Plan conjoint du homard des Îles-de-la-Madeleine : le négociateur en chef quitte ses fonctions

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Le directeur général de l’Association des pêcheurs propriétaires des Îles-de-la-Madeleine (APPIM), Léonard Poirier, quitte ses fonctions de négociateur en chef du plan conjoint du homard. Alors qu’il en assumait la responsabilité depuis sa création en 1991, il a réussi à faire passer de 60% à 85% la part que les pêcheurs reçoivent du prix de vente des acheteurs.

Or, monsieur Poirier ne se croit plus capable de travailler de façon constructive dans le climat de division qui règne depuis la création du Rassemblement des pêcheurs et des pêcheuses des côtes des Îles (RPPCI). «Si c’est l’objet, finalement, de chicanes, je me retire après 25 ans, dit-il. Je vais avoir eu en face de moi trois négociateurs de l’AQIP (Association québécoise de l’industrie de la pêche) au fil du temps, monsieur Gagné étant le dernier. Je pense que j’aurai fait ma part.»

D’ailleurs, monsieur Poirier ne croit pas en la volonté annoncée du RPPCI de renforcer le plan conjoint. «Il estpossible, si c’est la voie qu’ils choisissent, que le plan conjoint continue. Mais il va rouler autrement, prévient-il. C’est comme si on avait un véhicule à quatre roues et que, là, on enlève une roue. Il va tomber à trois roues, peut-être deux.»

UNE PERTE D’EXPERTISE

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Le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine, Jérémie Cyr, souligne que le départ de Léonard Poirier en tant que négociateur en chef du plan conjoint est une perte d’expertise inestimable pour l’ensemble des pêcheurs.

Pour sa part, le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles, Jérémie Cyr, déplore la décision de Léonard Poirier de mettre fin à son contrat de service à titre de négociateur en chef des prix versés à quai, à cause de la division chez les homardiers qui ont choisi massivement de joindre les rangs d’un nouveau rassemblement. Il fait remarquer que l’APPIM a été la première association de pêcheurs du Québec à obtenir un plan conjoint, ayant réussi à faire modifier la Loi sur les marchés agricoles pour y inclure le secteur des pêches. L’Office en louait les services tant pour sa gestion que pour ses négociations et ses arbitrages, souligne monsieur Cyr. «C’est une perte d’expertise inestimable pour l’ensemble des pêcheurs, dit-il, pour le prix qui va être négocié durant les prochaines années.»

Le RPPCI, qui regroupe désormais près des deux tiers de la flottille de pêche au homard, réclame l’indépendance complète de l’Office de toute association reliée à l’industrie de la capture. Jérémie Cyr explique que son conseil d’administration devra demander conseil auprès de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec sur la marche à suivre pour répondre à une telle exigence. «Je pense qu’il y a bien des pêcheurs que ça leur trotte dans la tête, tout comme moi, avance-t-il. Ça fait qu’on va essayer de trouver la meilleure solution possible, puis on verra. C’est toujours les pêcheurs qui décident.»

L’APPIM SUBSISTE

Cela dit, monsieur Poirier continuera d’assumer la gestion de l’Office des pêcheurs de homard pour en planifier la transition d’ici la tenue de l’assemblée générale qui se tient habituellement à la fin mars. Il reste aussi en poste au sein de l’APPIM. Le président de cette dernière, Mario Déraspe, dit espérer que les pêcheurs de homard sauront se refaire une unité pour maintenir leur rapport de force face aux acheteurs. «Il y a une chose qui est claire : l’Association des pêcheurs a travaillé pendant 40 ans avec des bénévoles, un conseil d’administration bénévole pendant 40 ans, et on a toujours eu un esprit de compromis, fait-il valoir. Est-ce que ça va continuer? Oui, ça va continuer. De quelle façon? On ne le sait pas. Mais une chose qui est sure, on est là pour rester.»

Il reste aussi à savoir qui négociera la convention 2016 de mise en marché avec l’Association québécoise de l’industrie de la pêche et quand cela se fera. L’AQIP vise à retirer la balise du Seafood Price Current du mécanisme de fixation des prix, en vertu de laquelle les pêcheurs reçoivent un ajustement lorsqu’il y a un écart de plus de 25 cents la livre entre cette valeur témoin du marché américain et ce qui a été payé au débarquement.

LES ÎLES EN BREF – page 10 – Volume 29,1 – Février – Mars 2016

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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