Un bilan des plus positifs pour Viviers-conseils

À la une, Actualités, Nouvelles, Pêche, R&D
0
Merinov, qui gère le Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) des pêches du Cégep de la Gaspésie et des Îles, dresse un bilan des plus positifs de la deuxième année d’activités de Viviers-conseils. Le service d’innovation vient en appui à l’industrie du homard, entre autres, par la modernisation des installations de conservation de homards vivants en viviers. L’an dernier, l’équipe d’une dizaine d’experts a répondu à un nombre plus élevé d’entreprises en fournissant davantage de services. En effet, quelque onze usines de transformation, quasi le double de 2016-2017, ont bénéficié notamment, de propositions de scénarios d’optimisation adaptés à leur production, de transfert technologique selon leurs problématiques identifiées, de suivis de l’état de la qualité du homard précommercialisable et d’accompagnement pour l’implantation de système d’automatisation. UN SERVICE NÉ D’UN PARTENARIAT Viviers-conseils a été mis sur pied grâce à un partenariat d’innovation entre Cap Dauphin Fishermen’s Cooperative et Merinov. Ces derniers ont été finalistes dans la catégorie partenariat technologique lors du 27e Gala des Prix Innovation de l’ADRIQ en novembre dernier. Même s’ils n’ont pu mettre la main sur un prix, leur participation à cet événement d’envergure aura certes été une vitrine exceptionnelle pour Viviers-conseils. Inspiré de cette collaboration, le service répond à l’ensemble de l’industrie québécoise. Si par le passé les demandes des industries provenaient toutes de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, l’année dernière, l’équipe a été très heureuse d’agrandir son territoire en travaillant avec une entreprise de la Côte-Nord. DES PROJETS EN R ET D Lors de sa deuxième année d’existence, Viviers-conseils a mis en œuvre deux projets de recherche et développement. Financé par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, le projet Détermination des conditions optimales et du contrôle automatique de la contention du crabe des neiges vivant emploie une technologie développée pour les homards, mais adaptée au crabe. Ce projet, issu d’un partenariat avec le Centre de production automatisée et Fruits de mer Madeleine, diversifie l’offre du service d’innovation en traitant une espèce autre que le homard. Au Québec, il n’existe pas pour le moment d’installations pour la contention du crabe des neiges, qui se montre fragile et supporte mal les variations du milieu environnant. Pourtant, l’intérêt pour le commercialiser vivant y est. Quelle manne ce serait pour les entreprises s’il était possible de profiter au maximum de la saison de capture relativement courte de ce produit haut de gamme tout en conservant certaines quantités vivantes! Le projet a permis de faire le suivi des différentes variables physico-chimiques jugées importantes pour la survie du crabe des neiges afin de créer un modèle déterminant la durée de contention potentielle. De plus, il a déterminé plusieurs autres paramètres cruciaux pour la contention de longue durée : le temps de dégorgement nécessaire du crustacé, la densité de stockage idéale et le débit de renouvellement d’eau adéquat. Les retombées potentielles de ce projet de recherche et développement sont très élevées. L’augmentation de la période de contention du crabe des neiges pourrait engendrer le développement d’un nouveau marché. Le second projet en est un de contention prolongée du homard, et concerne l’optimisation des débits dans les viviers. Il reçoit le financement du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et se réalise en partenariat avec La Renaissance des Îles. Il vise à rendre nulle la concentration en ammoniaque non ionisée, qui compromet la survie du crustacé en vivier et affaiblit sa vivacité. Ainsi, la qualité du produit est optimale et le taux de survie du homard est augmenté. De ce fait, la contention peut se prolonger en vue d'une commercialisation ultérieure, et l’entreprise profite de la hausse du prix de juillet et d'août. À échéance, le projet stabilisera plusieurs emplois tout en prolongeant leur durée. Parmi les autres retombées escomptées figurent une augmentation du chiffre d'affaires annuel des entreprises et une diminution du coût de revient du homard. LE CERCLE VERTUEUX DES RETOMBÉES Le service enrichit la formation étudiante tout en ayant des retombées significatives sur la compétitivité des entreprises. Depuis sa création, des éléments de Viviers-conseils ont été insérés dans huit cours de la formation au régulier, dont six cours au campus des Îles et deux cours à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec. En 2017-2018, une quarantaine d’étudiants ont été joints par le biais de ces activités d’enseignement des plus enrichissantes lors des sessions d’automne et d’hiver. Par exemple, dans le cadre du cours Activité synthèse de programme du campus des Îles, les finissants en Sciences de la nature ont travaillé sur certaines problématiques des viviers pour les homards. Ils ont effectué la réalisation d’un mini-projet de recherche sur une session. Parmi ces travaux, des étudiants ont validé pour les usines de transformation si de nouvelles opérations causent du stress, chez le homard. Pour ce faire, ils ont vérifié les impacts des changements brusques de température de l’eau de mer; une problématique déjà soulevée par des industriels. Leurs résultats de recherche seront présentés au grand public lors de l’événement 24 heures de sciences, le 11 mai prochain, au campus des Îles. De plus, deux formations pour le service de la formation continue ont aussi été réalisées cette année, soit Diagnostic des paramètres mécaniques et biologiques de viviers et Potentiel de l’instrumentation et de l’automatisation des viviers. Elles ont été dispensées à des entreprises au courant de l’hiver 2018. SUR LES CHAPEAUX DE ROUE La troisième année de Viviers-conseils s’amorce à peine que des partenariats se consolident et de nouveaux se dessinent à l’horizon. Tout indique la poursuite de l’instauration d’une stratégie de commercialisation durable du homard vivant pour l’industrie québécoise. Rappelons que Merinov, qui gère le CCTT des pêches du Cégep de la Gaspésie et des Îles, a reçu près d’un demi-million sur cinq ans du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada pour le développement de Viviers-conseils. RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT – page 35 – Volume 31,2 – Avril-Mai 2018

300 X 250 Marindustriel
300 X 250 Kohler Marine
300 X 250 Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan
300 X 250 ZF
300 X 250 Techno Soude Marine
300 x 250 Trinav
300 X 250 Entreprises Léo Leblanc
300 X 250 Diesel-Bec
300 X 250 Raymarine
300 X 250 Desjardins
300 X 250 Pétroles Poirier
300 X 250 Polymos
300 X 250 Wajax Volvo Penta
300 X 250 Hydraunav
300 X 250 Wajax MTU
300 X 250 Mackay Marine

À propos de l'auteur : 

Marie-Eve Murray
marie-eve.murray@merinov.ca'

Nos partenaires

ÉPAQ
MAPAQ
AQIP
Comité sectoriel de main d'oeuvre des pêches maritimes

Abonnez-vous

Connexion des abonnés

Mot de passe oublié?

Réseaux sociaux

Nous Contacter

Journal Pêche Impact

167, Grande-Allée Est
Grande-Rivière (Québec) G0C 1V0

Téléphone : (418) 385-2126
Télécopieur : (418) 385-2888

Courriel : pecheimp@globetrotter.net