L’ÉPAQ connaît une autre bonne année, mais souhaite que son financement soit ajusté

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Les demandes d’admission se maintiennent en vue de la prochaine rentrée dans les programmes spécialisés de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ), à Grande-Rivière, où l’on respire mieux depuis que Québec a confirmé son statut, l’automne dernier. Pour assurer l’avenir de l’École, le gouvernement devra aussi ajuster son financement pour tenir compte, notamment, du grand nombre de formations offertes à de petites cohortes, indique le plan de développement 2017-2020 de l’institution.

L’ÉPAQ a reçu 74 demandes à l’issue du premier tour d’admission le 1er mars, comparativement à 82 l’an dernier. «On a une légère baisse, mais c’est attribuable au nombre d’étudiants en Tremplin DEC», explique la directrice de l’École, Isabelle Jalbert.

Les étudiants en Tremplin DEC sont principalement des jeunes de la MRC Rocher-Percé qui commencent leur parcours collégial près de chez eux. Les postulants pour cette option sont passés de 26 l’an dernier à seulement 15 cette année.

Trois des quatre programmes spécialisés de l’ÉPAQ pourront démarrer de nouvelles cohortes, soit le DEP en Pêche professionnelle, celui en Mécanique marine ainsi que trois des modules du DEC en Aquaculture offerts en présence et en formation à distance : Élevage des poissons d’eau douce, Gestion de l’entreprise et optimisation des systèmes de production et Production de juvéniles marins en recherche et développement.

Treize étudiants français, comparativement à dix l’an dernier, ont déposé une demande pour étudier en aquaculture à Grande-Rivière. Au terme d’une année d’études au Québec, ils pourront ajouter un diplôme québécois à leur BTS français.

Ce type d’échange avec des écoles étrangères pourrait éventuellement s’étendre à d’autres pays. L’ÉPAQ s’implique au sein du Regroupement des écoles de pêche francophones, qui compte une trentaine d’établissements d’Afrique, du Canada et de la France, et dont Mme Jalbert est la présidente.

La formation collégiale en Transformation des produits aquatiques demeure suspendue, faute d’étudiants, mais l’ÉPAQ n’a pas jeté l’éponge, indique Mme Jalbert. «Une réflexion est amorcée avec l’industrie. Il y a des besoins en main-d’œuvre. Notre objectif est de bien adapter notre formation», dit-elle. La formation à distance et séparée en modules ne suffit pas à attirer des étudiants dans ce programme. Parmi les scénarios pour le relancer, l’ÉPAQ songe à offrir une attestation d’études collégiales, plus courte qu’un DEC.

Le deuxième tour d’admission, qui prend fin le 1er mai, n’était pas encore complété au moment d’écrire ces lignes.

FORMATION CONTINUE

L’ÉPAQ connaît une «très bonne année» en 2017-2018 pour la formation continue, indique Mme Jalbert. Elle devrait être aussi active que l’année dernière, alors que 1 166 personnes avaient bénéficié d’un total de 3 067 heures de formation continue.

La formation de Capitaine de bâtiment de pêche, Classe IV, s’est notamment donnée à l’ÉPAQ, mais aussi à Havre-Saint-Pierre et à Tête-à-la-Baleine. Plusieurs formations de courte durée, dont Fonctions d’urgence en mer et Radiotéléphonie, ont aussi été dispensées. Des formations en transformation étaient également en cours à l’ÉPAQ au moment d’écrire ces lignes le 23 avril.

L’ÉPAQ vise à offrir 3 500 heures de formation par année, un objectif qu’elle avait dépassé en 2013-2014 avec plus de 4 000 heures de formation, et presque atteint les deux années suivantes.

STATUT RECONNU

Par ailleurs, en novembre dernier, l’École a vu son statut reconnu par Québec pour les trois prochaines années, ce qui est accompagné de garanties de financement. Ces dernières années, son statut était reconduit un an à la fois. «La pérennité de l’École n’est plus en jeu […] Ça donne une certaine sécurité. Il y avait une inquiétude chez les employés. Ils peuvent maintenant mieux se mobiliser pour déployer notre plan de développement», commente Mme Jalbert.

L’ÉPAQ a atteint le creux de la vague en 2013-2014, alors que seulement six nouveaux étudiants s’étaient inscrits dans ses programmes spécialisés. Québec avait alors demandé un plan de relance. Ce nombre de nouveaux inscrits avait augmenté à 70 à la rentrée 2016.

Pour l’année 2017-2018, une centaine d’étudiants étaient inscrits à l’ÉPAQ. L’École compte entre 40 et 50 employés, selon les saisons.

PLAN DE DÉVELOPPEMENT

Le plan de développement 2017-2020 de l’ÉPAQ, qui synthétise les actions entreprises, leurs résultats, les défis pour l’avenir et les mesures à prendre ou à poursuivre, indique que l’École continuera de tabler sur le Bureau école-industrie pour consulter l’industrie en continu et ainsi ajuster son offre de formation. Elle maintiendra aussi la formation à distance qui permet aux étudiants de rester dans leur milieu de vie et à l’ÉPAQ de se positionner sur l’ensemble du territoire québécois.

L’enseignement en aquaculture, offert en modules et en formation à distance, est un exemple du succès de cette méthode, qui a permis d’augmenter le nombre de 2 demandes d’admission en 2010 à celui de plus de 40 à l’automne 2016.

Le seuil critique de sept étudiants imposé par le ministère de l’Éducation, pour certains programmes, afin de démarrer une cohorte et être financée demeure une contrainte, note l’ÉPAQ dans son plan, alors que dans le contexte qu’une partie de la clientèle est peu mobile, dispersée sur un vaste territoire et a des besoins en formation très précis.

L’ÉPAQ doit aussi puiser dans son budget de fonctionnement pour développer des formations sur mesure, au détriment d’investissements dans la formation initiale. Vu les compressions imposées au cégep ces dernières années, cette façon de faire ne sera plus possible, avertit l’ÉPAQ.

Dans un contexte de rareté de main-d’oeuvre et d’expertise, l’ÉPAQ travaille en collaboration avec Merinov pour combler certains besoins.

L’École doit aussi maintenir des infrastructures nombreuses, qui incluent un simulateur de navigation, un bateau-école et une usine-pilote de développement des produits marins. «Les budgets [d’équipement] sont liés au nombre d’étudiants inscrits dans les programmes du régulier. Cependant, il est obligatoire de conserver un parc d’infrastructures aux normes et fonctionnel dans l’éventualité du redémarrage des formations», note le plan.

Grâce aux efforts de promotion de l’ÉPAQ, le nombre d’étudiants de l’extérieur de la Gaspésie est passé de 19 % en 2014-2015 à 28 % en 2016-2017. «Les efforts de l’ÉPAQ ne peuvent toutefois porter tous leurs fruits sans une campagne nationale de valorisation de l’industrie menée par l’ensemble des intervenants», insiste l’École.

L’institution a besoin d’un financement récurrent, ce qu’elle a obtenu. Toutefois, elle exige aussi un financement ajusté pour tenir compte du grand nombre de formations offertes à des petites cohortes, de l’importance de la formation sur mesure, à la grandeur du territoire québécois, et de la nécessité de conserver des équipements de pointe, argue l’ÉPAQ dans son plan.

 

FORMATION – page 36 – Volume 31,2 – Avril-Mai 2018

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À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

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