12e Forum québécois en sciences de la mer: la grand-messe des experts du domaine maritime

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La tempête qui a soufflé sur la région n’a pas empêché les quelque 300 personnes inscrites de prendre part au 12e Forum québécois en sciences de la mer, qui s’est déroulé du 11 au 13 novembre au Centre des congrès de Rimouski. La programmation composée de plus de 80 conférences visait à raffermir le positionnement du Québec au titre de leader dans les sciences, les technologies et les biotechnologies marines.

«L’événement s’est très, très bien déroulé malgré la température, se réjouissait la coprésidente du Forum, Noémie Giguère, rencontrée dans les minutes suivant la clôture des activités. Nos participants étaient présents […]. La programmation s’est très bien déroulée aussi. On aurait pu penser qu’on aurait eu des annulations ou des petits pépins sur le plan de la programmation, mais nos conférenciers se sont presque tous présentés. Ça a vraiment été un bel événement!» Selon elle, celui-ci a été un grand moment pour célébrer et pour échanger les expertises du secteur maritime ainsi que les dernières avancées scientifiques et technologiques.

L’événement n’était pas placé sous une grande thématique en particulier. Il cherchait plutôt à mettre en valeur les qualités et les capacités des sciences de la mer au Québec. Les thèmes ont notamment gravité autour des technologies marines, de la santé et de la gestion des écosystèmes, des bioressources et de l’approche durable, de la bioéconomie, des enjeux des communautés côtières, du transport maritime, de l’observation des océans et de la gestion des données. Outre les conférences, un panel composé de quatre experts provenant de secteurs maritimes québécois et une session d’information animée par des étudiants faisaient partie des activités.

Provenances variées

«Principalement, les gens présents étaient du secteur de la recherche, que ce soit universitaire, collégiale ou gouvernementale, mentionne Noémie Giguère, directrice générale de la Technopole maritime du Québec. Il y avait aussi des gestionnaires, des décideurs et plusieurs personnes du gouvernement, comme du MAPAQ [ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec] et du MPO [Pêches et Océans Canada]. On avait quelques industriels qui sont en lien avec la science, qui sont en recherche et développement ou encore pour qui les scientifiques sont des clients, comme entre autres les producteurs de bouées océanographiques ou de technologies qui peuvent être au service de la science.»

La provenance des participants était diversifiée. «On avait des gens de partout dans la province et beaucoup d’étudiants», indique Mme Giguère. Ces étudiants ont participé à une session d’affichage avec 50 affiches qui ont été évaluées par leurs pairs tout au long du Forum. «Ce sont des panneaux avec lesquels ont déploie des posters, explique-t-elle. Ça fait à peu près 3 pieds de hauteur par 2 pieds de largeur. Sur ça, c’est la synthèse d’un projet de recherche qui est présentée. On a le titre du projet avec son objectif, son hypothèse, sa méthodologie et les résultats qui ont été obtenus. C’est une façon, en science, de diffuser les résultats. Dans le milieu de la science, c’est très standard. Ça permet à ces étudiants-là d’avoir une rétroaction sur leur travail. Il y en a plusieurs qui ont été présentés par des étudiants au niveau du doctorat ou du postdoctorat, qui sont très avancés dans la recherche.»

Une délégation française composée d’une quinzaine d’individus était présente lors du Forum. Des participants provenaient également des provinces atlantiques et de l’Ouest canadien. La plupart était du Québec, que ce soit de l’Université de Montréal, des universités du Québec à Chicoutimi et à Trois-Rivières ou de l’Université Laval. Cependant, la majorité provenait de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et de l’Institut des sciences de la mer de Rimouski (ISMER). Comme les institutions de recherche dans le domaine maritime sont basées à Rimouski et à Mont-Joli, c’est la raison pour laquelle l’événement s’est tenu dans cette ville du Bas-Saint-Laurent.

Moments-phares

Parmi les moments-phares de l’événement, quatre conférenciers de prestige ont pris la parole, soit Denis Gilbert, chercheur scientifique à l’Institut Maurice-Lamontagne, Ladd Johnson, professeur en écologie aquatique à l’Université Laval, Laurent Chauvaud, chercheur scientifique au Centre national de la recherche scientifique en Bretagne (France) et Nicole Trépanier, présidente-directrice générale de la Société de développement économique du Saint-Laurent.

