Avec son empreinte carbone réduite et sa complémentarité avec les activités d’aquaculture traditionnelle, l’algoculture a le vent en poupe. En mai dernier, la plus importante conférence internationale sur les algues, l’International Seaweed Symposium, a d’ailleurs célébré son 25e anniversaire à Victoria, sur l’île de Vancouver. L’événement a rassemblé plus de 700 représentants venus de partout dans le monde. Cette mobilisation internationale soulève une question pertinente : une expertise dans ce domaine existe-t-elle au Canada? En réalité, plusieurs grandes universités canadiennes et québécoises sont reconnues pour leurs travaux innovants sur les algues marines. Des entreprises de la Côte-Nord, comme Purmer et Boréalgue, ainsi que l’Association de gestion halieutique autochtone Mi’gmaq et Wolastoqey (AGHAMW) et la Ferme maricole du Grand Large (FMGL) en Gaspésie poursuivent des activités d’algoculture. En Nouvelle-Écosse, l’entreprise Acadian Seaplants diversifie sa production d’algues en bassin, tandis que HoldFastNL et Cascadia Seaweed développent la culture en mer respectivement à Terre-Neuve et en Colombie-Britannique. Pour accompagner la croissance de ce nouveau secteur, qui requiert des connaissances et un savoir-faire encore peu répandus, la formation en aquaculture offerte à l’ÉPAQ propose deux cours pratiques uniques au Canada : l’un sur les techniques de culture des macroalgues en écloserie et en mer, l’autre sur la culture des macroalgues en bassin. C’est ainsi que, chaque automne, à partir de spores minuscules, les étudiants produisent des plantules de laminaire sucrée, d’alarie succulente ou de nori qu’ils vont ensuite installer sur les fermes marines des entreprises partenaires.
DÉVELOPPEMENT– page 24-2 – Volume 38,2 Mai-Juin-Juillet 2025

























