mercredi, juin 19, 2024
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Les crabiers de la zone 12 peuvent s’attendre à une hausse de 12 % du TAC pour la saison 2023

Le quota des prises admissibles devrait augmenter de 12 % dans la zone 12 du sud du golfe Saint-Laurent au printemps 2023, selon les évaluations réalisées par l’équipe scientifique du ministère fédéral des Pêches et des Océans. La règle de décision de l’approche de précaution suggère une telle augmentation, compte tenu de l’abondance de la biomasse, qui se situe dans la «zone saine».

Les 355 traits de chalut effectués par les biologistes de Pêches et Océans Canada entre le 13 juillet et le 7 septembre ont établi que la biomasse de crabes adultes de taille commerciale disponibles pour la pêcherie en 2023 pour l’ensemble du sud du golfe se situait à 85 532 tonnes métriques, comparativement à 80 950 tonnes en 2022, à partir du relevé de l’été 2021. Le total du relevé de 2022 représente une hausse de      6 % par rapport à celui de 2021.

Selon la règle de décision acceptée de l’approche de précaution, le total des prises commerciales dans les quatre zones de pêche de l’ensemble du sud du golfe serait de 35 743,82 tonnes en 2023.

Si on tient compte du relevé de 2022, précisément de la répartition de la biomasse commerciale disponible pour 2023 dans les quatre zones couvrant le sud du golfe, on obtient 75 742 tonnes pour la zone 12, soit 89,3 % de la biomasse totale, 4 094 tonnes dans la zone 19, ou 4,8 % du total, 685 tonnes dans la zone 12E, ou 0,8 % du total, et 4 320 tonnes dans la zone 12F, soit 5,1 % de la biomasse totale.

«Le relevé indique aussi que 80 % de la ressource commerciale disponible à la pêcherie en 2023, c’est-à-dire 68 348 tonnes, est composé de nouvelles recrues, soit une hausse de 9,5 % par rapport à 2022», précise Fabiola Akaishi, biologiste et chef de la section des crustacés dans la région du Golfe.

Sans s’avancer sur la décision à venir des gestionnaires de Pêches et Océans Canada et de la ministre Joyce Murray, Mme Akaishi note qu’un seuil de biomasse de 85 532 tonnes suggère un taux d’exploitation de 41,79 %, ce qui donnerait un total de prises admissibles de 35 743,82 tonnes. L’an passé, ce quota pour les quatre zones s’était établi à 33 163 tonnes métriques en incluant le quota scientifique.

L’autre importante composante de la biomasse totale disponible pour la pêche, la biomasse résiduelle, composée des mâles adultes de taille commerciale n’ayant pas été pêchés en 2022, a diminué de 9 % pour être estimée à 17 388 tonnes. Ça correspond à 20 % de la biomasse totale de 85 532 tonnes.

«Si on regarde la biomasse commerciale, ce n’est donc pas la biomasse résiduelle qui a alimenté la hausse de biomasse commerciale de 2023. Il y a des petites différences dans la biomasse résiduelle, mais à la baisse. C’est le recrutement qui a fait augmenter la biomasse», précise Fabiola Akaishi.

Lors du relevé 2022, les principales concentrations locales des crabes de taille commerciale ont été observées au banc Bradelle, dans les parties sud et ouest du canal des Îles-de-la-Madeleine et une concentration modérée dans la vallée de Shédiac.

«Sur les 355 relevés, 343 ont été gardés et 12 ont été abandonnés. Si ça cause des dommages au chalut, on déménage. On a réussi à éviter l’impact de Fiona en terminant les relevés le 7 septembre. On termine les relevés plus tard dans la saison, parfois», signale Fabiola Akaishi, en faisant référence à la tempête du 24 septembre.

Une biomasse commerciale de 85 532 tonnes, comparativement au 80 950 tonnes de 2022, «ça démontre que la population est encore en bonne santé selon l’approche de précaution», précise la bio-logiste.

Son équipe a observé des crabes de toutes les classes d’âge lors du relevé de 2022. «On a vu une baisse chez les crabes de cinq et six ans, mais il n’y a pas vraiment d’inquiétude parce que c’est encore élevé. Les données de ce relevé se trouvent dans les cinq meilleurs totaux depuis 1997», dit Mme Akaishi.

