Comité consultatif du homard des Îles : maintien des mesures de gestion, mais report de la date de mise à l’eau

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Avec la prolongation d’un an du Plan de gestion intégrée de la pêche (PGIP) en place depuis 2010, les mesures de gestion de la saison de pêche 2017 aux Îles-de-la-Madeleine ne subissent pas de changements importants.

Initialement adopté pour une période de quatre ans, le PGIP a été reconduit au cours des trois dernières années. Le maintien des règles en place dans la section de la productivité des stocks conserve le nombre de casiers par pêcheurs à 273 depuis 2014, pour les 325 détenteurs de permis de la flotte madelinienne.

Alors que le sondage rempli par les pêcheurs l’an dernier concernant la date d’ouverture de la pêche prévoyait une mise à l’eau des cages pour le samedi 29 avril, les membres du Comité consultatif suggèrent un report jusqu’au samedi le plus rapproché du 10 mai. La faiblesse des captures des premières semaines de pêche en 2016 justifie la décision des pêcheurs, qui préfèrent risquer une entrée plus tardive sur les marchés que de voir diminuer la valeur des débarquements. C’est toutefois le Comité de gestion de Pêches et Océans (MPO) qui prendra la décision, en priorisant le calendrier de dragage des havres, opéré par la section des Ports pour petits bateaux du ministère. Les pêcheurs de homard des Îles recommandent d’ailleurs que les opérations de dragage débutent dès les prochaines semaines, étant donné l’absence de glaces autour de l’archipel en 2017.

LES REVENDICATIONS

Les membres du Comité consultatif du homard des Îles-de-la-Madeleine appartenant au nouveau Regroupement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles (RPPCÎ) avaient plusieurs demandes à formuler auprès du ministère fédéral des Pêches. Le RPPCÎ, qui rassemble une majorité de la flotte de homardiers, aimerait voir un assouplissement sur le registre des étiquettes de casiers, qu’il juge trop complexe et trop rigide. Il dénonce l’obligation de devoir revenir à quai pour se procurer de nouvelles étiquettes pour des cages endommagées, lors de tempêtes, et réparées à bord.

Une autre revendication concerne le prix des permis, que les pêcheurs des Îles voudraient voir harmonisés avec les autres régions du Québec. Le directeur intérimaire du bureau local de Pêches et Océans aux Îles, Dario Lemellin, indique cependant que le processus de modification règlementaire est long puisque les ajustements doivent faire l’objet de consultations à l’échelle nationale. Les membres du Comité consultatif appuient leur demande sur l’augmentation de la valeur des débarquements des autres régions du Québec, dont la croissance en pourcentage surpasse celle des Îles au cours des dernières années.

POINT DE VUE ÉCONOMIQUE

L’analyse commerciale du MPO, présentée par l’économiste Ali Magassouba, démontre qu’en 2016, pour une première fois, l’ensemble des débarquements de la Gaspésie, de la Côte-Nord et de l’île d’Anticosti ont surpassé ceux des Îles de 66 tonnes. Il s’agissait de la meilleure année de tous les temps pour l’ensemble du Québec, en termes de prix : la valeur globale des débarquements était près de 75 millions de dollars. Depuis 2003, Anticosti a quintuplé ses débarquements en passant de 114 à 564 tonnes, alors que la Gaspésie note une croissance particulièrement importante depuis 2013 en passant de 1225 tonnes à 1926 tonnes. Du côté des Îles, s’il est vrai que les années 2010, 2014 et 2015 ont démontré une augmentation notable des débarquements, l’année 2016 revient à un niveau stable, observé depuis 2003, qui oscille autour des 2500 tonnes.

À l’échelle du Québec, la courbe de croissance des débarquements historiques connaît des sommets depuis 2014. Il s’agit d’un des principaux indicateurs de la santé du stock de homard, en plus des observations relatives à l’augmentation de la taille moyenne des crustacés.

PRÉVISIONS

Selon Ali Magassouba, les politiques de stimulation économique au sud de la frontière canadienne devraient faire remonter la valeur du dollar américain, alors que les prévisions à la baisse pour le dollar canadien pourraient faire grimper le prix du homard. Parallèlement, une stabilité de l’offre et une augmentation de la demande mondiale pourraient avoir lieu sur les marchés européens avec le nouvel accord de libre-échange et le marché chinois exploité par la Nouvelle-Écosse. L’économiste assure que peu importe d’où provient le homard, cela signifie qu’il y aura plus de place sur les marchés traditionnels des États-Unis et du Canada. Ces éléments permettent à monsieur Magassouba d’être optimiste pour ce qui est du prix du homard pour la saison 2017.

LES ÎLES-DE-LA-MADELEINE – page 10 – Volume 30,1 – Février-Mars 2017

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