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Des intérêts gaspésiens se portent acquéreurs de l’entreprise Les Pêcheries Marinard, de Rivière-au-Renard

Les frères George et Bill Sheehan, originaires de Cap-d’Espoir et actionnaires et dirigeants de l’entreprise E. Gagnon & Fils de Sainte-Thérèse-de-Gaspé, sont les nouveaux propriétaires de l’usine Les Pêcheries Marinard, de Rivière-au-Renard, qui appartenait depuis décembre 2021 à Daley Seafoods, une firme terre-neuvienne de transformation et de distribution de fruits de mer.

Cette acquisition par les frères Sheehan a été dévoilée le 31 octobre dernier et elle comporte l’achat de la presque totalité des actifs de l’entreprise Les Pêcheries Marinard, à savoir l’usine de transformation de crevette nordique, Marinard Biotech et son service d’analyses de laboratoire, la poissonnerie La Marinière ainsi que Marinard Informatique.

Quant à l’entrepôt frigorifique, qui était aussi rattaché aux actifs de l’entreprise Pêcheries Marinard, il été vendu par l’ancien propriétaire à la firme E. Gagnon & Fils, de Sainte-Thérèse-de-Gaspé.

Les frères Sheehan connaissent bien le fonctionnement de l’usine de Rivière-au-Renard ainsi que le potentiel de l’ensemble de ses installations et ses équipements puisqu’ils en ont déjà été les actionnaires avec un groupe d’entreprises, d’industriels et de pêcheurs de la Gaspésie lors des années 2010 à 2015.

«Nous sommes très fiers de cette acquisition, d’abord parce qu’elle appartient à nouveau à des intérêts gaspésiens, mais aussi parce que cette usine est dotée d’équipements à la fine pointe de la technologie avec un potentiel de transformation de 15 millions de livres de crevette par année. De plus, nous avions déjà de gros besoins pour notre usine à Sainte-Thérèse au niveau de la congélation, mais également pour le service d’analyses de laboratoire avec nos grosses productions de crabe des neiges et de homard. Des investissements majeurs à cet effet étaient d’ailleurs prévus à nos installations de Sainte-Thérèse dans un avenir rapproché. On va donc épargner des couts importants à ce niveau», mentionne Bill Sheehan, nouveau copropriétaire de l’usine de Rivière-au-Renard.

Malgré l’incertitude qui plane actuellement au sein de l’industrie de la crevette nordique de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, en raison de la faiblesse des contingents disponibles et de la rareté de la ressource, les nouveaux copropriétaires de Pêcheries Marinard n’entendent pas ménager leurs efforts afin d’assurer la pérennité à long terme de l’entreprise gaspésienne et ses quelque 140 employés.

«Nous savons très bien que l’avenir de l’industrie de la crevette au Québec ne sera pas facile au cours des prochaines années, et ce, autant pour les pêcheurs que pour les transformateurs. À court et à moyen termes, pour nous aider à traverser cette crise, l’importation de crevettes nordiques congelées Pandalus Borealis, soit la même espèce que celle capturée dans les eaux de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent, mais provenant de pays scandinaves, va être l’une des options incontournables pour assurer la poursuite des activités de transformation de l’entreprise», souligne Bill Sheehan.

D’ailleurs au début novembre, l’usine de Rivière-au-Renard avait repris ses activités pendant quelques jours avec un nombre restreint d’employés, pour effectuer certains tests de production avec l’importation de matière première provenant de l’étranger. «Nous avons réalisé des tests de maturation avec cette crevette-là et ils ont été concluants. Nous avons ensuite procédé à l’achat d’autres volumes de crevette qui devraient arriver d’ici la mi-décembre pour débuter la production pendant trois ou quatre semaines. C’est ce qu’on souhaite, sinon ça ira au début janvier et ça aidera plusieurs employés de l’usine à cumuler plus d’heures de travail pour prolonger leur admissibilité à l’assurance-emploi, cet hiver», déclare M. Sheehan.

Entretemps, les nouveaux dirigeants de Pêcheries Marinard prévoyaient également opérer l’usine lors des deux premières semaines de décembre avec les restants d’inventaires de crevette congelée de la dernière saison. «Ces crevettes, on pourrait les vendre en vrac, mais on a des clients prêts à l’acheter dans des sacs de plus petits formats. Ça sera des opérations de remballage et ça fera travailler des gens encore une fois», ajoute le codirigeant de l’entreprise de Rivière-au-Renard.

Finalement, questionné à savoir si la réouverture prochaine de la pêche commerciale au sébaste de l’Unité 1 du golfe du Saint-Laurent pourrait s’avérer une belle opportunité de diversification des activités de l’usine de transformation spécialisée uniquement dans la crevette, Bill Sheehan n’ose pas trop s’avancer sur le sujet à ce moment-ci.

«Oui, ça peut être une option intéressante plus tard, mais pas demain matin. Une telle diversification des activités de transformation, ça doit se planifier au minimum un an à l’avance et même plus en raison des modifications nécessaires à l’intérieur de l’usine et de la disponibilité de nouveaux équipements spécialisés. On ne sait pas encore si la pêche au sébaste va rouvrir en 2024 et quel sera le contingent disponible tout en sachant que d’autres usines possèdent le permis nécessaire pour transformer ce poisson de fond. On va d’abord se concentrer sur nos activités de transformation de crevette provenant d’ici et de l’étranger. Après cela, on verra dans le temps l’opportunité d’effectuer d’autres types d’opérations à l’usine. Nous possédons déjà des permis remballage pour le crabe des neiges et le homard et nous croyons qu’il s’agit d’une belle alternative pour maximiser la rentabilité de l’usine de crevette, en plus de garder les gens au travail le plus longtemps possible. On ira de l’avant étape par étape», conclut Bill Sheehan.

TRANSFORMATION – page 20 – Volume 36,5 Décembre 2023-Janvier 2024

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Robert Nicolas
Robert Nicolas est actif depuis près de 30 ans dans le domaine des communications et de l’information reliées plus spécifiquement au secteur des pêches et de l’aquaculture commerciales. Détenteur d’un baccalauréat en Information-communication de l’Université de Moncton, il agit à titre de collaborateur du journal Pêche Impact dès sa naissance en 1988, pour ensuite en devenir le coordonnateur/rédacteur en chef en 1992 jusqu'à aujourd'hui. Observateur privilégié de l’évolution de l’industrie durant toute cette période, Robert Nicolas devient le responsable du Bureau école-industrie de l'École des pêches et de l'aquaculture du Québec (ÉPAQ) en 2011 où il met au profit de cette institution d'enseignement ses connaissances des enjeux et des réalités propres à chacune des régions maritimes du Québec.
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