Le décès de Christian Brun secoue le monde des pêches

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Le décès du président de la Fédération des pêcheurs indépendants du Canada, l’Acadien Christian Brun, dans un accident de la route, le 5 décembre à Miramichi, a créé toute une onde de choc dans le monde des pêches, non seulement en Atlantique mais dans tout le pays.

Monsieur Brun était également directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes, un organisme regroupant près de 1 400 pêcheurs côtiers, surtout des homardiers. Son départ a fortement secoué O’Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, aussi vice-président de la Fédération des pêcheurs indépendants du Canada.

«C’était la voix des francophones du Canada atlantique, y compris des gens du Québec. Il était très à l’aise avec les enjeux des pêcheries. Il traduisait pour les francophones les échanges lors des rencontres de la Fédération. Nous n’avons pas beaucoup de sous et pas les moyens d’avoir la traduction simultanée. Dans les pêches, il avait acquis un niveau de compétence très élevé», signale monsieur Cloutier.

«Il avait des grandes qualités; il était rassembleur, visionnaire et il permettait à tous d’avoir accès à la discussion. Il avait une capacité de concertation assez forte. Il avait réussi à s’implanter et à avoir le     respect de tous. C’est ça le plus difficile dans cette industrie. Depuis l’élection des libéraux à Ottawa, on savait qu’il connaissait bien le ministre des Pêches, Dominic LeBlanc. Tous les deux viennent de Cormier Village, ce qui est remarquable. Malgré ce contact, on a toujours travaillé sur les principes. On n’achalait pas le ministre, mais s’il y avait viol des principes, on montait aux barricades. Il faut noter que Christian, en tant que président de la Fédération des pêcheurs indépendants, avait dû gagner la confiance des pêcheurs semi-hauturiers, en plus de pêcheurs côtiers. Il avait même été élu sans opposition. On a rarement vu ça», ajoute monsieur Cloutier.

Âgé de 46 ans, monsieur Brun laisse dans le deuil sa fille et sa conjointe, originaire du Mozambique, où il avait travaillé pendant plusieurs années avant de se joindre au monde des pêches.

«Il parlait quatre langues, dont le portugais et la langue de la région d’où venait son épouse. C’était un poète publié et un artiste en arts visuels. Il avait un MBA (maîtrise en administration des affaires). Il avait tout un bagage. Les gens le respectaient», conclut O’Neil Cloutier.

ACTUALITÉ– page 2 – Volume 29,6 – Décembre 2016 – Janvier 2017

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À propos de l'auteur : 

Gilles Gagné

Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.

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