Exigence du livre de bord électronique : la presque totalité des homardiers madelinots s’y sont conformés

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Plus de 90 % des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine se sont conformés, en 2019, à l’exigence du livre de bord électronique. C’est l’estimation qu’en fait Cédric Arseneau, directeur de secteur au ministère des Pêches et des Océans (MPO), qui qualifie ce résultat de transmission de succès plus que satisfaisant.

Selon nos informations, huit pêcheurs fautifs ont reçu un avis de contravention. « Je ne commenterai pas les enquêtes, dit-il. Je sais qu’il y a eu des travaux par rapport à la conformité, mais je ne peux pas vous en dire plus », explique M. Arseneau.

Le président du Rassemblement des pêcheurs et des pêcheuses des côtes des Îles, Charles Poirier, ne cache pas qu’il comptait au nombre de ceux qui ont continué de remplir la version papier du livre de bord, officiellement abolie l’an dernier. Il en faisait une question de principe, lui qui revendiquait le libre-choix pour les aînés peu familiers avec les ordinateurs et les téléphones intelligents. « Mais le RPPCI n’est pas contre le journal de bord électronique; il était contre l’obligation. Et on sait que la flotte rajeunit et on sait qu’à l’heure actuelle 98 % des pêcheurs remplissent le livre de bord électronique. Ça fait que le RPPCI n’a pas le choix de suivre la tendance. D’ailleurs, pour 2020, le Rassemblement va arrêter de s’opposer au journal de bord électronique en encourager ses membres à suivre les règlements du MPO. »

Support des fonctionnaires

D’ailleurs, selon ce que confirme Cédric Arseneau, tous les capitaines les plus âgés de la flottille de homardiers de l’archipel ont, sans exception, transmis une version électronique de leurs données quotidiennes de pêche, en 2019. « En fait, ce dont on s’est assuré c’était que quand quelqu’un avait un enjeu spécifique par rapport à l’alphabétisation, on faisait tout ce qui était en notre possible pour trouver une solution, pour qu’il complète le journal de bord électronique. Et on a réussi, dans la totalité de ces cas-là, à trouver des solutions avec le réseau proche de la personne. Ça peut être son aide-pêcheur, ça peut être quelqu’un au quai, ça peut être sa conjointe; il y a comme plein de façons de solutionner ces questions-là, pour que les pêcheurs puissent répondre à nos exigences de façon transparente. »

D’autre part, un sondage de satisfaction mené auprès de tous les pêcheurs québécois assujettis au livre de bord électronique, révèle que le support des fonctionnaires du MPO leur est non seulement essentiel, il est aussi efficace. M. Arseneau indique qu’il a, à cette fin, des ressources disponibles en tout temps au bureau de Cap-aux-Meules. « On savait qu’il fallait supporter l’industrie dans sa démarche. C’est une mise en œuvre. Dès le départ, un, les utilisateurs doivent apprendre à utiliser le téléphone et aussi, après ça, le logiciel. On savait que le ministère devait s’inscrire dans cette démarche de pédagogie. Et quand un pêcheur nous arrivait et formulait une problématique, notre préoccupation était qu’il sorte d’ici avec une solution. Et ce qu’on constate, c’est que dans la majorité des cas on a été capable de trouver des solutions satisfaisantes pour une très, très grande majorité des cas. »

À ce propos, Cédric Arseneau admet que l’achalandage des pêcheurs au bureau du MPO a été très intense en début de saison. « Mais dès la deuxième semaine on avait vu une grosse diminution des demandes. Ça été quelque chose de continu à travers la saison, mais dès le premier « rush » de passé, c’était quelque chose qui roulait relativement bien. »

Continuité en 2020

Charles Poirier, quant à lui, déplore ce qu’il qualifie de ratés du système électronique de consignation des données de pêche. « Il y a des points positifs dans le journal de bord, comme il y a des points négatifs. Il y a encore le problème du signal, sur la Côte-Nord et à Anticosti en particulier, et le problème des communautés autochtones. Puis, on sait bien qu’on est encore seulement les pêcheurs du Québec qui le font à 100 %.  Alors pourquoi l’obliger à une place et ne pas l’obliger à l’autre? C’est le même Canada! »

En 2019, les pêcheurs de homard des Îles n’avaient accès qu’au livre de bord électronique JOBEL, conçu pour le compte du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie. Il s’agissait du seul logiciel certifié au pays, selon Cédric Arseneau. Le directeur du bureau du MPO à Cap-aux-Meules précise que le ministère est ouvert à considérer toute proposition pour une version alternative que pourrait lui soumettre le RPPCI ou toute autre organisation. « La certification des logiciels est ouverte à tout le monde. Alors, si quelqu’un souhaite faire certifier un logiciel de journal de bord électronique, il peut enclencher la démarche et rencontrer Pêches et Océans pour obtenir nos normes de certifications, et tout ça.»

Du reste, M. Poirier annonce qu’il amorcera le processus, cette année, afin de concevoir un journal de bord propre à son organisation. « C’est un nouveau dossier dans lequel le RPPCI s’engage pour application en 2021; on suit la volonté de nos membres. »

Entre temps, pour 2020, M. Arseneau assure que Pêches et Océans Canada continuera d’offrir un bon support à la clientèle, afin d’accompagner les pêcheurs dans leur recherche de solutions. Il dit que des mises à jour de l’application JOBEL sont également à prévoir, en fonction des nouvelles exigences ministérielles qui s’inscrivent dans un processus d’amélioration continue.

LES ÎLES-DE-LA-MADELEINE – page 15 – Volume 33,1 Février-Mars 2020

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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