Pérennité de la pêche au homard aux Îles-de-la-Madeleine : le RPPCÎ annonce la création d’un fonds de recherche

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Le Rassemblement des pêcheurs et des pêcheuses des côtes des Îles (RPPCÎ) annonce la création d’un fonds de recherche dédié à la pérennité de la pêche au homard du territoire. Profitant de la tribune du Rendez-vous annuel de l’industrie de la pêche et de la mariculture, qui s’est tenu le 18 décembre à La Vernière, son président, Charles Poirier, a expliqué que son organisation y investit une part des revenus de son quota de crabe 2017, soit une somme de 162 500 $. Les projets de recherche du RPPCÎ seront menés en collaboration avec Merinov. «Dans le cadre de cette entente qu’on a avec Merinov, il va y avoir un comité de suivi qui va adhérer, et ce sera en assemblée que nos membres vont décider où on s’aligne dans les projets de recherche, précise M. Poirier. Après ça, on fera le suivi avec Merinov.» Le directeur général du Centre d'innovation de l'aquaculture et des pêches du Québec, David Courtemanche, parle lui-même d’une alliance historique. «À notre connaissance, c’est la première fois qu’une association de pêcheurs va investir dans un fonds dédié à la recherche; dédié à l’innovation pour l’amélioration des procédés en pêche», dit-il. EFFET DE LEVIER De plus, la création du fonds d’innovation RPPCÎ-Merinov s’inscrit bien avec la politique de l’utilisateur-payeur instaurée en 2016, poursuit M. Courtemanche. «Ce fonds-là va servir de mise de fond à des projets de grande envergure, généralement, souligne-t-il. Et nous, on va s’organiser pour aller chercher d’autres bailleurs de fonds qui vont compléter le montage financier. Par exemple, si le fonds investit 10 000 $, 20 000 $ dans un projet, on va chercher un effet levier d’une contrepartie de 25 000 $, 50 000 $, 100 000 $. En allant chercher le plus de bailleurs de fonds possible, ça permet de réduire les risques de chacun, mais aussi de faire des projets de plus grande envergure», affirme le directeur général du centre de recherche. Ainsi, selon Charles Poirier, le RPPCÎ et Merinov vont notamment poursuivre les travaux initiés le printemps dernier pour développer un outil d’aide à la décision afin de déterminer la date idéale de la mise à l’eau des cages. Il précise que des plongées sur le fond seront aussi effectuées, au besoin, pour aller voir ce qui nuit à la capture de la ressource. «Si on se rappelle, il y a deux ans, le homard n’était pas aux rendez-vous et on se demandait : Qu’est-ce qui se passe sur le fond? Est-ce que c’était les moules? La température de l’eau? Les protéines? Ça fait qu’il va y avoir un fonds monétaire placé en réserve, si ça se reproduit, pour aller voir sur les fonds.» Notons que le RPPCÎ conserve 50% de ses revenus du crabe des neiges pour l’administration de son organisation et pour un fonds juridique. Il a notamment adressé une mise en demeure à l’Association des pêcheurs propriétaires des Îles, pour savoir à quelles fins l’argent du crabe des années antérieures a été dépensé. RECHERCHE – page 30 – Volume 31,1 – Février-Mars 2018

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux

Hélène Fauteux, journaliste et coordonnatrice de la salle des nouvelles de CFIM, la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine depuis 29 ans. Je collabore à Pêche Impact depuis les premières heures du journal. Diplômée de l'Université Concordia, à Montréal, où je me suis spécialisée en presse électronique, au sein des facultés de communication et de journalisme. J’ai fait mes premières armes dans la presse écrite pendant mes études, au Canada français, à l'hebdo du Haut-Richelieu. Depuis j’habite dans l'archipel madelinot où elle j’ai épousé un pêcheur de homard et j’ai développé une solide expertise du secteur des pêches et de la mariculture, épine dorsale de l'économie locale.

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