par ailleurs, même si un premier crevettier s’est présenté au quai dès le 3 avril, Jérôme Caron mentionne que les activités ont tourné plus au ralenti durant quelques jours en raison du mauvais temps qui a frappé la flotte après quoi, les arrivages ont repris de façon régulière. Comme en 2015, l’usine de Matane espère transformer environ 11 millions de livres dont 9 millions de crevette fraiche. Rappelons que la presque totalité de sa production est exportée en Europe. FMEQ célèbrera 50 ans de présence à Matane en 2017. GASPÉ-NORD – page 2 – Volume 29,2 – Avril-Mai 2016

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À propos de l'auteur : 

Pierre Morel

Pierre Morel présente un parcours qui lui a permis d’explorer différentes facettes de l’actualité. Journaliste au sport et au loisir ainsi qu’animateur et même réalisateur à Radio-Canada Gaspésie-les-Îles entre 1975 et 1997, il a ensuite mis son talent de recherchiste à profit en travaillant durant près de deux ans à la maison de production Vic Pelletier. Avant de joindre l’équipe du Journal l’Avantage gaspésien en 2004, il avait aussi travaillé à la station de radio CKMN à Rimouski. C’est aussi en 2004 qu’il a été recruté par l’équipe de Pêche Impact avec laquelle il collabore depuis. Désireux d’aller au fond des choses, il a su développer une relation de confiance avec les intervenants du monde des pêches, un domaine qui le fascine toujours, car il est aussi marin à ses heures.

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