Prévisions pré-saison : une bonne synchronisation observée

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Selon Peter Galbraith, il y avait une bonne synchronisation entre le réchauffement printanier et la mise à l’eau des cages à homard, cette année, aux Îles-de-la-Madeleine. La semaine précédente, l’océanographe physicien de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) avait pourtant enregistré un recul des températures de surface, qui variaient entre 0,2 et 0,7 degré Celcius à l’ouest et à l’est des Îles, à 15 mètres de profondeur.

Mais il prévoyait néanmoins qu’elle atteindrait le seuil d’un degré et demi qui fait sortir le homard de son hibernation à temps pour les premiers débarquements. «Si la pêche se fait un petit peu plus profondément, il faut attendre une semaine ou deux de plus pour que la chaleur se transmette à une trentaine de mètres de profondeur», précise le chercheur.

Or, tandis que les données de l’IML proviennent de lectures par satellite, voilà que Merinov entreprend, pour la première fois, entrepris de mesurer la température directement sur le fond à l’aide de casiers. L’océanographe physicien compare la précision de cette approche à celle qu’il emploie durant l’hiver à la grandeur du Golfe, pour ses relevés par sonde héliportée. «Il n’y a rien comme être sur le terrain et vraiment mesurer, dit-il. Ça va battre les données satellites en tout point. Il n’y a rien comme être là et vraiment mesurer avec un instrument calibré.»

PROTÉINES SANGUINES ET CAPTURABILITÉ

D’ailleurs, selon les relevés faits par Merinov, au cours de la semaine de la mise à l’eau des cages initialement fixée au samedi 6 mai, mais reportée d’une semaine en raison des vents, on mesurait des températures variant entre 1,8 et 2 degrés Celsius à 20 mètres de profondeur. Le homard des Îles était donc entré dans sa phase physiologique active, explique le biologiste chargé de projet, Jean-François Laplante. Ses travaux de recherche visent à développer un outil d’aide à la décision pour fixer la date d’ouverture de la pêcherie. Il souligne qu’une semaine plus tôt, ses échantillons du côté nord de l’archipel étaient encore tout engourdis. «On a vraiment vu une différence significative entre la semaine du 24 avril puis celle du premier mai, affirme M. Laplante. Dans le sens que le homard qu’on pêchait dans la semaine du 24 était en quelque sorte endormi; on voyait qu’il venait seulement d’amorcer son processus.»

Monsieur Laplante note aussi que 60% de ses relevés pré-saison avaient un taux standard de protéines sanguines et une carapace craquante, alors que 40% apparaissaient déjà bien en chair. Le taux de protéine des crustacés, qui varie selon le stade de la mue, est un bon indice de la capturabilité de la ressource, indique le biologiste. «Plus disons, l’indice de Brix, le niveau protéinique est faible, ça veut dire que le homard sera affamé, dit-il. Il a moins de réserves en lui. Donc, sa capturabilité va être plus élevée.»

Merinov mène ses travaux en collaboration avec l’Université du Québec à Rimouski, pour le compte du Rassemblement des pêcheurs et des pêcheuses des côtes des Îles. Jean-François Laplante espère un financement récurrent pour les années à venir, afin de constituer une nouvelle banque de données statistiques.

ABANDON DE PRÉVISIONS DANS LE MAINE

Enfin, pendant ce temps, l’Institut de Recherche du Golfe du Maine (GMRI – Gulf of Maine Research Institute) a lui-même annoncé ce printemps qu’il ne ne fera plus de prévisions sur les débarquements annuels de homard. C’est ce que rapporte l’éditeur John Sackton de Seafood news.com. Ces prévisions, basées sur la température de l’eau à 50 mètres de profondeur, visaient à informer l’industrie de deux à trois mois d’avance sur la période des plus hauts rendements pour la saison de pêche à venir. Or, selon John Sackton, le GMRI les a abandonnées parce que l’industrie en critique la précision et l’impact qui en découle sur les prix.

ENVIRONNEMENT – page 22 – Volume 30,3 – Juin-Juillet-Aout 2017

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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