Pêche au homard au sud-ouest de la Nouvelle-Écosse : les perspectives économiques sont bonnes

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Les pêcheurs de homard des zones 33 et 34 du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse sont optimistes en ce début de saison 2016-2017; du moins, selon Hubert Saulnier de Metegan. Ce capitaine du Lindy Dawn compte au nombre des 1 500 détenteurs de permis qui ont pris la mer, comme le veut la tradition, à la fin novembre.

La mise à l’eau des cages, qui se fait habituellement le dernier lundi du mois, a toutefois été repoussée d’une journée à cause du mauvais temps. Monsieur Saulnier note que ses confrères de Digby et de Grand Manan, où la pêche a commencé un peu plus tôt, recevaient alors entre 6,25 $ et 6,50 $ la livre. «L’an passé, on a commencé à 6,25 $ et on a fini à 6 $, indique monsieur Saulnier. Ça fait que le prix est agréable, tu sais; c’est comme l’an dernier. Si le prix reste le même, c’est parce que le marché est encore bon.»

Hubert Saulnier constate toutefois que les captures sont en baisse dans la zone 35, par rapport à pareille date l’an dernier. Il dit que c’est la même chose du côté du Maine. «Probablement que ce ne sera pas tout à fait si bon que l’an dernier sur les prises, prévient ce loup de mer de 47 ans d’expérience. Mais les prises, l’an dernier, étaient exceptionnelles. Ça fait que si les prises sont normales, ça c’est correct.»

LA DEMANDE EST FORTE

Pour sa part, Stewart Lamont, directeur général de Tangier Lobster, une entreprise de la banlieue de Halifax, confirme que la saison s’annonce prometteuse. Il fait remarquer que la demande est toujours forte en Europe et en Asie, où son entreprise exporte jusqu’à 80% de ses volumes de crustacés vivants. Selon monsieur Lamont, il y a même une croissance asiatique constante, là où se trouvent des opportunités de niche tant en Chine qu’en Corée, qu’à Taïwan, qu’au Viet Nam et qu’en Malaisie. «On peut obtenir de 50 sous à un dollar la livre de plus à Beijing qu’à Vancouver», précise-t-il.

Quant au prix payé à quai, il est supérieur à la normale depuis un an et demi, souligne monsieur Lamont. L’acheteur néo-écossais croit qu’il a atteint un plateau, et qu’il devrait donc rester stable au cours de l’hiver.

De plus, Stewart Lamont croit que le   retour à la normale de la température de l’eau, par rapport aux écarts enregistrés l’an dernier, favorisera la qualité du produit. Le dirigeant de Tangier Lobster rappelle que le réchauffement tardif de l’eau à l’été 2015 avait entraîné un décalage de la mue, qui se fait habituellement en septembre. «L’an dernier, c’était horrible, dit-il. Nous avions des approvisionnements qui nous arrivaient avec 40% et même 50% de carapace molle. C’était la pire situation qu’on n’avait jamais vue en 45 ans!»

La pêche au homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse se prolonge sur six mois, jusqu’à la fin mai. La zone 34 compte à elle seule pour près du quart des prises totales de l’Amérique du Nord.

CONCERTATION

D’autre part, les homardiers du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse ont tenu un forum de discussions en septembre; un événement marquant en cela qu’ils sont réputés être désorganisés. Leurs discussions ont porté sur des préoccupations communes, comme la production d’électricité par des turbines en mer ou encore l’indépendance des flottilles.

UNIFICATION DES VOIX

Le directeur général de l’Union des pêcheurs des maritimes, Christian Brun, se félicite de ce que l’exercice marque un premier pas vers une meilleure unification des voix. «C’est une grande partie des pêches du homard de l’Atlantique qui sont pêchées par ces pêcheurs-là, dit-il, donc évidemment, ils ont une grande importance sur les décisions qui se font pour l’industrie. Et, puisqu’il est plutôt fractionné, ce groupe de pêcheurs-là, bien, ça cause des ennuis chaque fois qu’on veut avancer ou faire des progrès.»

Le sud-ouest de la Nouvelle-Écosse compte plus de 1 700 homardiers, mais au moins la moitié des pêcheurs présents au forum n’est membre d’aucune association, relève pour sa part le directeur général du Conseil canadien du homard, Geoff Irvine. Il croit, lui aussi, que la rencontre leur a permis de comprendre que l’union fait la force. «L’ensemble de cette industrie devient de plus en plus compliqué, fait remarquer monsieur Irvine; sur l’eau, dans le marché, dans les usines, dans tous les sens, et je pense qu’ils réalisent qu’ils ont besoin de travailler ensemble.»

On se rappellera qu’un groupe de trois experts indépendants recommandait à l’industrie du homard de la côte est canadienne, il y a trois ans, de mieux se structurer au sein d’organisations provinciales reconnues afin d’améliorer son sort. L’étude avait été commandée par les ministres des Pêches de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l’Île-du-Prince-Édouard, pour trouver des solutions à l’effondrement des prix payés à quai.

L’ATLANTIQUE – page 24 – Volume 29,6 – Décembre 2016 – Janvier 2017

 

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux

Hélène Fauteux, journaliste et coordonnatrice de la salle des nouvelles de CFIM, la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine depuis 29 ans. Je collabore à Pêche Impact depuis les premières heures du journal. Diplômée de l'Université Concordia, à Montréal, où je me suis spécialisée en presse électronique, au sein des facultés de communication et de journalisme. J’ai fait mes premières armes dans la presse écrite pendant mes études, au Canada français, à l'hebdo du Haut-Richelieu. Depuis j’habite dans l'archipel madelinot où elle j’ai épousé un pêcheur de homard et j’ai développé une solide expertise du secteur des pêches et de la mariculture, épine dorsale de l'économie locale.

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