Pêche à la crevette : un bilan de deuxième moitié de saison positif

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Avec une hausse des prix au débarquement et des taux de captures intéressants, la deuxième moitié de saison de pêche à la crevette dans le golfe du Saint-Laurent présente un bilan positif. C’est du moins l’appréciation qu’en fait le directeur de l’Office des pêcheurs de crevette du Grand Gaspé (OPCGG), Patrice Element. La deuxième partie de la saison, qui s’est amorcée le 1er juillet, a été marquée par une révision des prix dans le cadre du plan conjoint de la crevette. Ainsi, l’Office des pêcheurs de crevette du Grand Gaspé, qui demandait une augmentation des prix, a obtenu gain de cause.

HAUSSE NOTABLE

La Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec a accordé une hausse des prix à la livre qui s’est traduit par un tarif de 2,18 $ pour la grosse crevette, 1,80 $ pour la moyenne et 1,45 $ pour la petite. Cette majoration représente 40 à 45 cents de plus la livre par rapport aux prix versés en début de saison. Il s’agit donc d’une augmentation considérable. «On est satisfait, a fait savoir sans grande surprise M. Element. C’est exactement ce qu’on demandait.» Si la Régie a accepté la requête de l’OPCGG qu’elle avait pourtant refusée plus tôt ce printemps, le directeur croit que l’argumentaire de son organisme, sur lequel lui et ses membres ont retravaillé, était probablement mieux bâti. Les prix au débarquement se rapprochent de ceux offerts aux pêcheurs de Terre-Neuve et de la Norvège. «Si vous regardez les prix affichés, ceux qui sont officiels, ils sont plus élevés que ce qui se paie à Terre-Neuve, fait remarquer le directeur de l’Office. Par contre, à Terre-Neuve, il y a des surprimes importantes qui sont payées par rapport aux prix qui sont affichés. Présentement, les prix à Terre-Neuve sont encore probablement supérieurs à ce qu’on a au Québec, mais la différence n’est pas aussi grande que ce qu’elle a déjà été.»

TAUX DE CAPTURES INTÉRESSANTS

Les taux de capture depuis le 1er juillet sont avantageux comparativement à pareille date l’an dernier. «Si on se compare à l’année passée, je dirais que les taux de capture sont plus intéressants, analyse Patrice Element. Si on regarde le total des captures, c’est probablement plus faible parce que les taux de capture ont été quand même intéressants en début de saison. Ça veut dire qu’il reste moins de crevette à pêcher cette année que l’année passée à pareille date. Donc, en termes de captures, c’est mieux, mais en termes de totaux des captures, c’est moins bon. C’est essentiellement parce que le début de saison a été excellent.»Dans l’ensemble, comme les capitaines-propriétaires travaillent en fonction des quotas alloués, la présente saison sera presque similaire à celle de l’an dernier. «Ça va être presque exactement la même chose que l’année passée parce que les gars avaient tous pris leur quota individuel, indique le porte-parole de l’OPCGG. Puis, cette année, ils vont tous le prendre aussi. Par contre, ce qu’on constate, c’est que les taux de capture étaient meilleurs. Mais, la crevette s’est capturée plus rapidement que l’année passée.» Par conséquent, si les captures se sont faites plus rapidement, M. Element confirme que plusieurs crevettiers ont donc déjà atteint la totalité de leur quota individuel. «Je ne peux pas donner de statistiques, mais c’est clair qu’il y a plus de pêcheurs qui ont fini plus tôt que l’an passé», remarque-t-il.

IMPORTANTES ÉCONOMIES

Une saison qui se termine plus tôt équivaut à des économies importantes pour les propriétaires de bateaux. «Ça représente des économies parce que les voyages sont plus payants, explique le patron de l’Office. Ça veut dire moins de carburant et moins d’épicerie. Pour à peu près les mêmes dépenses, ils [les crevettiers] se ramassent plus de revenus.» Il est cependant difficile de fournir un ordre de grandeur des économies que peuvent réaliser les crevettiers puisque les quotas varient beaucoup d’un pêcheur à l’autre, tout comme le prix du carburant d’une année à l’autre. Quoi qu’il en soit, si un voyage de pêche peut coûter en moyenne 15 000 $, l’économie réalisée pour chaque voyage de moins devient fort significative. En revanche, cela ne change absolument rien sur le plan de la main-d’oeuvre puisque les travailleurs sont rémunérés au pourcentage. Par conséquent, ils profitent tous des profits réalisés. «Si les prix augmentent de 20 %, la paie des hommes de pont augmente de 20 %, illustre Patrice Element. Dans le cas de la crevette, c’est linéaire. Ce n’est pas nécessairement comme ça pour d’autres espèces. Meilleur est le prix payé au capitaine-propriétaire, plus grande est la paie que le pêcheur a.»

RÉTABLISSEMENT DE LA RESSOURCE?

Pour M. Element, le plus réjouissant dans toute cette histoire se situe sur le plan de la ressource. Si les taux de capture sont plus élevés, c’est probablement parce qu’il y a plus de crevette dans le golfe que les dernières années, où elle était en déclin constant. Si la crevette est beaucoup plus facile à prélever que l’année passée, doit-on en conclure qu’il y a un rétablissement de la ressource? Les relevés de Pêches et Océans Canada le diront. En comparant avec l’an passé, le directeur de l’Office relève que c’est la zone Anticosti qui a été le secteur le plus productif de la saison. «Il y a eu une amélioration, alors qu’historiquement, le pain et le beurre des pêcheurs, c’était la zone Sept-Îles, souligne-t-il. Mais, la zone Sept-Îles a beaucoup été affectée au cours des dernières années par des baisses de quotas. Par contre, cette année, il y a eu une amélioration notable dans Sept-Îles et ça a été très apprécié parce que ça a été difficile, il y a quelques années, dans cette zone.»

 

 

GASPÉ-NORD – page 2 – Volume 32,4 Septembre-Octobre-Novembre 2019

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À propos de l'auteur : 

Johanne Fournier
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