Seabiosis récolte ses premières laminaires

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L’entreprise de production et de transformation d’algues Seabiosis, une nouvelle venue en Gaspésie, a récolté ses premières laminaires ce printemps. Les consommateurs de la région devraient pouvoir goûter leurs premiers produits transformés, en petite quantité, dès cet été. Pêche Impact s’est arrêtée à l’usine-pilote de l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec (ÉPAQ), le 8 juin, alors que trois employés saisonniers de Seabiosis s’affairaient à trier et à préparer les algues récoltées. Seabiosis est un trio d’entrepreneurs. Élisabeth Varennes a complété un doctorat en biologie marine en lien avec la culture de la moule. Son conjoint Sébastien Brennan-Bergeron est un enseignant au secondaire, qui a eu envie de changer de carrière et de devenir entrepreneur. Leur associé Vincent Coderre, néogaspésien comme les deux autres, possède une formation universitaire en administration. Ils ont choisi les algues parce que «c’est la plus grosse aquaculture au monde en termes de production, mais c’est concentré en Chine […]», explique M. Brennan-Bergeron, directeur de la production. Ça ne se faisait pas encore ici, mais on savait que Merinov y travaillait. On a vu toutes les possibilités de produits. On remarque que les gens cherchent de plus en plus à manger des choses originales et bonnes pour la santé. Seabiosis a acheté des plantules de l’écloserie de Fermes marines du Québec, à Newport. L’entreprise les a mises en culture l’automne dernier dans la baie de Cascapédia, sur trois filières de 145 mètres. Les installations appartiennent à la Ferme maricole du grand large, un éleveur de moules et d’huîtres. «On loue son temps, son bateau, ses filières et son expertise», indique M. Brennan-Bergeron. La récolte de ce printemps, échelonnée du 29 mai au 20 juin, a été décevante, selon l’entrepreneur. Le rendement sur les deux premières filières a été six fois moindre (en poids) que prévu. La troisième filière, la dernière récoltée, a subi des ravages. «Il y avait des endroits où les algues manquaient, et des algues endommagées», décrit-il. Au total, «les quantités récoltées sont largement en deçà de ce qu’on pensait avoir. Disons que cette année de récolte a été très riche en apprentissages mais très pauvre en rendement […]. Ce n’est pas une catastrophe, parce qu’on est là pour faire de la recherche et du développement cette année. C’est mieux que ça arrive maintenant que dans cinq ans.» Monsieur Brennan-Bergeron a déjà des pistes de solution sur la marche à suivre pour la prochaine saison. «On était en retard pour la mise à l’eau en 2016. On l’a faite à la mi-novembre plutôt qu’en octobre. On veut les mettre à l’eau plus tôt l’an prochain. On n’a pas pu les remonter [près de la surface] en mai à cause des inondations. Il y avait un danger qu’elles soient endommagées par des souches, ou que des cloques se forment à cause de l’eau douce.» Le gros de la croissance des algues mises en culture à l’automne a lieu entre mai et juin, grâce à l’abondance de lumière. Seabiosis a transporté les algues récoltées au large de New Richmond à l’usine-pilote de l’ÉPAQ, à Grande-Rivière. Trois employés ont transformé les algues, «l’action-clé» de Seabiosis, dit M. Brennan-Bergeron. L’entreprise prépare son «produit de base», des algues blanchies et surgelées, avec les plus grosses algues. D’autres produits transformés seront offerts, mais le directeur de la production est avare de détails pour l’instant : «On veut offrir des produits de plaisir. On fait des chips d’algues assaisonnées. On a une recette arrêtée, qui a eu un franc succès auprès d’un groupe de 30 personnes. On a d’autres produits orientés vers le simple, le savoureux, le surprenant.» Seabiosis veut valoriser l’ensemble de ses algues. Le stipe (la tige) pourra servir, par exemple, de fertilisant. L’entreprise commercialisera ses algues en Gaspésie cette année, surtout dans la Baie-des-Chaleurs, où résident les associés. Elles seront vendues directement aux consommateurs, vues les petites quantités récoltées. «On veut faire des marchés publics, des dégustations», dit M. Brennan-Bergeron, qui invite les intéressés à le contacter via les médias sociaux ou le site Web de Seabiosis, qui devrait être accessible au début de juillet. La phase de faisabilité, en cours, coûte 200 000 $, incluant le temps investi par   les entrepreneurs. Une fois cette étape complétée, Seabiosis souhaite investir plus de 500 000 $ pour implanter une usine, probablement à New Richmond, et mettre en marche une production de plus grande envergure. Une fois cette première phase d’investissement passée, Seabiosis souhaite embaucher «trois à dix employés, selon la saison, produire plusieurs tonnes d’algues par an et vendre cinq à dix produits dans les grandes villes de l’Ontario et du Québec», décrit M. Brennan-Bergeron. Pourquoi avoir choisi des algues de culture, et non des algues sauvages? «C’est plus écoresponsable que de retirer des algues du milieu. On sait où elles ont poussé, quel âge elles ont, on peut prévoir les quantités. Elles sont plus minces que les algues sauvages et cette minceur-là est parfaite pour les produits qu’on veut préparer», explique le directeur de production. MARICULTURE – page 18 – Volume 30,3 – Juin-Juillet-Aout 2017

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À propos de l'auteur : 

Geneviève Gélinas

Geneviève Gélinas travaille comme journaliste pour Graffici et à la pige principalement pour Le Soleil et The Spec. Elle se fait un plaisir de plonger dans le monde des pêches et de l’aquaculture plusieurs fois par année pour le compte de Pêche Impact. Elle s’est fixée à Gaspé pour de bon en 2002, après des études à l’Université de Montréal où elle a complété un certificat en journalisme et un baccalauréat en musique. Née et élevée à Yamachiche en Mauricie, rien ne la destinait à faire sa vie en Gaspésie, sinon des racines à Mont-Louis côté maternel. Elle a débarqué ses bagages à Gaspé, en 2002, et ne les a plus refaits depuis, sinon pour voyager avec son conjoint et leurs deux jeunes Gaspésiens, de souche ceux-là!

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