Suivi des déplacements de la population de flétan atlantique : des travaux poursuivis pour une 3e année consécutive

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L’UQAR-ISMER a déployé 36 étiquettes satellites, cette saison, dans le cadre de la poursuite de ses travaux de suivi des déplacements de la population de flétan atlantique du golfe du Saint-Laurent, afin d’aider le ministère des Pêches et des Océans (MPO) à mieux en évaluer l’abondance. Pour la troisième année consécutive, ces travaux sont menés en partenariat avec les scientifiques de l’Université Memorial de Terre-Neuve. Ils sont dirigés par le professeur Dominique Robert, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en écologie halieutique à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski.

Ils consistent à doter d’une étiquette satellite des poissons capturés à la palangre, fin août début septembre, dans le cadre des relevés annuels d’abondance du MPO. «Jusqu’à présent, ces étiquettes qui sont récupérées après un cycle d’un an démontrent que les individus sont fidèles à leur secteur. Leur ponte se fait en eau profonde dans le chenal Laurentien, dans leur secteur d’appartenance respectif», précise M. Robert.

Pas de chance aux Îles      

Cette année, le professeur-chercheur avait des équipes dans le secteur nord de l’île d’Anticosti, dans l’estuaire du Saint-Laurent et dans le sud du Golfe, incluant les Îles-de-la-Madeleine et l’Île-du-Prince-Édouard, là où il manquait d’information, souligne-t-il. De plus, 18 étiquettes déployées dans la région du détroit de Cabot afin d’obtenir des données sur le mélange possible entre les stocks du golfe du Saint-Laurent et de la côte atlantique.

Dominique Robert se désole toutefois qu’on n’ait pu étiqueter qu’un seul poisson dans les sept stations d’échantillonnage déterminées par l’Institut Maurice-Lamontagne autour de l’archipel madelinot. Les relevés ont été menés au début septembre, après la fête du Travail, mais avant le passage dévastateur de l’ouragan Dorian, souligne-t-il. «On n’a pas été très chanceux. Les relevés à la palangre du MPO ont toujours donné de bons résultats aux Îles-de-la-Madeleine, mais pas cette année. On espérait en étiqueter cinq ou six. C’est de la malchance ou une distribution légèrement différente que les dernières années. C’est un peu décevant.»

En contrepartie, M. Robert indique qu’un nombre de poissons supérieur à la moyenne des deux dernières années d’échantillonnage du MPO a pu être capturé à l’Île-du-Prince-Édouard. «On a essayé de compenser avec l’Île-du-Prince-Édouard, dit-il. On a mis plus d’étiquettes que prévu pour avoir des données dans le sud du Golfe. C’est un début. Je suis assez confiant qu’on puisse retourner aux Îles-de-la-Madeleine et déployer d’autres étiquettes l’an prochain.»

Évaluation 2021      

Dominique Robert prévoit que le programme de relevés satellites de l’ISMER-UQAR et l’Université Memorial arrivera à maturité en 2021, lorsque le MPO produira sa prochaine évaluation scientifique du stock de flétan du Golfe. Il croit que le ministère aura alors, grâce à sa propre série de quatre années de relevés à la palangre, les outils nécessaires pour prescrire un quota qui va mieux refléter l’abondance réelle du stock. «Et le suivi de nos étiquettes permettra de mieux cibler les stations de relevés du MPO. Une fois qu’on en aura compilé les données, on va voir quelles sont les lacunes et ce qu’il y a à améliorer pour optimiser la façon dont on fait le relevé à la palangre pour 2022 et les années suivantes.»

Enfin, notons que l’équipe de M. Robert a repêché, à la fin août, trois des quatre étiquettes satellites qu’elle avait déployées un an plus tôt dans le secteur de Saint-Pierre-et-Miquelon. «L’objectif des étiquettes 2018 c’est pour voir si le poisson qu’on trouve là en été, dans la division atlantique 3Ps, est rattaché au secteur Saint-Pierre-et-Miquelon. Nos données ne sont pas encore analysées, mais les étiquettes étant remontées au même endroit où elles ont été déployées suggère une forte structure locale, comme dans le Golfe.»

Dominique Robert précise que le flétan est la seule espèce qui n’est pas encore incluse dans l’accord Canada-France en matière de pêche. Les résultats d’analyse des étiquettes satellites seront communiqués à la population de Saint-Pierre-et-Miquelon en janvier ou février prochain, puis au comité consultatif de gestion du printemps 2021.

RECHERCHE SCIENTIFIQUE – page 34 – Volume 32,5 Décembre 2019 – Janvier 2020

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux

Hélène Fauteux, journaliste et coordonnatrice de la salle des nouvelles de CFIM, la radio communautaire des Îles-de-la-Madeleine depuis 29 ans. Je collabore à Pêche Impact depuis les premières heures du journal. Diplômée de l'Université Concordia, à Montréal, où je me suis spécialisée en presse électronique, au sein des facultés de communication et de journalisme. J’ai fait mes premières armes dans la presse écrite pendant mes études, au Canada français, à l'hebdo du Haut-Richelieu. Depuis j’habite dans l'archipel madelinot où elle j’ai épousé un pêcheur de homard et j’ai développé une solide expertise du secteur des pêches et de la mariculture, épine dorsale de l'économie locale.

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