La demande pour les produits de la mer toujours en hausse

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Bonne nouvelle pour l’industrie de la pêche et de la mariculture : la demande mondiale pour les produits marins continue de croître. C’est ce qu’affirme l’économiste Pierre-Marcel Desjardins, professeur à l’Université de Moncton, conférencier du Rendez-vous annuel de l’industrie des Îles-de-la-Madeleine, pour une quatrième année consécutive, en décembre dernier.

Il dit que, malgré son ralentissement, la Chine demeure le principal marché en croissance. Cependant, d’autre pays d’Asie, comme la Malaisie et le Vietnam, deviennent aussi de plus en plus intéressants. «Le Vietnam est un marché où on considère qu’il y a un potentiel beaucoup plus important qu’il y a quelques années, indique monsieur Desjardins. C’est un marché en émergence où les consommateurs sont friands et où il y a le développement d’une classe moyenne qui consomme de plus en plus ces produits-là.»

D’autre part, l’économiste souligne que les exportateurs canadiens de produits marins qui se font payer en dollars US tirent profit de la faiblesse du huard par rapport à la devise américaine. Et, selon son analyse, cette situation intimement liée au prix du baril de pétrole est encore loin de se résorber. «Ce qu’on voit, c’est une légère augmentation du dollar canadien au cours de l’année, mais rien pour nous ramener à la parité, dit-il. Donc, prenez les prédictions avec un grain de sel, mais, si la tendance se maintient, le dollar devrait se raffermir un peu, mais pas retrouver les taux qu’on a connus au cours des dernières années.»

L’industrie de la pêche et de la mariculture engendre des retombées économiques directes de 80 millions $ par année, dans l’archipel madelinot. Cela représente 40% des retombées globales du secteur pour l’ensemble du Québec maritime.

SUD-OUEST DE LA NOUVELE-ÉCOSSE

Pour leur part, les pêcheurs de homard du sud-ouest de la Nouvelle-Écosse reçoivent 10 $ la livre au débarquement depuis le début février. Stewart Lamont, directeur général de Tangier Lobster, explique que la demande asiatique est très forte en cette période de l’année, à l’occasion des festivités du Nouvel An chinois. Et, avec la Saint-Valentin, les marchés nord-américain et européen ne sont pas en reste. Or, tandis que les pêcheurs ont connu des conditions de pêche estivales en début de saison, leur permettant de cinq à six jours de pêche par semaine, voilà que, depuis que l’hiver s’est installé, ils ne sortent plus qu’une journée ou deux sur sept si la température le permet.

Monsieur Lamont raconte que le temps doux et l’eau calme de la fin novembre à la mi-décembre leur ont permis de déplacer leurs cages à leur guise et d’accroître leurs prises considérablement par rapport à la même période l’an dernier. Ils recevaient alors entre 6 $ et 6,25 $ la livre, soit une hausse de 25% à 50% par rapport à l’année précédente, précise l’acheteur néo-écossais. «Le prix est très, très avantageux pour les pêcheurs, dit-il. Alors, ils n’ont aucune plainte que ce soit.»

En revanche, Stewart Lamont se déclare un peu déçu de la qualité des crustacés parce que de 30% à 40% sont à carapace molle. C’est deux fois plus que la moyenne, dit-il, une situation exceptionnelle qui serait attribuable au décalage du réchauffement de l’eau l’été dernier. «Heureusement, il y a une forte demande des transformateurs de I’Île-du-Prince-Édouard et du Nouveau-Brunswick et ça nous aide à dégager ce produit qui n’est pas approprié pour le marché du vivant. Ça laisse place à l’envoi de crustacés vivants de première qualité sur les marchés d’exportation», fait-il valoir.

MSC

D’autre part, signalons que le Marine Stewardship Council (MSC) maintient sa certification de la pêche au homard des Îles-de-la-Madeleine, en lui allouant une note globale de 80%. Dans son deuxième rapport de surveillance annuelle, la firme SAI Global souligne que la gestion de la pêcherie répond entièrement aux trois conditions imposées.

L’évaluateur Jean-Claude Brêthes précise qu’il s’agit du contrôle des captures par approche de précaution, du suivi des prises accidentelles par la tenue d’un livre de bord et de l’adoption d’un plan de recherche fiable pour assurer la durabilité de la pêcherie. «On est en avance par rapport au plan d’action qui était étalé sur quatre ans, dit-il. Donc, on a levé les conditions.»

Cette levée des conditions rattachées à la certification MSC signifie qu’il n’y aura plus de suivi annuel sur le terrain, explique monsieur Brêthes. Il reste cependant à voir si le mouvement d’opposition au journal de bord, que le nouveau Rassemblement des pêcheurs et des pêcheuses des côtes des Îles veulent raviver, changera la donne. «Je n’ai pas d’exemple de cas où on faisait marche arrière dans les pêcheries certifiées, commente le professeur de l’Institut des sciences de la mer de l’Université du Québec à Rimouski. Je ne connais pas d’exemple, alors, si par hasard, je dirais même par malheur ça se produit, bien là, on avisera à ce moment-là.»

La certification MSC de la pêche au homard des Îles a été émise en juillet 2013 pour cinq ans. C’est donc en 2017 que se tiendra le processus d’évaluation sur la pertinence de la renouveler ou non au-delà de la saison 2018.

ÉCONOMIE – page 23 – Volume 29,1 – Février – Mars 2016

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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