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La remontée interrompue des revenus des poissons de fond

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La progression des revenus dans le domaine des poissons de fond au Québec a été interrompue en 2017, selon les données préliminaires recueillies par le ministère fédéral des Pêches et des Océans (MPO). La situation est essentiellement attribuable à une réduction de 47 % des prises de flétan du Groenland, communément appelé turbot.

Les revenus liés aux poissons de fond avaient augmenté de façon régulière entre 2010 et 2016, à une année près. Ils avaient atteint 18,3 millions$ en 2016. En 2017, ces revenus ont fléchi à 15,2 millions$, une baisse de 16,4 % représentant 3,1 millions$.

Les revenus associés au turbot ont atteint 5,7 millions$ en 2017, ce qui représente  42 % de moins que les 9,9 millions$ de 2016. La différence s’établit à 4,2 millions$.

Ces prises de flétan du Groenland, ou de turbot, sont passées de 2 769 à 1 457 tonnes métriques entre 2016 et 2017. Là encore, ce fléchissement de 1 312 tonnes explique la baisse des prises totales de poissons de fond au Québec entre 2016 et 2017. Elles sont passées de 4 360 à 3 126 tonnes métriques, une chute de 28,3 %.

«Ce n’est pas une baisse de quotas de flétan du Groenland qui explique la situation, c’est qu’ils (les quotas) n’ont pas été atteints», signale l’économiste Ali Magassouba, du MPO.

Toutefois, la situation pourrait être améliorée en partie lors du printemps 2018 parce que le quota est dévolu sur une période d’un an, du 15 mai 2017 au 14 mai 2018. Les pêcheurs pourraient donc profiter de leur retour en mer en avril pour augmenter leurs captures, mais elles iront au bilan statistique de 2018.

Si la baisse des revenus est inférieure en proportion à la baisse des prises, c’est parce que le prix du turbot a augmenté de 10 % d’une année à l’autre, de 1,62 $ la livre à 1,78 $, note aussi M. Magassouba.

Un autre facteur a contribué à la baisse des revenus dans le poisson de fond, mais dans une proportion bien inférieure au fléchissement des prises de turbot. Il s’agit d’une légère diminution des revenus associés aux «autres espèces», qui sont passés de 1,37 million$ en 2016 à 940 000 $ en 2017. C’est 430 000 $ de revenus en moins.

Une espèce a constitué un facteur de croissance dans le poisson de fond, le flétan atlantique, porteur de revenus de 7,7 millions$, à savoir 1,4 million de plus que les 6,3 millions de 2016. C’est une augmentation de 18 %.

«Pour le flétan atlantique, c’est la meilleure année en valeur. Pour la première fois, il a dépassé le flétan du Groenland en valeur», souligne Ali Magassouba, notant aussi que le flétan atlantique a représenté la moitié des revenus en matière de poissons de fond québécois en 2017.

En 2007, les débarquements de flétan atlantique avaient atteint 1,1 million$, sept fois moins que la valeur actuelle.

Les prises de morue sont restées stables à 465 tonnes métriques, ce qui représente 1,5 % de moins que les 472 tonnes de 2016.

Monsieur Magassouba note qu’en général, «les prix associés aux poissons de fond sont en augmentation sur les marchés».

Au Québec, la Gaspésie a enregistré les revenus totaux les plus importants en matière de poissons de fond en 2017, avec 10,5 millions$. C’est 13,9 % de moins    que les 12,2 millions de 2016. Sur la Côte-Nord, les revenus ont chuté de 33,7 %, de 3,62 millions$ à 2 millions$. Ils n’ont presque pas fluctué aux Îles-de-la-Madeleine, passant de 2,4 millions$ à 2,3 millions$, un fléchissement de 4,1 %.

Au milieu des années 1990, lors des pires moments de disette pour la morue et le sébaste, les revenus totaux liés au poisson de fond avaient baissé à environ 3 millions$, au Québec. En 1987, en période d’abondance, ils atteignaient alors près de 50 millions$.

ÉCONOMIE – page 12 – Volume 30,5 – Décembre 2017-Janvier 2018

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À propos de l'auteur : 

Gilles Gagné

Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.

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