Utilisation obligatoire de la boîte noire :d’autres flottilles de pêche concernées aux Îles-de-la-Madeleine

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De nouvelles flottilles de pêche se voient imposer un système de suivi satellite de leurs déplacements, aux Îles-de-la-Madeleine. Les quatre pêcheurs de mactre de l’Atlantique à la drague hydraulique comptent au nombre de ceux qui sont désormais tenus d’avoir une boîte noire à bord de leur embarcation. La mesure, inscrite au plan de gestion 2019, vise à mieux documenter les zones d’exploitation de la ressource.

Cédric Arseneau, directeur de secteur chez Pêches et Océans Canada, explique que le système satellite permet un suivi en temps réel, des activités en mer. «C’est afin de s’assurer qu’on attribue le bon quota à la bonne zone, et qu’on a aussi le respect des mesures de gestion qui sont en place, dit-il. Avoir un suivi satellite des navires, ça nous aide beaucoup à la mise en œuvre de tout ça. De plus, au niveau biologique, le suivi satellite des navires est une donnée que le biologiste apprécie beaucoup.»

Les flottes de crabiers et de pétoncliers sont déjà dotées de cet équipement de signal de positionnement géographique, depuis quelques années. En 2019, tout comme les pêcheurs de palourde à la drague hydraulique, les pêcheurs de limande à queue jaune doivent aussi s’en munir, précise M. Arseneau. «C’est quelque chose qui est de plus en plus implanté dans nos flottes de pêche, souligne-t-il. En fait, la très grande majorité des engins mobiles du Québec, c’est-à-dire tout ce qui est chalut, tout ce qui est drague; tous ces engins mobiles-là sont suivis par FSN. Donc, c’est comme une tendance qui continue.»

La boîte noire représente un investissement de base de plus de 2 000 $, auquel s’ajoutent des frais mensuels de lien satellite de 200 $. Cependant, selon GAD Électronique de Cap-aux-Meules, qui distribue et installe les systèmes de suivi satellite à bord des bateaux de pêche des Îles-de-la-Madeleine, l’absence de pièces de rechange dans l’archipel crée une pression financière additionnelle sur l’industrie.

Le propriétaire de l’entreprise, André Bourgeois, explique qu’en cas de bris, il doit s’en remettre aux fournisseurs de la Nouvelle-Écosse pour faire les réparations. Il peut y avoir jusqu’à deux semaines de délai, déplore-t-il. «Dans la boîte noire, il y a comme trois petits «boards» électroniques: un transmetteur, un receveur, GPS, et tout. Mais, ils ne veulent fournir aucune pièce pour les réparer. Eux autres, si la boîte manque, si c’est vraiment brisé, il faut que je la prenne, que je l’envoie à la compagnie (à Halifax); eux autres, ils la réparent, ils me la retournent.»

Le problème, c’est que le ministère des Pêches et des Océans interdit aux pêcheurs de prendre la mer, lorsque leur boîte noire ne fonctionne pas. Dany Longuépée, de Cap-aux-Meules, raconte qu’il aurait dû s’acheter un nouvel équipement pour éviter de rester à quai, plus tôt ce printemps, si M. Bourgeois n’en avait pas démantelé un, justement, pour lui réparer un bris. «Il a été assez gentil pour me réparer, se félicite le capitaine du HÉLÈNE DANY. Mais, c’est toujours des frais pareil, parce que t’es obligé de changer les pièces dedans. Et c’est désolant qu’il n’ait pas accès aux pièces ou aux plans, parce que ce n’est pas gros, ce n’est pas difficile à réparer. Si GAD avait accès aux pièces, ça irait beaucoup plus vite et on ne serait pas obligé d’acheter une boîte noire quand ça manque.»

Même son de cloche chez Aaron Josey de l’Île d’Entrée, capitaine du AARON ANCIL, dont le système de suivi satellite a fait défaut après seulement deux ans d’utilisation, et ce, à la toute veille de l’ouverture de la saison de pêche au pétoncle. «J’en aurais acheté une nouvelle, si André ne m’avait pas accommodé, dit-il. Je n’avais pas le choix. C’était la première journée de pêche; c’est habituellement tes meilleures journées, tes meilleures couples de journées. Alors, tu ne peux pas manquer la première journée.»

GAD Électronique et ses clients s’entendent pour dire que c’est la responsabilité du MPO, qui impose la boîte noire à de plus en plus de flottilles de pêche, d’obliger les fournisseurs à doter l’archipel d’un inventaire adéquat en pièces de rechange.

À ce propos, le ministère répond qu’il ne peut s’ingérer dans les relations entre un fournisseur de services et un distributeur local. Pêches et Océans Canada certifie une douzaine d’unités différentes pour assurer le suivi satellite des navires.

GESTION – page 26 – Volume 32,3 Juin-Juillet-Août 2019

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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