Entrevue avec un passionné de la science algale «Nous sommes toujours dans la créativité et dans l’innovation.» -Éric Tamigneaux

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Éric Tamigneaux est professeur-chercheur depuis 15 ans à l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec du Cégep de la Gaspésie et des Îles ainsi que chez Merinov, Centre collégial de transfert de technologie (CCTT) des pêches. Il est également titulaire de la Chaire de recherche industrielle dans les collèges du CRSNG en valorisation des macroalgues marines. Portrait de scientifique.

Quelles aptitudes doit-on avoir pour être un scientifique ?

Le truc que tout le monde dira : de la rigueur. En même temps, travailler dans les sciences nécessite de l’imagination pour se rendre où personne n’est allé. En fait, je crois en un heureux mélange des deux. Il faut rejeter les barrières mentales. Écouter sa petite voix intérieure. Avoir un côté rebelle, une capacité à sortir des sentiers battus et balisés. Opter pour le chemin secondaire pour aller voir ce qu’il y a au bout.

Pourquoi les algues comme objet de recherche ?

En ce moment, beaucoup de chercheurs qui vivent autour de l’Atlantique Nord font des recherches sur la thématique des algues. C’est une tendance qui s’observe dans des pays ayant les mêmes contextes économique et climatique que nous. Nous travaillons à ce que le Québec soit un chef de file en la matière, qu’il soit capable de se positionner favorablement sur les marchés au moment où ils se construisent. Nous répondons aux demandes de l’industrie.

J’aime bien les algues parce que tout est à faire. Celles-ci nous donnent la possibilité d’adopter une approche différente. Nous sommes en mesure de développer divers volets en parallèle, c’est-à-dire les techniques de production, les méthodes de transformation et la commercialisation de façon à ce que tout avance en même temps.

Que signifie un projet qui s’insère dans une Chaire de recherche industrielle dans les collèges du CRSNG en valorisation des macroalgues marines ?

Les axes du projet dans lesquels nous nous investissons doivent répondre directement aux besoins, immédiats ou futurs, des entreprises qui soutiennent la Chaire de recherche industrielle. Les partenaires seront capables d’utiliser les résultats de la recherche pour augmenter notamment leurs ventes ou l’efficacité de leurs processus de production, etc.

Qu’est-ce qui est le plus valorisant dans la carrière d’un professeur-chercheur ?

Dans notre métier, nous ne faisons jamais deux fois la même chose. Il n’y a pas de routine. Nous sommes toujours dans l’inconnu, dans le défrichage, dans la créativité et dans l’innovation.

L’aspect concret me plait le plus, de voir que ce que nous faisons sert immédiatement à une entreprise. Nous collons au développement régional. C’est le fun quand de nouveaux entrepreneurs m’appellent pour me dire qu’ils se lancent en affaires dans les algues! Nous contribuons à permettre à des jeunes du même domaine de travailler : des techniciens, des chargés de projet et des étudiants. Je trouve aussi valorisant la reconnaissance que nous obtenons lorsque d’autres centres de recherche viennent frapper à notre porte pour nous dire qu’ils aimeraient travailler en collaboration avec nous. Nous avons réussi à développer quelque chose d’original qui nous appartient en propre.

Quels sont les avantages du CCTT des pêches pour un étudiant ?19Merinov

En tant que stagiaire, Oussama Lapointes, par exemple, voit comment se passe un projet de recherche : la compilation des résultats, l’utilisation des méthodes de mesures, etc. Il intègre de nouvelles compétences techniques et développe des connaissances touchant la culture des algues qui, pour le moment, ne sont pas encore enseignées dans le programme d’aquaculture. C’est un plus sur son CV. Comme nous lui laissons gérer le projet avec une grande autonomie, il est vraiment dans un contexte professionnel. Il a des responsabilités envers les partenaires.

Par Hélène Marie-Ève Murray – Conseillère en communication – Merinov

LES MOLLUSQUES – page 22 – Volume 29,2 – Avril-Mai 2016

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