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Deux entreprises madeliniennes ont participé à l’événement La Grande Dégustation des produits d’ici tenu à Montréal

Les entreprises de transformation Fruits de mer Madeleine et Fumoir d’Antan ont profité de  La Grande Dégustation des produits d’ici, tenue à Montréal le vendredi 20 février, pour faire connaître leurs spécialités respectives. C’est d’ailleurs la première fois que le secteur des pêches état invité à l’événement organisé par le Carrefour de l’industrie bioalimentaire de l’Île de Montréal (CIBIM) dont la mission est d’en faire prospérer la production et la transformation.

«Je croyais que les besoins des produits marins étaient comblés par le Salon Fourchette bleue [du Québec maritime], explique sa directrice générale, Nathalie Désilets. Mais le Regroupement des tables de concertation bioalimentaire du Québec qui nous chapeaute m’a fait comprendre que ce dernier n’avait pas autant de rayonnement que nous en avons à l’ouest de la ville de Québec. D’où notre invitation pour leur offrir l’opportunité de mieux connaître les acheteurs des bureaux chefs des marchands de détails, des grandes chaînes, entre autres.»

Mme Désilets fait également valoir que La Grande Dégustation des produits d’ici est le seul salon bioalimentaire québécois de nature institutionnelle, permettant aux producteurs et transformateurs d’avoir accès au marché des institutions gouvernementales, dont les établissements de santé et d’éducation, de même qu’à celui des services alimentaires de multinationales. Il a, de plus, la particularité de ne s’adresser qu’aux professionnels du secteur et ce, dans une formule sans intermédiaire, dite B2B (business to business). L’édition 2026, qui s’est tenue au Marché Bonsecours dans le Vieux-Montréal, a ainsi réuni 170 exposants et plus de 400 invités, à très forte majorité des acheteurs, mais aussi des distributeurs, courtiers, partenaires et médias spécialisés.

Sébaste

Chez Fruits de mer Madeleine on a évidemment profité de l’occasion pour mettre en valeur le sébaste, dont le marché est à reconstruire après une absence d’une trentaine d’années. Le président de l’entreprise de transformation de L’Étang-du-Nord, Eudore Aucoin, raconte qu’il a tout spécialement fait sensation sous forme de ceviche, un tartare mariné dans du jus d’agrume concocté par son équipe à partir de filets, et de beignets aussi appelés acras. Ces derniers ont été préparés avec de la chair de poisson rouge émincée, par un chef cuisinier gaspésien présent sur place. «L’émincé de sébaste est un nouveau produit que nous fabriquons, une exclusivité, précise le pêcheur-industriel. Et ce chef a vraiment adoré! Il nous a même dit qu’il le préférait au filet. On peut en faire des croquettes, des galettes, du pâté et, en jasant avec des gens, on a eu l’idée de faire l’expérience de la saucisse. Bref, les institutions qui sont venues nous voir au kiosque ont trouvé ça vraiment intéressant!»

Fait important, l’usine Fruits de mer Madeleine est déjà équipée pour produire mécaniquement de l’émincé de sébaste à grande échelle, afin de répondre aux différents besoins du marché. Son président s’attend d’ailleurs à ce que ses diverses rencontres avec des représentants de CPE et de CSSS, de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ) et des grandes chaînes d’alimentation telles que Maxi mènent à des commandes fermes à court et moyen termes. «Il y a même un distributeur qui est venu nous demander si le marché de l’Europe pouvait nous intéresser. Alors on est bien content de notre participation et on a hâte de voir ce que ça va donner!»

De plus, M. Aucoin nous informe que son entreprise avait aussi dans ses bagages du homard, des palourdes et des buccins pour La Grande Dégustation des produits d’ici. Il met en lumière que le homard de Fruits de mer Madeleine apporté à Montréal pour ce salon est notamment cuit et congelé dans une saumure, ce qui permet d’en conserver les saveurs sur une période de 18 mois. «Nos bouchées, servies telles quelles pour ne pas en masquer le goût, ont été très populaires. Et ça nous a donné l’idée de développer de nouveaux emballages individuels alors que présentement, on fait des caisses de sept à huit homards. On va regarder ça dans les prochaines semaines, pour être en mesure de mieux le positionner dans les épiceries. L’effet serait plus adéquat sur les présentoirs des congélateurs vitrés.»

Nouveau distributeur

Pour sa part, le Fumoir d’Antan de la Pointe-Basse a profité de l’événement organisé par le CIBIM pour se magasiner un nouveau distributeur. Son directeur général, Benoît Arseneau, explique qu’il cherche une entreprise qui a de plus vastes canaux de distribution que n’en a son distributeur actuel, afin d’optimiser sa production. «Présentement, on n’opère qu’entre 50 % et 65 % de notre capacité. Et donc, on a besoin d’un distributeur capable de mieux nous vendre à travers la province de Québec», illustre-t-il.

Aux visiteurs professionnels de La Grande Dégustation de nos produits d’ici, le Fumoir d’Antan offrait ses trois produits phares – maquereau, saumon et pétoncles fumés -, de même que des moules fumées et marinées, présentés «en toute  simplicité» sur biscotte tartinée de fromage à la crème. «J’étais accompagné de mes deux fils, Éloi et Ulysse, et ça leur a permis de se mettre dans le bain, de mettre des visages sur nos clients et fournisseurs. C’était une belle mission, formatrice pour la relève!»

Le dirigeant de l’entreprise familiale de Havre-aux-Maisons nous apprend également que le Fumoir d’Antan planifie un investissement sommairement estimé à 1,5 M$ afin d’agrandir ses espaces de transformation et de congélation. Les travaux, qui feront notamment passer la superficie de stockage de 600 pieds carrés à 1000 pi², sont prévus pour 2027 au plus tard. Selon M. Arseneau, le projet lui procurera une plus grande souplesse d’approvisionnement en matières premières et de ce fait, une meilleure structuration de sa production.

«Nos installations actuelles datent de 2011 et puis là, ça ne répond plus. J’ai présentement du maquereau de stocké à Moncton, parce que je manque de capacité, expose-t-il. Ça nous freine dans notre gestion de production. Et quand tu as plus de capacité d’entreposage, si un bon deal se présente, tu es en mesure de l’acheter et de le faire venir sans attendre.» Chaque année, le Fumoir d’Antan fume 50 000 livres de maquereau en provenance de Norvège, 15 000 – 20 000 livres de saumon d’élevage du Nouveau-Brunswick, et 5 000 – 10 000 livres de pétoncles des Îles.

SALON BIOALIMENTAIRE – page 31 – Volume 39,1 Février – Mars – Avril 2026

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Hélène Fauteux
Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.
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