Mise en marché de la viande de loup-marin : un partenariat officialisé sous l’appellation SeaDNA

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En partenariat d’affaires depuis l’an dernier pour développer les marchés de la viande de loup-marin, la Boucherie Côte à Côte de Cap-aux-Meules et Mirvest International, de Québec, officialisent leur   association sous l’appellation SeaDNA.

Cette nouvelle entité commerciale se veut un jeu de mot avec Sedna, la déesse de la mer du peuple inuit. En français, elle se traduit par ADN de la mer, explique sa directrice du développement des affaires, Romy Vaugeois. «Ça explique bien les vertus qu’on attribue à la viande et à l’huile de phoque, expose-t-elle. Quand on transforme un peu le mot, ça fait seal DNA, l’ADN du phoque. Eh bien, c’est ça. Ça   démontre un peu tout le potentiel de la protéine de phoque et le bienfait qu’elle a sur notre ADN.»

SEADNA CORÉE

SeaDNA, qui a déjà un bureau dans la capitale sud-coréenne, participera, pour la deuxième année consécutive, au Seoul Food and Hotel Expo, à la mi-mai, pour faire la promotion de la viande de loup-marin auprès des restaurateurs et des hôteliers asiatiques. Elle avait également, du 13 au 15 avril dernier, un kiosque au SIAL de Montréal, le Salon International de l’Alimentation, une première. «Pour ces évènements, on prépare différents produits de viande, dont le filet et des produits prêts à manger, comme le fumé, le jerkey, pour présenter aux visiteurs, qui sont surtout restaurateurs et instituts, précise madame Vaugeois. Donc, ce sont les clients que nous visons.»

De plus, SeaDNA explore de nouvelles avenues pour maximiser l’utilisation de la viande de loup-marin. Des travaux de recherche et développement sont en cours dans un institut culinaire de l’Île-du-Prince-Édouard, le Canada’s Smartest Kitchen, afin de mieux répondre aux habitudes de consommation asiatiques. «On veut utiliser le plus de viande, le meilleur ratio de viande possible, indique sa directrice du développement des marchés. Donc, on est en train d’évaluer non seulement les coupes, mais aussi les saveurs, les profils qui pourraient plaire davantage au marché coréen et au marché chinois.»

RÉDUIRE LES PERTES

Le président de SeaDNA, Réjean Vigneau, précise, à ce propos, que ces travaux devraient aussi permettre de rehausser la valeur des carcasses payées à quai. Le boucher dit que la seule récupération des côtes de loup-marin, par exemple, réduirait de moitié ses rejets aux poubelles. «On génère trop de déchets, dit-il. On voudrait baisser ça un peu et le produit qu’on n’utilise pas, dans le temps, on sait pertinemment bien qu’il est vraiment comestible et vraiment bon. C’est juste qu’on n’avait pas le temps ni les connaissances culinaires, ce n’est pas évident.»

Le rapport de Canada’s Smartest Kitchen sur les nouvelles façons de découper et d’apprêter la viande de loup-marin est attendu en juin. Entretemps, SeaDNA fait également savoir qu’elle renonce, pour l’instant, à faire l’acquisition d’une usine de transformation à Terre-Neuve, afin d’y sécuriser son accès à la matière première. Romy Vaugeois explique qu’elle préfère se concentrer sur le développement des marchés, avec des partenariats terre-neuviens d’approvisionnement. Réjean Vigneau, qui a lui-même une autorisation spéciale pour participer à la chasse sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador cette saison, dit viser l’abattage de 2 000 à 2 500 phoques adultes et de 3 000 à 4 000 juvéniles, pour répondre à la demande tant asiatique que domestique. Depuis la mi-avril, le boucher y dirige quatre escouades de chasseurs terre-neuviens pour leur enseigner les   protocoles de prélèvement de la viande de loup-marin en vigueur au Québec.

REPÈRE – page 24 – Volume 29,2 – Avril-Mai 2016

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux

Hélène Fauteux, journaliste et coordonnatrice de la salle des nouvelles de CFIM, la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine depuis 29 ans. Je collabore à Pêche Impact depuis les premières heures du journal. Diplômée de l'Université Concordia, à Montréal, où je me suis spécialisée en presse électronique, au sein des facultés de communication et de journalisme. J’ai fait mes premières armes dans la presse écrite pendant mes études, au Canada français, à l'hebdo du Haut-Richelieu. Depuis j’habite dans l'archipel madelinot où elle j’ai épousé un pêcheur de homard et j’ai développé une solide expertise du secteur des pêches et de la mariculture, épine dorsale de l'économie locale.

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