Les homardiers madelinots souhaitent une gestion différente pour la morue et le flétan atlantique

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Le Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles (RPPCÎ) revendique un accès à une pêche de subsistance à la morue. Son président, Charles Poirier, explique qu’elle se veut différente de la pêche récréative ouverte à tous, dont les captures sont limitées à cinq par jour par personne. Les pêcheurs commerciaux veulent l’autorisation de pêcher l’équivalent d’un panier de poissons par jour. «Une pêche de subsistance pour aller chercher notre morue d’hiver, précise monsieur Poirier. Un panier qui donne une trentaine de morues chaque, par jour de pêche.» De plus, les pêcheurs de homard membres du RPPCÎ veulent désormais avoir l’autorisation de garder leurs prises accidentelles. «Si tu captures des prises accidentelles de morue comme il se fait dans nos cages - on peut capturer des journées de cinq, de six morues - puis on est obligés de les jeter à l’eau. On n’a pas le droit de les rapporter. Ça fait que nous, on mise sur une pêche de subsistance, que si on capture de la morue dans nos cages, dans nos casiers, bien qu’on puisse l’apporter pour consommation personnelle.» La pêche récréative à la morue est ouverte du 1er août au 1er septembre. Charles Poirier précise que la pêche de subsistance souhaitée par ses membres s’étendrait aux mois de septembre et d’octobre. FLÉTAN ATLANTIQUE NON COMPÉTITIF D’autre part, le RPPCÎ propose une nouvelle formule de gestion du flétan atlantique, pour mettre fin à la pêche compétitive qui ne dure qu’une dizaine d’heures. Il souhaite un partage équitable de la ressource entre tous les détenteurs de permis qui s’inscriraient à l’intérieur d’un délai donné. De l’avis du président du Rassemblement, cette approche favoriserait un étalement de la pêcherie et des opérations plus sécuritaires. «Et ça va amener du flétan atlantique aux Îles pendant une longue période. Là, on ne sait pas la manière que ça se fera, mais il va y avoir du poisson pour au moins la saison touristique et échelonné sur deux, trois mois de pêche.» Le hic, poursuit monsieur Poirier, c’est que cette proposition se bute à la volonté de Pêches et Océans d’allouer une part historique de 50% du contingent des Îles à une minorité de 18 des 160 détenteurs de permis à engins fixes du territoire. Le RPPCÎ veut que la question soit tranchée par référendum. «Nous autres, on ne veut plus aller s’asseoir à la table pour négocier pour l’historique, dit-il. S’il faut aller s’as-seoir pour l’historique, nous autres on ne participe pas. Nous autres, on veut une pêche responsable.» De son côté, le Ministère ne veut pas commenter. Il se limite à dire que les parties seront convoquées en début d’année. Notons que la saison dernière, le contingent de 74 tonnes de flétan des Îles a été dépassé de 43 tonnes. Et, à moins d’un changement de régime de gestion, ce dépassement devrait être réduit du quota 2017, en vertu du principe de conciliation de quota. GESTION – page 22 – Volume 30,1 – Février-Mars 2017

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux

Hélène Fauteux, journaliste et coordonnatrice de la salle des nouvelles de CFIM, la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine depuis 29 ans. Je collabore à Pêche Impact depuis les premières heures du journal. Diplômée de l'Université Concordia, à Montréal, où je me suis spécialisée en presse électronique, au sein des facultés de communication et de journalisme. J’ai fait mes premières armes dans la presse écrite pendant mes études, au Canada français, à l'hebdo du Haut-Richelieu. Depuis j’habite dans l'archipel madelinot où elle j’ai épousé un pêcheur de homard et j’ai développé une solide expertise du secteur des pêches et de la mariculture, épine dorsale de l'économie locale.

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