«On avait quatre conférenciers vedettes qui présentaient les matinées, décrit la directrice générale de la Technopole maritime du Québec. Puis ensuite, on se déployait dans plus de cinq salles, selon différentes thématiques. On a abordé des sujets très, très variés qui touchaient tous la mer, bien sûr. Par exemple, on a parlé de la gestion des écosystèmes. Donc, comment est notre environnement, quel est son état de santé? On avait aussi un volet sur les bioressources: dans une approche durable, comment faire mieux, comment être en développement durable avec les sciences en appui? Dans ce volet-là, on a pu toucher, entre autres, les éléments comme les impacts des changements climatiques et la science qui est en soutien aux communautés riveraines.»

«On a aussi parlé de bioéconomie, poursuit Mme Giguère. On était plutôt dans les questions de valorisation de la biomasse et des biotechnologies. On a également abordé le transport maritime, les technologies des océans et la surveillance de notre environnement. Comment on peut mieux connaître notre environnement? Quelles sont toutes les technologies qui nous permettent de mieux connaître notre environnement et de mieux le comprendre? Comme c’était très varié, je pense que c’est ce qui a permis à nos 300 participants de toujours avoir un sujet d’intérêt pour eux en fonction de leur champ d’expertise.» Des opportunités de réseautage ont aussi été offertes tout au long du Forum, dont un banquet-conférence placé sous le thème de la mer et une «réception brise-glace».

Microplastique: macro problème!

Le Forum s’est conclu sur un bar des sciences qui s’est tenu à l’Université du Québec à Rimouski et qui était destiné au grand public. «C’était le volet public de l’événement, précise la directrice générale de la Technopole maritime. La programmation a été travaillée par Stratégies Saint-Laurent et le Réseau Québec maritime. Ça permet de parler, de diffuser, de démocratiser la science avec les citoyens.»

Le thème du bar des sciences était «Microplastique: macro problème!». Les conférenciers étaient Émilien Pelletier, spécialiste en écotoxicologie, Maude Sirois de Merinov, Alexis Eisenberg de Poly-Mer et Jean-Éric Turcotte du Défi Saint-Laurent. Ces experts ont dressé un état des lieux environnemental et social des microplastiques dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Ils ont aussi parlé de l’organisation pionnière de la récupération des microplastiques à l’échelle mondiale ainsi que de la mobilisation et de la sensibilisation par rapport au phénomène en sciences citoyennes.

«Ces spécialistes ont expliqué le phénomène et les impacts du plastique qui se retrouve maintenant partout dans les océans et intégré dans la chaîne alimentaire, ce qui va générer des problèmes plus ou moins questionnables, résume Noémie Giguère, en précisant qu’elle n’est pas une experte du domaine. Le plastique, dans les océans, se décompose en microparticules qu’on appelle le microplastique. Ce sont des microbilles qui, par le frottement et toutes sortes d’interactions, finissent par se désagréger et par se retrouver dans le milieu. Ces microbilles peuvent être ingérées et intégrées de toutes sortes de façons dans l’écosystème et dans ses organismes. Après ça, il va s’accumuler dans le milieu et dans les organismes parce qu’il est tellement petit!»

Travail d’équipe

Ce 12e Forum québécois en sciences de la mer a été financé par plusieurs partenaires et la programmation a été conçue par tout autant de collaborateurs. «On a monté l’événement et la programmation en collaboration avec quinze organisations du milieu, spécifie Noémie Giguère, qui assumait la coprésidence de l’événement avec le directeur général du Réseau Québec maritime, Guillaume St-Onge. Ce sont des organisations du domaine des sciences de la mer. On parle donc de centres de recherche en hydrographie, en pêche et en aquaculture, en biotechnologies marines, en transport maritime et en technologies marines ainsi que de centres de recherche universitaire de Pêches et Océans ainsi que des regroupements stratégiques comme Ressources aquatiques Québec et Québec-Océan. On avait vraiment un bel éventail de gens de toutes sortes de milieux!»

Prochain Forum

Le dernier Forum québécois en sciences de la mer remontait à 2012. «C’était un forum qui était, par le passé, porté par une table de concertation, qui était un regroupement bénévole d’organisateurs dans le milieu, précise la porte-parole de l’événement. Cette fois-ci, c’est la Technopole maritime du Québec et le Réseau Québec maritime qui ont décidé de porter l’événement.»

Le prochain forum sera présenté dans deux ans. «C’est la promesse qu’on a faite», lance Mme Giguère.

SCIENCES DE LA MER – pages 36-37 – Volume 32,5 Décembre 2019 – Janvier 2020

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À propos de l'auteur : 

Johanne Fournier
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