L’usine 4.0 : les nouvelles technologies au service de la transformation des produits marins

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Beaucoup d’usines québécoises de transformation des produits marins ont automatisé leur production au cours des dernières années. Elles devront franchir une étape supplémentaire pour rester concurrentielles : le virage de l’usine 4.0, un concept sur lequel travaille Merinov, le centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec. Le 4.0 fait référence à la quatrième révolution industrielle qui est en cours, explique Adrien Boréla, chercheur industriel chez Merinov. «La première, c’était la machine à vapeur, la deuxième, l’électricité et la troisième, l’automatisation et la robotisation. La quatrième, c’est la connectivité entre les équipements.» «Sur des équipements plus ou moins automatisés, on va peut-être ajouter des capteurs. Les informations saisies seront transmises par cellulaire pour intégrer la gestion», illustre-t-il. Les gestionnaires connaîtront l’état et les performances de leurs équipements en détail et rapidement, ce qui leur procurera certains avantages. «On parle de productivité, mais aussi de sécurité alimentaire. S’il y a un problème de bactérie, il faut poser des actions rapidement», illustre M. Boréla. Le travail de Merinov consiste à défricher le terrain pour les industriels. «Les technologies sont disponibles, mais pas nécessairement adaptées. L’usine 4.0 est un concept; notre travail consiste à l’imager. Les industriels pourront dire : ça ressemble à ça, mais moi, j’ai juste besoin de cette solution technologique», explique le chercheur. «Nous allons dresser un portrait des solutions technologiques disponibles, avoir des projets-pilotes dans les usines pour tester les concepts. On va tenir un forum fin 2018 pour présenter les résultats», ajoute M. Boréla. Trois employés de Merinov œuvrent au projet et l’organisme travaille à en recruter d’autres. «Pour appuyer la démarche, on est allés chercher d’autres centres de recherche, comme le CIMEQ [Centre     d’innovation en microélectronique du Québec], le Mécanium [centre d’innovations en mécanique industrielle] et l’Institut technologique de maintenance industrielle à Sept-Îles. Tous ces partenariats rassurent les industriels. Merinov ne s’improvise pas expert, mais va chercher l’expertise», explique M. Boréla. Beaucoup d’usines québécoises ont investi pour automatiser leurs équipements ces dernières années. «Ce qui s’est fait n’est pas perdu. On part de ces bonnes bases pour aller plus loin», indique le chercheur. «Au plan mondial, avec la compétition, [les industriels] cherchent toujours à être des leaders. Ils essaient de garder leur avance technologique. C’est de plus en plus difficile.» La transition vers l’usine 4.0 peut aider à pallier la pénurie de main-d’œuvre, estime M. Boréla. Si elle prend ce virage, l’industrie aura besoin d’autant d’humains, mais ils travailleront moins dur physiquement. «On vient enlever un peu le côté pénible de la tâche. Ça peut rendre les emplois plus attractifs. Les environnements des usines peuvent être très agressifs. Par exemple, des gens qui transportent des boîtes peuvent trouver ça lourd. On peut imaginer des exosquelettes qui les aident à les porter.» Le directeur général de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, Jean-Paul Gagné, reconnaît que ses membres n’auront pas le choix de prendre le virage 4.0 s’ils veulent rester concurrentiels. «Certains sont proches de ça, d’être reconnus comme Manufacturiers innovants», remarque-t-il. INNOVATIONS – page 10 – Volume 31,1 – Février-Mars 2018

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À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

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