Institut Maurice-Lamontagne : 30 ans de recherche en sciences maritimes

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Depuis juin, l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli célèbre ses 30 ans d’existence de diverses façons. Les visites guidées pendant l’été et les portes ouvertes à l’automne ont connu un véritable succès de foule. Grâce à des investissements majeurs de Pêches et Océans Canada et la création de plusieurs nouveaux emplois, un avenir très prometteur s’annonce pour l’IML, qui figure parmi les plus importants centres de recherche francophone en sciences de la mer au Canada.

C’est du moins ce qu’en pense le directeur de l’établissement, Yves de Lafontaine, surtout quand il repense à l’épisode sombre du précédent gouvernement de Stephen Harper. «Au cours des dernières années de la période noire, tous les ministères à caractère scientifique avaient connu des coupures, se souvient-il. Depuis l’avènement du nouveau gouvernement, qui a réinvesti en 2016 dans de nouveaux programmes en océanographie et en modélisation du milieu marin, l’argent injecté a permis de créer de nouveaux postes. On a aussi à remplacer des gens qui quittent pour la retraite. Le visage de l’IML est en train de changer.»

70 À 75 POSTES À POURVOIR

Cette année, un deuxième programme d’importance a été ajouté et se traduira par la création d’emplois: le Plan de protection des océans. «C’est quelque chose d’unique au Canada, estime M. de Lafontaine. C’est du jamais-vu, quelque chose d’aussi majeur au Canada: 1,5 milliard$ sur cinq ans!»

Pour le directeur du centre de recherche de Pêches et Océans Canada, le défi est colossal en termes de recrutement. «D’ici 2020, avec les départs à la retraite et les nouveaux emplois, on parle de 70 à 75 postes», souligne-t-il.

Avec ces embauches massives, le directeur régional des sciences se réjouit d’assister au retour de certains candidats canadiens qui exerçaient leur profession à l’étranger. «Ces gens-là reviennent avec beaucoup d’expérience qu’on n’avait peut-être pas quand on sortait de l’université, il y a 30 ans, observe Yves de Lafontaine. Tout ce qui leur manque, c’est l’expérience en milieu gouvernemental. On a une très belle relève au niveau de l’IML. Le recrutement est plus étalé en termes de structures d’âges et d’expertises que dans le passé. Ça promet!»

INVESTISSEMENT DE 27 MILLIONS$

L’Institut a reçu, le 9 juin, la visite du ministre des Pêches et des Océans du Canada. Dominic LeBlanc a alors annoncé un investissement de 27 millions$ consacré à l’amélioration et à la mise à niveau des infrastructures de recherche scientifique. Cette somme permettra notamment de rénover les laboratoires pour combler les nouveaux besoins de recherche, de mettre à jour des installations du laboratoire humide qui contient les bassins, de corriger la structure de l’édifice, de moderniser les systèmes mécaniques et de réaménager les locaux ainsi que les espaces de travail pour loger les nouveaux employés. «C’est un chantier de trois ans, peut-être quatre», souligne le directeur. Les travaux ont débuté l’été dernier.

Par ailleurs, le Ministère et Multi-Électronique poursuivront leur partenariat d’affaires d’un montant de 1,65 million$ consistant à concevoir et à produire quatre bouées océanographiques automatisées. Un octroi de 800 000 $ a été ajouté pour la production de deux autres bouées destinées à recueillir des données océanographiques au large de la côte du Pacifique.

Le ministre LeBlanc a rappelé l’engagement de son gouvernement à rehausser le financement de la recherche sur les océans et sur l’eau douce afin que les sciences deviennent la pierre angulaire de ses politiques publiques. Pour Yves de Lafontaine, le gouvernement envoie un message clair pour la pérennité de l’Institut Maurice-Lamontagne. «L’avenir est positif, estime le directeur. Le gouvernement n’investirait pas dans une coquille vide! C’est le signe qu’il a la volonté d’aller de l’avant.»

DES ACTIVITÉS POPULAIRES

Les activités organisées par l’IML auprès du grand public ont été couronnées de succès. Au cours de l’été, les visites guidées ont attiré 1 400 visiteurs. En octobre, 3 750 personnes ont visité les installations lors des quatre journées portes ouvertes. Pour le directeur, c’est une véritable réussite, d’autant plus que l’objectif de 3 500 visiteurs a été dépassé. «On a réussi à créer des portes ouvertes fastes avec une trentaine de kiosques, décrit Yves de Lafontaine. Ça a été de l’ouvrage, mais ça a valu la peine. Tout le monde en est ressorti enrichi. Ça a été mutuellement très enrichissant tant pour le public que pour la communauté scientifique!»

L’Institut organise une activité portes ouvertes tous les cinq ans. Le record d’achalandage recensé lors de l’ouverture de l’établissement en 1987 n’a jamais été égalé, alors que 11 000 personnes avaient convergé vers le nouveau bâtiment.

D’IMPRESSIONNANTES INSTALLATIONS

À son ouverture, il y a trente ans, l’Institut comptait 75 employés. Aujourd’hui, environ 350 personnes y œuvrent dans deux grands secteurs d’activité: les sciences des océans et la gestion des écosystèmes aquatiques. Les experts mènent des recherches expérimentales sur des espèces marines et les écosystèmes. Ils fournissent des données essentielles dans les secteurs de l’océanographie, des pêches, de l’aquaculture, de la navigation, de la gestion et de la protection des ressources vivantes, des habitats et des écosystèmes aquatiques, incluant les mammifères marins et les espèces en péril.

D’une superficie de 25 000 mètres carrés, l’édifice abrite plus de 70 laboratoires, dont un laboratoire d’analyse génétique et une salle de dissection. On y trouve aussi des salles de travail pour les travaux en   hydrographie, en cartographie et en télédétection.

La salle des bassins est un laboratoire humide spécialisé de plus de 2 000 mètres carrés pouvant loger des réservoirs de différents volumes et des équipements de haute technologie. L’eau salée des bassins provient directement de l’estuaire du Saint-Laurent, situé à proximité. Ce système d’alimentation par gravité est l’un des plus importants du genre au Canada. Les installations du laboratoire humide servent aux études expérimentales à grande échelle sur la reproduction, la physiologie, le comportement des espèces marines et les écosystèmes. Sept unités à atmosphère contrôlée sont nécessaires à des expériences à plus petite échelle dans différents domaines comme celui de l’acidification des eaux marines.

La Garde côtière canadienne dispose d’un vaste atelier d’entretien des navires, où sont entretenus annuellement près de 85 navires et petites embarcations. Les scientifiques ont accès à une flotte de bateaux et d’hélicoptères. Deux navires sont consacrés à la recherche scientifique en océanographie et en sciences halieutiques.

EXPERTISES ET DÉCOUVERTES

Chaque année, les employés de l’IML documentent plus de 40 stocks de poissons et d’invertébrés afin d’évaluer leur abondance ainsi que de fournir des avis sur la conservation et la gestion de ces ressources. Ils font aussi un suivi sur l’impact des changements climatiques.

Au fil des ans, les travaux de recherche ont donné lieu à des découvertes telles que le dévoilement de la présence de zones marines appauvries en oxygène dans l’estuaire du Saint-Laurent, la compréhension du comportement alimentaire et migratoire des rorquals bleus, la mesure et la modélisation des conditions océanographiques du Golfe ainsi que la conception de la bouée océanographique Viking possédant un capteur de vagues.

SCIENCES DE LA MER – pages 26 et 27 – Volume 30,5 – Décembre 2017-Janvier 2018

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À propos de l'auteur : 

Johanne Fournier
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