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Le projet de modernisation de la cale de halage du port de Cap-aux-Meules se précise avec une toute nouvelle infrastructure

Devenu une priorité fédérale-provinciale dans la foulée du passage de l’ouragan Fiona en septembre dernier, (Pêche Impact septembre 2022), le projet de modernisation de la cale de halage du port de Cap-aux-Meules se précise. On parle désormais d’une toute nouvelle infrastructure pour enfin accommoder la grue portique de 300 tonnes acquise en 2018. Le président du Regroupement des utilisateurs du port (RUPCAM), Jocelyn Thériault, explique que c’est pour éviter toute rupture de service pour la mise à l’eau et la sortie des bateaux pendant la réalisation des travaux.

Il souligne que les opérations d’urgence de levée des petits bateaux menées l’automne dernier dans la foulée de l’ouragan Fiona avec la nouvelle grue, en raison d’un bris sur l’ancienne grue portique de 100 tonnes, ont démontré que la cale actuelle a la capacité de supporter le poids du nouvel équipement de halage parce qu’elle avait été consolidée par la Coopérative de transport maritime et aérien (CTMA) au coût de 200 000 $, quelques mois plus tôt.

«La vieille grue pèse 25-30 tonnes et la nouvelle grue en pèse une cinquantaine de plus, précise M. Thériault. Malgré tout, après la sortie de l’eau des bateaux de moins de 100 tonnes, on a fait les vérifications en plongée, et la cale n’a pas bougé. Il n’y a pas eu de fissure, ni rien.»

De plus, il est prévu que la cale de halage actuelle change de vocation pour accueillir la rampe de lancement des bateaux, située en parallèle, afin de la rendre plus fonctionnelle. Le problème, nous dit le président du RUPCAM, c’est que  cette rampe de lancement pour petits   plaisanciers est courbée. «C’est un sans-dessein qui a dessiné ça, parce qu’il a fait un slip en 45˚, déplore Jocelyn Thériault. Ça fait qu’il faudrait des bateaux accordéons pour pouvoir les mettre à l’eau!»

TRAVAUX DE 7 M$ À 9 M$

Selon une analyse de coûts, élaborée par une firme d’ingénierie pour le compte du RUPCAM et présentée à la députée-ministre Diane Lebouthillier après la tempête Fiona, ces travaux sont estimés entre 7 M$ et 9 M$. La députée fédérale de la Gaspésie et des Îles et ministre du Revenu affirme qu’un échéancier de réalisation sera produit dès cet hiver. «C’est le ministère des Transports qui va faire les annonces, dit-elle. Et, comme le premier ministre [Trudeau] s’y était engagé, il y a des discussions aussi à y avoir avec le gouvernement du Québec.»

Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l‘Alimentation du Québec (MAPAQ), André Lamontagne, affirme qu’il est ouvert à appuyer le projet dès que Transports Canada, propriétaire du port de Cap-aux-Meules, prendra l’engagement ferme d’y investir. Il souligne d’ailleurs que le gouvernement du Québec a déjà investi 2,2 M$ dans l’achat de la grue portique de 300 tonnes, en plus d’avoir contribué pour près de 180 000 $ depuis 2016 à la réalisation d’une étude d’ingénierie par la firme WSP, la réparation de l’ancienne grue et le montage du nouvel équipement.

«Depuis le Jour 1, nous avons toujours été aidants, insiste M. Lamontagne. Et le premier ministre [Legault] l’a dit aussi : être aidant pour que ça puisse fonctionner. Mais au départ, c’est une responsabilité fédérale. Et une fois qu’il assumera ça et qu’il enverra le signal comme quoi il va y avoir un projet, après ça on va s’asseoir et voir comment on peut intervenir.»

Enfin, selon une communication avec le bureau de la députée-ministre Lebouthillier, le président du RUPCAM s’attend à recevoir le feu vert de Transports Canada au cours des prochaines semaines. Rappelons que le dossier était jusque-là bloqué en raison d’un litige fédéral-provincial sur la propriété de la cale de halage, dont la dalle est en sol québécois et la structure repose sur fond marin fédéral. «Peu importe la propriété de la nouvelle cale de halage, ce que le RUPCAM veut, c’est un bail d’occupation, indique-t-il. Et au bureau de Diane Lebouthillier ils ont dit que c’était la priorité des priorités et qu’il fallait que ça se règle en 2023.»

Jocelyn Thériault insiste également pour que Transports Canada simplifie la bureaucratie et assure la présence, aux Îles, d’une personne ressource tout au long des travaux, afin d’être en communication constante avec le RUPCAM. «On veut que chaque décision qui sera prise pour construction ou modification, que ça passe par le RUPCAM. Et on ne demande pas une navette spatiale, là. Une cale de halage, c’est un trou avec du ciment tout autour. Ça existe partout. On a les dimensions que ça prend, ça fait que mettez-vous à l’ouvrage!», conclut-il.

LES ÎLES EN BREF – page 33 – Février-Mars 2023

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Hélène Fauteux
Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.
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