Système Echo Trawl pour la pêche à la crevette : une technologie qui maximise l’efficacité du chalut

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Cinq projets approuvés à l’occasion d’initiatives déposées au Fonds des pêches du Québec ont été annoncés récemment par le ministère fédéral des Pêches et des Océans et le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec. Quatre de ces initiatives touchent des crevettiers, trois de Rivière-au-Renard et un de Matane.

Les crevettiers Mario Côté, Réal Bond et Guillaume Synnott, de Rivière-au-Renard, de même que Pierre Cantin, de Matane, ont ainsi reçu près de 100 000 $ chacun pour acheter et installer le système Echo Trawl, une technologie qui maximise l’efficacité du chalut en enregistrant en temps réel, par voie de sonar, l’entrée des crevettes dans le filet. Le système permet du même coup de localiser dans l’espace marin l’endroit où sont réalisées ces captures.

«Ça permet d’aller chercher le maximum du chalut dans le fond. On peut vérifier (aussi) si les portes sont ouvertes sur le chalut pour qu’il fonctionne bien», précise Mario Côté, après quelques mois d’utilisation du système Echo Trawl.

Pierre Cantin assure que le système rend la capture «20 % plus efficace», et qu’il est conséquemment possible de réduire le nombre de sorties en mer sur l’ensemble d’une saison parce qu’on peut mieux cibler ses prises, en fonction des endroits où la crevette est présente.

Un système de senseurs permet d’enregistrer chaque «impact», c’est-à-dire l’entrée dans le chalut de chaque crevette.

Chacun des quatre projets menés par les crevettiers a nécessité un investissement de 113 003 $. Le ministère des Pêches et Océans a contribué 69 932 $ à chacune de ces initiatives, comparativement à 29 971 $ pour le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), pour une aide combinée de 99 903 $. Chaque crevettier a injecté 13 100 $.

Le Fonds des pêches du Québec a retenu un cinquième projet pour cette ronde d’annonces, et il bénéficie à la firme NutrOcéan Plus, de Rimouski. Cette compagnie reçoit 89 897 $, soit 62 928 $ de Pêches et Océans Canada et 26 969 $ du MAPAQ dans le but d’identifier les enjeux techniques et technologiques lors de la conception d’un photo-bioréacteur à grande échelle pour la production de microalgues. Ce photo-bioréacteur servira en aquaculture, entre autres. Dans ce cas, la mise de fonds de la firme s’élève à 48 203 $, pour un projet total de 138 100 $.

L’annonce de ces projets a été réalisée le 8 septembre par voie d’appel-conférence initié par la ministre du Revenu national et députée fédérale de la circonscription de Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, Diane Lebouthillier.

La part de la contribution de Pêches et Océans Canada dans les cinq projets totalisent 342 656 $, comparativement à 146 853 $ pour le MAPAQ. Ces proportions respectent en gros les contributions de ces deux ministères au Fonds des pêches du Québec, doté d’une enveloppe de 42,8 millions $, dont 30 millions $ du gouvernement fédéral. Ce fonds couvre une période de cinq ans.

Diane Lebouthillier a indiqué que les cinq nouveaux projets portent à 13 le nombre d’initiatives approuvées jusqu’à maintenant depuis la création du Fonds des pêches du Québec, mais quelques projets ne sont pas encore annoncés. Les subventions totalisent 2,7 millions $. Elle a indiqué que d’autres projets seront annoncés incessamment et qu’ils porteront la somme de subventions à 4,2 millions $.

Dans ce cas, il s’agit de 12 autres projets en cours d’approbation ou de signature pour une valeur totale de 1,5 million $.

Questionnée au sujet du fait qu’une année sur cinq s’est écoulée depuis la création du Fonds des pêches, soit 20 % de la période couverte par le programme, alors que de 10 % de son budget a été engagé, la ministre Lebouthillier a précisé que «d’autres annonces sont à venir» et qu’il y a «beaucoup de projets en analyse».

APPUI FINANCIER – page 10 – Volume 33,4 Septembre-Octobre-Novembre 2020

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À propos de l'auteur : 

Gilles Gagné

Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.

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