Le relevé de 2022 confirme que les cycles naturels observés jadis sont désormais caractérisés par des variations de moins en moins fortes.

«Il y a encore des cycles mais depuis 2012, on regarde des données assez semblables, avec souvent seulement 4 000 tonnes de différence d’une année à l’autre. Ce ne sont plus des déclins et des augmentations comme on en avait au début (des observations scientifiques) ou dans les années 2000. Les différences ne sont pas aussi fortes. Je suis certaine que l’approche de précaution aide, mais je ne peux pas dire avec certitude que c’est le seul facteur», analyse Mme Akaishi.

LE RÉCHAUFFEMENT DE L’EAU : UNE PRÉOCCUPATION

Les préoccupations du secteur des sciences lorsque l’on fait une analyse globale de l’état de santé du stock de crabe du sud du golfe ne se situent «pas nécessairement avec les données du stock», ajoute-t-elle. Le facteur qui risque d’influencer la productivité du stock à court et moyen termes, c’est la température de l’eau.

«Il y a une inquiétude à propos du réchauffement de l’eau. Les scientifiques sont inquiets de façon générale. Mais on ne peut faire la connexion entre le réchauffement de l’eau et le stock de crabe. Les petits crabes, les femelles et le stock reproducteur sont en bonne santé comme l’année dernière», dit-elle.

Quand on lui demande si les mesures de protection mises en place pour les baleines noires depuis 2017 ont un effet sur l’exploitation de certains fonds de pêche traditionnels et s’il y a un danger quant à un effort de pêche trop concentré, elle répond que «ça ne paraît pas. On a des stations partout dans le sud du golfe. Je ne peux répondre oui ou non avec certitude, mais d’après les rapports, rien n’indique un lien entre les fermetures de zones et les indices d’abondance. Il y a des fermetures depuis 2018 et je ne vois pas de différence», aborde-t-elle.

«Si on regarde la biomasse résiduelle, c’est-à-dire des crabes pas pêchés après la saison de capture, il y a eu une diminution (entre 2021 et 2022). On ne fait pas ce lien. La mortalité naturelle s’ajoute à cette composante (de biomasse résiduelle). Ça peut être la pêche. Il y a eu une baisse de 2 000 tonnes (de biomasse résiduelle entre 2021 et 2022). Ce n’est pas assez pour avoir de l’inquiétude. Il y a une marge d’erreur dans nos évaluations, un intervalle de confiance qui fait partie de la méthodologie, de l’analyse. La biomasse commerciale peut se situer entre 74 658 et jusqu’à 97 535 tonnes métriques», note Fabiola Akaishi.

L’inquiétude monte quant aux effets que le réchauffement climatique pourrait avoir sur les taux de capture ou sur un éventuel déplacement de la ressource vers des lieux peu fréquentés et où l’eau est plus froide.

«Le réchauffement de l’eau peut changer la disponibilité de l’habitat. Dans l’eau profonde, ça pourrait changer cette disponibilité. On ne sait pas encore quel sera cet effet. On n’a pas de résultat qui dit que la température a un impact sur le crabe. On sait que sa température préférée, c’est entre un et trois degrés», conclut Mme Akaishi.

Si on regarde les quatre zones composant le sud du golfe, on pourrait retrouver un total de prises admissibles de 31 868 tonnes pour la zone 12 en 2023, comparativement à 28 451 tonnes en 2022, soit une hausse de 12 %.

Dans la zone 19, le quota devrait s’établir à 1 710,06 tonnes, soit une baisse de 36,22 % par rapport au 2 681 tonnes de 2022. Dans la zone 12E, le total de prises admissibles devraient atteindre 295,10 tonnes, comparativement à 198 tonnes il y a un an. Ce serait une augmentation de 49,04 %. Enfin, dans 12F, les prises pourraient atteindre 1 870,67 ton-nes, soit 2,06 % de plus que les 1 833 tonnes de 2022.

BIOLOGIE – pages 2 et 3 – Février-Mars 2023

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Gilles Gagné
Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.
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