mercredi, janvier 7, 2026
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Des hauts et des bas en matière de crevette, poissons de fond, mollusques, échinodermes et poissons pélagiques

Le portrait des «autres espèces», nommément la crevette, les poissons de fond, les mollusques et échinodermes, de même que les poissons pélagiques, est loin de suivre un parcours homogène, quand on regarde le bilan économique de 2025 des pêches commerciales québécoises, en comparaison avec celui de 2024.

Le secteur de la crevette a généré une première hausse des débarquements en 10 ans, en vertu de prises de 2 111 tonnes métriques, comparativement à 1 206 tonnes l’année précédente. C’est une hausse de 75%, mais c’est aussi très faible en comparaison aux prises de 16 382 tonnes réalisées en 2016 par les seuls crevettiers gaspésiens.

Les revenus découlant des prises de crevette ont augmenté de 81,8 %, passant de 4,4 millions$ à 8 millions$ (M$), une donnée préliminaire dans le dernier cas. Cette hausse est survenue en dépit de prix légèrement inférieurs dans trois des quatre zones auxquelles les crevettiers québécois ont accès.

«Le quota a été pêché à 87 % cette année. En 2024, il avait été pêché à 84 %», précise l’économiste Simon Desrochers, du ministère fédéral des Pêches et des Océans, pour illustrer le léger redressement des prises, aligné sur un quota lui aussi un peu plus élevé.

En 2016, les débarquements totaux de crevette s’étaient établis à 30 745 tonnes, en comptant les 14 216 tonnes venant de captures hors Québec, une nouveauté dans le bilan statistique de Pêches et Océans Canada. Les prises des crevettiers nord-côtiers avaient alors atteint 147 tonnes. La valeur des captures de 2016 avait atteint 125,2 M$, une donnée n’apparaissant pas dans le bilan de l’époque en raison de l’inclusion très récente de ces prises hors Québec.

En 2025, les prix moyens, différents d’une zone à l’autre, ont oscillé entre 1,67 $ la livre, dans les secteurs Anticosti et de l’Estuaire, à 1,73 $ dans le secteur Sept-Îles. Ces prix doivent tenir compte des catégories de tailles de crevette et de la pondération, selon le volume de chaque catégorie.

En 2024, les prix moyens avaient varié de 1,61 $ à 1,99 $ la livre. Des captures avaient en outre été réalisées dans la zone Esquiman, associée à Terre-Neuve, ce qui ne semble pas être le cas en 2025, selon les données disponibles.

Poissons de fond

Dans le domaine des poissons de fond, l’année 2025 est marquée par une légère amélioration de la situation, mais ce contexte est essentiellement nourri par deux espèces, le flétan atlantique, l’épine dorsale de cette catégorie depuis presque une décennie, et le sébaste.

«Globalement, les espèces de poissons de fond ont généré des prises de 1 929 tonnes métriques, comparativement à 1 728 tonnes en 2024. La hausse est de 11,6 % en 2025. La valeur des prises est passée de 12 M$ à 12,9 M$, une augmentation de 7,5 %», précise l’économiste Audon Honvoh, du ministère fédéral des Pêches et des Océans.

En volume, les prises de flétan atlantique ont connu une légère augmentation de 2,9 %, passant de 938 à 965 tonnes. Leur valeur a augmenté davantage, en proportions, de      7,1 %, à savoir de 11,3 M$ à 12,1 M$, «en raison d’un prix ayant légèrement grimpé, de 8,75 %, passant de 5,37 $ la livre à 5,84 $», note M. Honvoh.

Le flétan atlantique accapare 93,8 % de la valeur des poissons de fond.

Les prises de sébastes ont quant à elles augmenté de 25 %, de 741 à 926 tonnes, une hausse de 25 %. Leur valeur reste assez faible pour le moment.

«Elle est quand même passée de 538 000$ en 2024 à 824 000$ en 2025, en vertu d’une augmentation du prix de 35 à 47 cents la livre, un bond de 34,3 %. À noter que les données de 2025-2026 sont encore préliminaires pour cette espèce, puisque les prises réalisées avant le 15 mai seront entrées dans les statistiques actuelles», précise l’économiste Audon Honvoh.

Il note que les captures de morue, «où il n’y a plus de pêche», et de flétan du Groenland ont été négligeables en 2025.

«La valeur se situe à 126 645 $ pour la morue, et pour le flétan du Groenland, c’est trois tonnes, pour une valeur de 12 835$. C’est moins 99 % par rapport à la moyenne de 2021 à 2025. Les captures sont passées de 513 à trois tonnes. Malgré cette réduction de l’offre, le prix a augmenté. Il a été en moyenne à 1,94 $ en 2025-2026, ce qui représente plus        de 3 %», note M. Honvoh.

Il remarque que les prix du sébaste ont été légèrement supérieurs au Nouveau-Brunswick, «peut-être à cause d’un engagement plus marqué pour les pêcheurs».

Mollusques et échinodermes

En ce qui a trait aux mollusques et échinodermes, les prises et cueillettes ont fléchi de 26,9 % entre 2024 et 2025, de 3 773 à 2 757 tonnes métriques. Les revenus ont fléchi un peu moins, de 11,9 M$ à 10,5 M$, une baisse de 11,8 %.

Les trois secteurs de la Côte-Nord dominent encore les régions québécoises, en vertu  de prises de 1 581 tonnes. Les Îles-de-la-Madeleine prennent la seconde place, avec 752 tonnes, alors que la Gaspésie ferme la marche avec 424 tonnes.

Poissons pélagiques

Les poissons pélagiques ont quant à eux connu un regain en 2025, essentiellement en raison de meilleures prises de hareng.

Les captures sont passées de 4 110 à 4 964 tonnes métriques, un bond de 20,8 % qui a été amplifié par de meilleurs prix, puisque les revenus totaux sont passés de 1,8 M$ à  2,5 M$, une hausse de 38,9 %.

Le hareng a accaparé l’essentiel des débarquements, avec 4 862 tonnes, pour 98 % des prises. C’est une hausse de 37,9 % sur les 3 526 tonnes de 2024. Les revenus associés au hareng sont passés de 1,6 M$ à 2,4 M$, un bond de 50 %. Ces 2,4 M$ représentent 96 % des revenus associés au poissons pélagiques. Seules des prises de capelan ont été réalisées en sus, le maquereau étant toujours frappé par un moratoire.

ÉCONOMIE – page 10 – Volume 38,4 Décembre 2026 – Janvier 2026

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Gilles Gagné
Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.
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