Québec accorde 1,3 million $ au secteur des pêches et de l’aquaculture aux Îles-de-la-Madeleine

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Le gouvernement du Québec injecte près de 1,3 million $ en soutien au secteur des pêches et de l’aquaculture des Îles-de-la-Madeleine. L’annonce en a été faite par le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), André Lamontagne, à l’occasion de sa première visite dans l’archipel, à la mi-octobre. Son ministère accorde notamment une aide de 45 000 $ au Regroupement des usagers du port de Cap-aux-Meules pour les frais d’assemblage de la nouvelle grue-portique de 300 tonnes, livrée en cours d’été.

«Je trouve qu’avec le Fonds des pêches du Québec qu’on a annoncé cette année, et la bonification des programmes qu’on a faite depuis janvier, tous les outils sont là, vraiment, plus que jamais, au niveau du soutien qui est offert, pour que les entreprises puissent se développer», se félicite M. Lamontagne.

GFSI et robotisation

La part du lion va aux usines La Renaissance des Îles et Fruits de Mer Madeleine, qui reçoivent respectivement 750 000 $ et près de 400 000 $ pour la mise en conformité de leurs aires de transformation avec les normes internationales du Global Food Safety Initiative (GFSI). La présidente-directrice générale de La Renaissance, Lynn Albert, parle d’un investissement global de plus de 2 millions $, qui englobe l’achat d’équipements de robotisation.

«Les travaux de mise aux normes sont déjà en cours dans nos deux usines de Grande-Entrée et de Gros Cap, qui traitent respectivement le crabe et le homard, précise-t-elle. Ils visent à séparer les productions de crustacés crus et cuits pour éviter toute contamination croisée.»

De son côté, Fruits de Mer Madeleine est engagée dans une première phase d’agrandissement, évaluée à 1,3 million $, visant à reconfigurer ses stations de travail et à les doter de lève-charge pour éviter que ses employés ne se blessent en hissant des bacs du plancher à la hauteur de leurs épaules. Le directeur général de l’entreprise, Pierre Déraspe, explique qu’on agrandit présentement sur une superficie de 2 000 pieds carrés, soit le tiers de l’agrandissement total à venir, d’ici à l’obtention de la certification GFSI dans un horizon de cinq ans.

«Dans un premier temps, on va déplacer la chaudière à vapeur dans la nouvelle section pour désengorger l’usine et faciliter le réaménagement de la ligne [de production]», dit-il.

De plus, Fruits de Mer Madeleine investira une somme additionnelle de 700 000 $ dans l’achat de brosses à crabe mécaniques. «Cet équipement sera installé avant le printemps 2020, souligne son directeur général. On attend une autre annonce de subvention, dans le cadre du programme régulier du MAPAQ, pour soutenir cet achat. La robotisation commande des investissements majeurs qui nous seraient impossibles sans aide gouvernementale.»

Phoques gris

De son côté, la Boucherie spécialisée Côte à Côte a reçu une subvention de 11 300 $ pour évaluer la présence de métaux lourds dans le cœur et les reins de jeunes phoques gris. Cet octroi compte pour 85 % des coûts du projet, selon son propriétaire, Réjean Vigneau. Il se félicite d’ailleurs de ce que les analyses préliminaires sur 33 bêtes échantillonnées ce printemps donnent des résultats encourageants. En effet, selon l’étude, tous les produits carnés commerciaux du phoque se situent dans les zones sécuritaires déterminées par Santé Canada.

«Notre philosophie c’est de traiter la bête au complet dans un contexte d’acceptabilité sociale, et puis la demande des Orientaux et de monsieur et madame tout-le-monde qui commencent à faire des recettes avec des cœurs de loups-marins, nous a conduit à établir un protocole de commercialisation avec le MAPAQ», raconte le boucher-chasseur.

De plus, dans l’attente d’une décision de son collègue de l’Environnement, Benoît Charrette, sur la demande des Madelinots pour que les plages de l’Île Brion soient soustraites de la réserve écologique afin d’y permettre la chasse aux phoques gris, le ministre Lamontagne se montre ouvert à appuyer les expéditions vers des sites alternatifs. «On est certainement favorables à accompagner l’industrie de la pêche aux phoques, affirme le ministre québécois des Pêcheries. L’objectif c’est de faire en sorte que nos gens puissent avoir accès à la ressource.»

Pour Réjean Vigneau, cette annonce est une bonne nouvelle et une reconnaissance de l’impact de ces voraces prédateurs sur l’écosystème marin. «Ce serait un plus pour l’industrie de la chasse aux phoques, surtout quand on a une nouvelle industrie comme Total Océan qui vise de nouveaux marchés et des coûts de revient les plus bas possible, souligne-t-il. Ce serait aussi un plus pour les grands bancs de poissons qu’on a ici autour des Îles et qui perdent en biodiversité. De plus en plus on se rend compte qu’il y a des dommages. À 50 kilomètres en périphérie autour de l’île Brion, il n’y a plus aucun poisson plat; on parle de turbot, de plie, de raie et de flétan.»

Enfin, notons que le MAPAQ accorde aussi 88 320 $ sur trois ans à la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine pour soutenir les activités de sa Table pêche et mariculture, dont son traditionnel Rendez-vous annuel de l’industrie. La 11e édition de cet événement se tiendra le mercredi 11 décembre sous le thème Une industrie prospère. Maintenons le cap!

SOUTIEN FINANCIER – page 31 – Volume 32,5 Décembre 2019 – Janvier 2020

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux

Hélène Fauteux, journaliste et coordonnatrice de la salle des nouvelles de CFIM, la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine depuis 29 ans. Je collabore à Pêche Impact depuis les premières heures du journal. Diplômée de l'Université Concordia, à Montréal, où je me suis spécialisée en presse électronique, au sein des facultés de communication et de journalisme. J’ai fait mes premières armes dans la presse écrite pendant mes études, au Canada français, à l'hebdo du Haut-Richelieu. Depuis j’habite dans l'archipel madelinot où elle j’ai épousé un pêcheur de homard et j’ai développé une solide expertise du secteur des pêches et de la mariculture, épine dorsale de l'économie locale.

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