Le ministre québécois responsable des Pêcheries, André Lamontagne, promet d’être à l’écoute du secteur

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Le ministre québécois de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation admet qu’il a «du rattrapage à faire» pour se mettre au courant des enjeux des pêches et de l’aquaculture, mais promet d’être à l’écoute du secteur et de bien s’entourer. André Lamontagne a fait ces déclarations alors que son gouvernement annonçait une contribution de 12,8 millions de dollars au Fonds des pêches du Québec. Cette somme s’ajoute aux 30 millions de dollars déjà engagés par le fédéral dans sa mise à jour budgétaire du 21 novembre. Ottawa a créé un fonds de 325 millions pour les pêches des provinces de l’Atlantique en mars 2017. Depuis, tant le gouvernement libéral de Philippe Couillard que le gouvernement caquiste de François Legault réclamaient l’équivalent pour le Québec, proportionnel au poids du secteur des pêcheries dans la province. Le premier ministre François Legault était à l’usine La Crevette du Nord Atlantique de L’Anse-au-Griffon le 17 décembre pour l’annonce. Questionné sur l’importance qu’il accordera aux pêcheries, il a fait un lien avec son engagement en faveur des entreprises. «Il est temps que les pêcheurs et les agriculteurs soient vus comme des entrepreneurs, au même titre que ceux dans l’aéronautique», a-t-il déclaré. Le premier ministre faisait sa première visite en Gaspésie depuis août 2017, lui qui n’avait pas mis les pieds sur la péninsule pendant la campagne électorale. TRAVAIL DÉJÀ AMORCÉ Les modalités du Fonds des pêches du Québec ne sont pas encore établies. Un comité conjoint fédéral-provincial s’y attelle, a indiqué le ministre André Lamontagne. «L’objectif est que ce soit en route pour le 1er avril. Le travail va très bien.» Le Fonds vise à accroître la productivité et la compétitivité des entreprises, à renforcer leur capacité à s’adapter et à   accroître la notoriété des produits québécois. Il pourra notamment financer la recherche et le développement d’innovations, l’amélioration de technologies, processus ou équipements, ou encore des partenariats scientifiques pour améliorer la compréhension des changements climatiques. Pêche Impact a demandé au ministre Lamontagne s’il appuyait le plan 2018-2025 pour les pêches et l’aquaculture   commerciales, présenté par son prédécesseur libéral Laurent Lessard au printemps dernier. «Je souscris aux objectifs», a-t-il répondu, tout en admettant vouloir maîtriser davantage tout le contenu du document. Le plan prévoit notamment que d’ici 2025, Québec investisse 200 millions de dollars dans les secteurs de la capture, de la transformation et de l’aquaculture, dont 80 millions en provenance du MAPAQ. M. Lamontagne n’a pas voulu s’engager sur ces sommes en particulier. «Je vais devoir vous revenir là-dessus», a-t-il dit. Questionné sur les besoins des pêcheurs et des transformateurs pour se préparer au retour du sébaste, le ministre a répondu que le Fonds des pêches du Québec pourrait servir à cette fin. Il s’est dit conscient de la nécessité de conserver les parts historiques du Québec pour cette espèce. «On veut s’assurer qu’on travaillera avec la même sorte de quotas en 2020», soit quand la pêche pourrait reprendre, a-t-il déclaré. Ses solutions pour la pénurie de main-d’œuvre? «Des miracles, il n’y en a pas. La main-d’œuvre étrangère est vue comme une panacée mais, il faut aussi faire certains changements pour que la main-d’œuvre travaille plus longtemps sans être pénalisée.» Des mesures fiscales pourraient permettre aux travailleurs âgés de prendre leur retraite plus tard, ou de façon progressive, sans conséquences négatives au plan de l’impôt, a-t-il expliqué en substance. «Le travail a commencé sous M. Leitão [ex- ministre libéral des Finances], ça pourrait être une source de main-d’œuvre pour les régions, mais c’est un dossier complexe.» Pêche Impact a fait remarquer au ministre Lamontagne que son gouvernement n’avait nommé aucun adjoint parlementaire aux Pêches, rompant ainsi avec la   tradition. «Ce n’est pas venu à mon attention», a réagi M. Lamontagne. «Si je vois que je manque de bras, je vais aller me chercher des bras. J’ai plusieurs conseillers dans mon équipe, dont un pour les pêches», a-t-il affirmé. Les fonctionnaires du MAPAQ sont là pour traiter les dossier, ajoute-t-il. «Le domaine des pêches ne sera pas en reste», a promis le ministre. L’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP) souhaite que le ministre pilote les changements nécessaires à la loi afin d’augmenter le nombre de régisseurs à la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Ce changement permettrait de réduire le délai pour rendre des décisions en cas de désaccord sur un plan conjoint, délais qui s’étirent souvent sur plusieurs mois. «Vous apportez ça à mon attention», a réagi M. Lamontagne. Il n’a pas garanti que la loi serait modifiée au cours de son mandat. Toutefois, il affirme que le premier ministre Legault martèle une consigne : «s’attaquer aux délais indus, dans chacun des secteurs», pour les entrepreneurs. L’ajout de régisseurs serait en droite ligne avec ce mot d’ordre, souligne M. Lamontagne. Le nouveau ministre admet qu’il a peu d’éléments dans son CV sur le domaine des pêches, outre un emploi pour Pêches et Océans Canada, en 1981 et 1982, alors qu’il était étudiant universitaire. Il estime pouvoir combler cette lacune : «Je suis curieux, j’écoute beaucoup et je ne dors pas trop sur la "switch"», lance-t-il. M. Lamontagne affirme que le congrès de l’AQIP, du 22 au 24 janvier, est «à son agenda». ACTUALITÉ – Volume 31,5 – Décembre 2018 – Janvier 2019

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À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

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