Retour sur l’aquaculture Canada 2018

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Représenté par une importante délégation, Merinov a contribué activement au congrès Aquaculture Canada 2018 qui se déroulait à Québec du 27 au 30 mai. Éric Tamigneaux et Nicolas Toupoint ont présidé et coprésidé respectivement les sessions sur les algues et les bivalves. Toutes les conférencières, Marie Lionard, Isabelle Gendron-Lemieux, Tamara Provencher et Karine Berger ont aussi eu l’occasion de présenter l’avancement de leurs travaux. De nombreux chercheurs étaient réunis à cet événement afin de présenter les dernières recherches et tendances en aquaculture. Les sujets couverts étaient majoritairement en lien avec la pisciculture, l’algoculture, les mollusques et des approches qui gagnent en popularité telle l’aquaponie. Voici quelques éléments qui ont particulièrement retenu l’attention des représentants de Merinov. LA RARETÉ DE LA MAIN-D’ŒUVRE Durant les cinq dernières années, les statistiques de l'aquaculture mondiale montrent que la croissance de l'industrie aquacole stagne dans les pays occidentaux alors qu'elle continue d'augmenter dans ceux de l’Asie. Or, les volumes débarqués par la pêche déclinent tandis que la demande sur les marchés reste élevée. La raison de la stagnation de l'industrie maricole est attribuable à différents facteurs, notamment les prix bas, la législation contraignante (attribution de nouveaux sites) et d’importantes difficultés de recrutement de la main-d’œuvre. Au Canada, la pénurie d’employés est telle qu’il est estimé que 10 % des besoins ne sont pas comblés. Le problème s'aggravera dans les années à venir, car un doublement des volumes de production est anticipé d'ici dix ans. Donc, les entreprises canadiennes, surtout celles qui font l’élevage des salmonidés, devront adapter leurs pratiques de gestion des ressources humaines et de recrutement. Une analyse des besoins en ressources humaines des entreprises d'aquaculture et de l'offre de formation est déjà en cours à Terre-Neuve. UNE NOUVELLE APPROCHE DANS LA CULTURE SIMULTANÉE D’ESPÈCES COMPLÉMENTAIRES Scientifique de renom, Thierry Chopin a affirmé que malgré ses efforts des dix dernières années, les grandes entreprises de la salmoniculture ne sont pas prêtes à mettre en œuvre, à l'échelle commerciale, les principes de l’aquaculture multitrophique intégrée (AMTI) qui est la culture simultanée de diverses espèces complémentaires de poissons, mollusques et plantes marines dans une approche équilibrée, intégrée et durable. La perception persiste que l’AMTI nécessite une gestion trop complexe, par exemple, en ce qui a trait au suivi des différents cycles de croissance. Le chercheur préconise une toute nouvelle approche. Au lieu de cultiver trois ou quatre espèces différentes complémentaires sur le même site, il suggère de les répartir sur des sites distincts, mais dans une même zone. Dans une baie, la gestion intégrée des zones d'aquaculture s’exprimerait par les bivalves en aval des poissons, et les algues en aval des moules. LA RECIRCULATION EN AQUACULTURE Les systèmes d’aquaculture en recirculation (RAS) demeurent un sujet d’actualité et d’intérêt. Il y a des tentatives de rapprocher les fermes d'élevage des marchés, de l’aquaculture urbaine. Toutefois, les RAS restent complexes à opérer et manquent de standardisation. Il est recommandé de sélectionner les systèmes les plus simples et les plus stables qui exigent le moins de suivi de la part du personnel. Il est suggéré de faire en sorte d'avoir le plus de cohortes différentes de poissons en même temps dans le RAS. Ainsi, les variations de charge sont réduites et aident à stabiliser le système. Le bassin rectangulaire Raceway, ou bassin couloir, est à privilégier plutôt que celui qui est circulaire. Ce modèle facilite beaucoup les opérations de manipulation des poissons comme le tri et la récolte par le personnel. Par contre, les bassins rectangulaires sont moins performants en matière d'élimination des déchets solides sédimentables. Un haut taux de renouvellement de l'eau dans ces bassins permet de maintenir une bonne qualité d'eau. L’ALGOCULTURE DURABLE Un regroupement de chercheurs européens, Réseau européen Phycomorph, a réalisé une synthèse des connaissances afin d'élaborer des lignes directrices pour le développement d'une algoculture durable. Cette initiative préviendra les mauvaises expériences pouvant nuire de façon considérable à cette industrie émergente en Europe : l’introduction d'espèces indésirables, le développement et la propagation de maladies, l’atteinte à l'intégrité génétique des populations locales, etc. L’Université de Caen Normandie a aussi présenté ses résultats d’essais de culture de laminaires et d’activités de transfert technologique aux ostréiculteurs pour diversifier leur production. Des efforts sont en cours pour maîtriser la culture de Palmaria palmata et Porphyra sp. Par Stéphanie Pieddesaux, gestionnaire du secteur aquaculture chez Merinov, et Éric Tamigneaux, chercheur industriel chez Merinov et enseignant au Cégep de la Gaspésie et des Îles RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT – page 22 – Volume 31,3 – Juin-Juillet-Aout 2018

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À propos de l'auteur : 

Stéphanie Pieddesaux
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