dimanche, décembre 4, 2022
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À mi-chemin de la saison,  des captures de homard déjà supérieures à celles de 2021

À mi-saison de la pêche au homard de la zone 15 sur la Basse-Côte-Nord, qui s’étend du 16 mai au 6 août, les débarquements étaient déjà supérieurs au total de 2021. C’est, du moins, ce que rapporte Michael Sheppard, propriétaire de l’entreprise Fermes Belles Amours de Lourdes-de-Blanc-Sablon. Il parle d’une hausse générale de 20 % à 25 % alors qu’il s’attendait plutôt à une saison «médiocre».

«L’hiver a été tellement rough, que je ne m’attendais pas à autant de débarquements, commente-il. À l’ouest de la zone, dans le coin de Chevery-Harrington, ça a commencé un peu plus lentement à cause que la glace, qui est restée, a gardé l’eau très froide. Le homard ne trappait pas. Ça a pris un bon trois semaines, un mois à devenir ce que c’était l’an passé.»

Au moment d’écrire ces lignes, au début juillet, ce sont surtout les pêcheurs des secteurs de Brador, Vieux- Fort et Saint-Augustin qui enregistraient des rendements supérieurs à leurs prises globales de l’année précédente. «L’an passé, la moyenne par pêcheur variait entre 2 000 et 15 000 livres par bateau, précise l’homme d’affaires. Il faut comprendre qu’on est vraiment à la frontière de l’habitat du homard. Et si on compare avec v’là 10 ans, les pêcheurs de Brador, par exemple, pêchaient peut-être 100 livres par année. Et là, ils sont déjà rendus à 2 500 – 3 000 livres!»

Fermes Belles Amours s’approvisionne auprès d’une trentaine de pêcheurs répartis dans sept ports de pêche. Son dirigeant anticipe des achats globaux de 220 000 à 230 000 livres, cette saison, contre un total de 180 000 livres, en 2021. «Le réchauffement des eaux favorise cette croissance de l’abondance de la ressource, année après année», se félicite M. Sheppard.

CONJONCTURE DIFFICILE

Il note toutefois que le prix payé au débarquement a chuté de 8,10 $ la livre qu’il était en début de saison, à 7 $ vers la mi-juin. «On s’est ajusté avec le marché, expose l’acheteur. Nous, notre homard est envoyé dans les Maritimes, mais le marché était beaucoup moins favorable à cause de la Chine qui était fermée pendant des mois [en raison de la COVID-19]. On n’a pas toujours eu le prix qu’on voulait, mais vu que les débarquements étaient tellement plus élevés que ce à quoi on était habitué, on ne pouvait pas arrêter les pêcheurs de pêcher.»

Michael Sheppard admet à ce propos qu’il a dû trimer dur pour «faire bouger le homard». «Un gros problème, parce qu’on a un gros retard avec le début de saison ailleurs aux Îles, en Gaspésie, au Cap- Breton (Nouvelle-Écosse) et à Terre-Neuve-et-Labrador, c’est que beaucoup de viviers en Nouvelle-Écosse étaient déjà pleins quand on a commencé. Il fallait qu’on se débrouille pour trouver de nouveaux marchés. J’ai passé mes journées au téléphone, quelques semaines à trouver de nouveaux acheteurs. On en a bougé un peu partout : à Terre-Neuve-et-Labrador, à l’Île-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse et au Nouveau-Brunswick. On a trouvé de nouveaux brookers qui bougent beaucoup de homard et les affaires vont bien. On est sur le cruise control

D’ici à la fin de la saison, au début août, le dirigeant de Fermes Belles Amours s’attend d’ailleurs à ce que le prix remonte pour atteindre une moyenne globale variant entre 7,50 $ à 7,75 $ la livre. En 2021, la moyenne saisonnière a été de 8,25 $ la livre. «Si on pouvait remonter à 8 $, on serait content, mais il y a encore beaucoup de homard en entreposage.»

COÛTS EN HAUSSE

De plus, M. Sheppard souligne que ses coûts de production ont beaucoup augmenté cette année, principalement en raison du prix de l’essence qui a doublé par rapport à 2021. «C’est pour ça qu’il faut baisser les prix et s’ajuster au marché, fait-il valoir. Il faut bien que tout le monde soit rentable à la fin de l’année!»

Fermes Belles Amours doit notamment utiliser un bateau collecteur pour aller chercher les prises des deux-tiers de ses pêcheurs, répartis entre Chevery et Vieux-Fort. Cela représente un trajet hebdomadaire de 230 milles nautiques aller-retour, indique son dirigeant. «Notre prix est toujours un peu plus bas que celui payé aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie, parce qu’il faut compenser pour le coût du bateau collecteur. On a un taux de mortalité un peu plus élevé, qui varie entre 2 % et 3 %, parce que le homard est transporté plus loin. En plus, nos coûts de transport vers les marchés sont plus élevés que ceux de la Gaspésie et des Îles.»

L’an dernier, 100 % du homard de Fermes Belles-Amours avait été écoulé vivant sur les marchés. Cette année, M. Sheppard estime qu’une part d’au moins 30 % est transformée. «L’an passé, 80 % de mon homard est allé en Chine et l’autre 20 % aux États-Unis. Cette année, avec nos nouveaux courtiers, on ne sait pas trop où ça va. Je sais qu’on a vendu une couple de voyages à des usines de transformation et le reste se trouve en entreposage en attendant d’être envoyé en Chine et aux États-Unis.»

Michael Sheppard se réjouit également du fait que l’élargissement de son réseau de distribution, grâce à ses nouveaux courtiers, lui permette déjà d’entrevoir la saison 2023 avec sérénité. «Nos pêcheurs sont très contents, ajoute-t-il. Surtout avec la peur qu’on a eue dans le crabe des neiges, parce l’acheteur a arrêté d’acheter pendant un bout de temps et que le prix a baissé de moitié en cours de saison. Alors nos pêcheurs sont contents du prix qu’ils ont; 7 $ la livre, c’est très, très bon, d’autant plus pour des pêcheurs qui pêchent en chaloupe et qui n’ont pas grand dépenses. Ils apprécient que le marché puisse rester en haut de 7 $ la livre et que le homard continue à être expédié.»

Volume 35,3 – LA BASSE-CÔTE-NORD – page 6 Juin-Juillet-Août 2022

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Hélène Fauteux
Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.
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