vendredi, avril 24, 2026
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Les captures de homard se stabilisent après les deux premières semaines et les prix payés à quai sont en hausse

Deux éléments distincts ont caractérisé la première moitié de saison des homardiers gaspésiens : le mauvais temps leur a mené la vie dure, surtout au cours des trois premières semaines, et le prix, décevant de l’avis des homardiers en ce qui a trait à la période du 28 avril au 5 mai, n’a cessé de croître par la suite.

Ce prix a été fixé à 7 $ la livre lors de la première semaine, en l’absence du prix de référence venant des Îles-de-la-Madeleine, pour ensuite passer à 7,28 $, puis 7,42 $, ensuite 7,53 $ lors de la quatrième semaine, avant de s’établir à 7,67 $, lors de la cinquième et dernière semaine de mai.

O’Neil Cloutier, directeur du Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie, qui représente les homardiers de la péninsule, prend le tumulte de la première saison avec philosophie.

«En fait, ce qu’il faut relever, c’est qu’on n’est pas habitués à avoir un prix de la première semaine inférieur à celui des deuxième et troisième semaines. Nous sommes habitués à être seuls sur le marché avec un prix optimal lors de la première semaine, et ça n’a pas été le cas cette année parce que la saison s’est amorcée au nord du Nouveau-Brunswick en même temps que la nôtre. C’est correct, la tendance de prix de cette année parce qu’un prix optimal n’aurait pas été suivi par des hausses comme celles qu’on voit. Le marché aurait pu payer plus de 7 $ la première semaine, mais il aurait été difficile de le monter par la suite. On pourrait dire que c’est un mal pour un bien. On va voir à l’usage», commente M. Cloutier.

Il voit quand même un avantage aux tendances des deux dernières semaines de mai et il n’est pas exclu selon lui que le prix atteigne ou frôle les 8 $ la livre avant la fin de la saison.

«Le prix est meilleur alors que les prises sont meilleures. Les premières semaines ont été assez difficiles, peut-être pas dans les extrémités du territoire, mais à Coin-du-Banc, Cannes-de-Roches, Saint-Georges-de-Malbaie, il y a eu beaucoup de vent du nord et du nord-est. Des homardiers ont perdu plusieurs journées dans ce secteur. On entend que, passé aujourd’hui (le 2 juin), il y aura du vent de sud, un peu plus facile dans certains secteurs, avant une baisse des températures vers les 7-8 juin», dit-il.

«Moi, personnellement, j’ai trois jours de perdus, alors que d’habitude, je n’en ai aucun pendant toute une saison, parfois une demi-journée», note M. Cloutier, qui pêche vis-à-vis Percé.

Il assure que le mauvais temps se traduit par des prises inférieures, surtout quand le vent est fort.

«Évidemment, en début de saison, c’est l’eau froide qui est un obstacle, et quand il fait mauvais, le homard ne «cage» pas (il n’entre pas dans les casiers). On me dit que c’est mieux dans la Baie-des-Chaleurs qu’à l’est de Chandler, à l’exception de Cap-d’Espoir. En gros, ça s’est replacé depuis deux semaines. On a quand même cinq semaines de passées. Pour la plupart des zones, la pêche prendra fin le jeudi 3 juillet», souligne-t-il.

O’Neil Cloutier ne dresse aucune comparaison de ses prises sur une base quotidienne d’une année à l’autre. Il se réjouit du redressement des prises lors des deux dernières semaines de mai.

«Je ne pense pas que j’aie une baisse jusqu’à maintenant, comparativement à l’an passé. La dernière semaine a été excellente, mais je ne pense pas que j’aie une hausse non plus. Les trois premières semaines ont été plus difficiles pour moi aussi», précise-t-il.

Offre plus limitée

M. Cloutier attribue la hausse de prix à l’offre plus limitée de homard sur les marchés.

«Au Nouveau-Brunswick, la pêche n’est pas très bonne, sauf à (l’île) Miscou. Je parle régulièrement à un collègue dans ce secteur. C’est surtout le côté néo-brunswickois de la baie des Chaleurs qui écope. Il y a eu beaucoup de vent du nord et il n’y a pas de montagnes pour le ralentir. Bref, il y a moins de homard sur les marchés», observe-t-il.

O’Neil Cloutier croit que la fin de saison pourrait encore effacer les difficultés des cinq premières semaines.

«Pour le prix, on est mieux partis que l’an passé. Le prix moyen a atteint 7,08 $ ou 7,09 $ la livre l’an passé. Ce sera plus fort que ça cette année. Il y a du homard dans l’eau, c’est évident; il faut juste le capturer. Il faut qu’il fasse beau», résume-t-il.

Il précise n’avoir «aucun écho» des résultats de captures liés aux permis exploratoires accordés entre Rimouski et Cap Gaspé en prévision de la saison 2025 par le ministère fédéral des Pêches et des Océans.

LA GASPÉSIE – page 2 – Volume 38,2 Mai-Juin-Juillet 2025

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Gilles Gagné
Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.
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