dimanche, janvier 29, 2023
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Pêche au homard : une autre saison remarquable en matière de prises et de revenus

Les homardiers québécois ont connu une autre saison exceptionnelle sur le plan des prises en 2022, puisqu’ils ont réalisé un record. De plus, même si le prix n’a pas atteint de record en 2022, il s’est maintenu à un seuil élevé, ce qui a permis à l’industrie d’enregistrer un record de tous les temps en matière de valeur des débarquements.

Le volume des prises a atteint 11 908 tonnes métriques, soit 875 tonnes métriques de plus que les 11 033 de 2021, le précédent record. C’est une hausse de 7,93 %. Les revenus ont été caractérisés par une hausse moins forte, puisqu’ils se sont établis à 208,7 millions    (M) $ , près de 2 M$ de plus que les 207 M$ de 2021, alors qu’un record de prix avait été enregistré. C’est une hausse de 0,97 % de ces revenus totaux, une donnée qui reste préliminaire, les statistiques de prises de 2022 étant susceptibles de changer légèrement.

La valeur des prises de homard en 2022 s’approche pour le moment à seulement 1 M$ des plus importants revenus annuels attribuables à une seule espèce. Ce record, de 210 M$, a été enregistré en 2017 dans le secteur du crabe des neiges.

«Le homard est globalement l’espèce la plus lucrative pour une troisième année d’affilée, même si le prix a baissé de 8,52 $ à 7,95 $ la livre cette année. C’est 6,7 % de moins», précise la chercheuse analyste Marilou Des Roberts, du ministère fédéral des Pêches et des Océans.

Ce prix de 7,95 $ constitue le second prix le plus élevé de l’histoire des captures québécoises de homard, en valeur nominale, après le record de 2021.

Régionalement, les trois grands secteurs de pêche du Québec maritime ont connu des résultats différents en 2022.

Marilou Des Roberts fait notamment remarquer qu’aux Îles-de-la-Madeleine, les débarque-ments de homard ont augmenté de 1 411 tonnes métriques d’une année à l’autre, pour atteindre 6 986 tonnes en 2022, comparativement à 5 575 tonnes en 2021. C’est une augmentation de 25,3 %.

La valeur s’est établie à 123,2 M$ dans l’archipel, en hausse de 14,6 M$ comparativement aux 104,8 M$ de l’année précédente. C’est un bond important de 13,93 % entre 2021 et 2022. Aux Îles, le homard représente 64 % de tous les volumes de produits marins débarqués, volumes qui atteignent 10 883 tonnes métriques, et 75 % de la valeur totale des débarquements. Cette valeur, toutes espèces confondues, a atteint 165 M$ lors de la dernière saison.

En Gaspésie, les prises de homard augmentent pratiquement tous les ans depuis 2013, mais l’année 2022 aura fait exception, en raison de conditions climatiques très difficiles lors des deux premières semaines de la saison. En 2022, les captures ont atteint 4 263 tonnes métriques, comparativement à 4 719 tonnes métriques en 2021, une diminution de 436 tonnes.

Ce fléchissement de 9,6 % explique en bonne partie la baisse des revenus à quai, qui sont passés d’une année à l’autre de 88,8 M$ à 74,4 M$, soit 16,2 %. Marilou Des Roberts ne manque pas de rappeler que le fléchissement de 6,7 % du prix payé aux homardiers a aussi contribué à la baisse des revenus pour les Gaspésiens.

Les homardiers de la Côte-Nord ont aussi connu des baisses de volumes et de revenus en 2022. «Les quantités ont diminué de 11 % et il y a eu une baisse de 3 % en valeur», signale Marilou Des Roberts.

La Côte-Nord a longtemps constitué un joueur marginal en matière de débarquements de homard, mais les sept dernières années ont changé la donne. En 2015, les Nord-Côtiers débarquaient 157 tonnes métriques représentant 1,7 M$ en valeur à quai. Le sommet historique est survenu en 2021 avec des prises de 739 tonnes ayant généré des revenus de 14,3 M$ pour les pêcheurs. L’année 2022 est resté très bonne quand on la remet dans un contexte de 10 ans, puisque les prises ont totalisé 659 tonnes et elles ont généré des revenus de 11 M$ au débarquement. C’est six fois et demi plus de retombées qu’en 2015.

Marilou Des Roberts rappelle toutefois que malgré la baisse de prix de 6,7 % en 2022, «le prix du homard a été plus élevé de 16 % par rapport à son niveau pré-Covid». En 2019, ce prix s’était établi à 6,66 $ la livre.

Au cours des sept dernières années, le prix du homard s’est retrouvé sous la barre des 6,50 $ la livre qu’à deux reprises, à 5,69 $ en 2015, et à 5,04 $ en 2020, première année de Covid, au cours de laquelle la plupart des homardiers québécois, inquiets de voir la saison annulée à cause de la pandémie, ont accepté un prix garanti de 5 $ la livre.

En raison de conditions de reproduction favorisées par de vigoureuses mesures de protection des géniteurs aux Îles-de-la-Madeleine et en Gaspésie à partir de la seconde moitié des années 1990, les captures québécoises de homard ont connu une hausse spectaculaire, particulièrement depuis 2015.

De 5 908 tonnes métriques et 74 M$ de valeur au débarquement en 2015, ces données ont été en gros multipliées par deux en ce qui a trait aux volumes, et par trois en ce qui concerne les revenus.

Au moment où Pêche Impact est allé sous presse, quelques données partielles sur les captures à l’île d’Anticosti n’étaient pas disponibles, rendant possible une légère amélioration du bilan de 2022, selon l’économiste Ali Magassouba, de Pêches et Océans Canada.

À moyen terme, la Haute-Gaspésie et l’est du Bas-Saint-Laurent pourraient d’autres part devenir des secteurs intéressants de captures de homard. Une pêche exploratoire est menée entre La Martre, à l’est de Sainte-Anne-des-Monts, et la rivière Tartigou, à Baie-des-Sables, à l’ouest de Matane, et ces essais donnent des résultats encourageants.

ÉCONOMIE – page 9 – Volume 35,5 – Décembre 2022 – Janvier 2023

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Gilles Gagné
Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.
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