dimanche, décembre 4, 2022
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Colloque Construction Navale et Aluminium : un événement porteur d’avenir

Pour le directeur régional de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine du Créneau d’excellence Ressources, sciences et technologies marines, le succès du Colloque Construction Navale et Aluminium, qui s’est tenu les 18 et 19 novembre à Gaspé, a été, pour une première édition, un grand succès qui est au-delà de ses espérances. Il ne fait aucun doute, pour Alain Grenier, que l’événement est à répéter. «On va récidiver en mars au Saguenay-Lac-Saint-Jean», annonce-t-il déjà.

Conjointement organisé par le Créneau d’excellence en transformation d’aluminium, le colloque a réuni 70 personnes provenant de l’une au l’autre des industries. S’il estime que le succès a été au-delà de ce qu’il avait espéré, c’est surtout en raison des interventions et avant tout en raison des participants. «C’était vraiment un colloque où on parlait des opportunités d’affaires, d’utiliser l’aluminium dans la construction navale pour alléger les bateaux, de financement de projets. Il y avait un écosystème dynamique, composé notamment de constructeurs navals et d’acheteurs de bateaux.» Pour le directeur régional du Créneau d’excellence, l’aluminium représente incontestablement une voie d’avenir dans la construction navale.

Le Créneau d’excellence en transformation d’aluminium mise beaucoup sur le secteur maritime pour développer de nouveaux marchés. La collaboration avec le Créneau Ressources, sciences et technologies marines s’avérait donc tout à fait naturelle. Comme l’ensemble du monde des transports, l’industrie maritime a un intérêt pour l’allégement des bateaux et la propulsion électrique. Le colloque a représenté une première étape dans cette alliance entre les deux industries, en leur ayant aussi donné l’occasion de comprendre les enjeux de chacune d’elles. L’événement a aussi permis des maillages entre les participants.

TÉMOIGNAGES DE PARTICIPANTS

«Ça a vraiment été bénéfique pour les entreprises sur le plan des études qui ont été présentées, fait savoir l’un des participants, Jean-David Samuel du Chantier naval Forillon. Ça a été super pertinent pour nous de rencontrer des gens, de faire des maillages entre différentes organisations et entreprises qui étaient dans des domaines parfois différents, mais toujours dans un milieu connexe quand même, comme des entreprises de partout au Québec qui développent de l’aluminium ou des produits d’aluminium pour la construction navale. Il y a des gens qu’on connaissait un peu, d’autres qu’on a découverts lors du colloque.»

Pour l’ingénieur Patrick Fortier Denis de Conception navale FMP, sa participation au colloque a été une occasion privilégiée d’échanger avec de potentiels clients et des compétiteurs. «C’est un petit domaine. Donc, on se connaît bien. C’est intéressant de voir ce que les autres font, et de voir que d’autres performent. Plus on performe, mieux c’est pour l’industrie. On a eu des présentations informatives, dont entre autres sur les spécificités de l’aluminium comme matériau et ses qualités.» Son patron, Francis Parisé Jr, estime pour sa part que la promotion de l’aluminium est importante puisque le matériau est méconnu des pêcheurs.

AIDE FINANCIÈRE À DEUX CHANTIERS NAVALS

Le colloque a donné lieu à deux annonces de Québec pour des subventions attribuées au Chantier naval Forillon, de Gaspé et à Conception navale FMP, de Newport. Les annonces ont été faites par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonathan Julien. Les fonds sont issus du Programme d’appui au développement des secteurs stratégiques, qui vise à soutenir le maillage d’entreprises.

Le Chantier naval Forillon a reçu 210 000 $ pour soutenir un projet de développement de technologies de propulsion hybride pour des navires de pêche comme des chalutiers. L’investissement total est évalué à 525 000 $. «On développe un projet de navires de pêche de grande dimension à propulsion hybride avec tout ce qui est de transformation à bord, d’engins de pêche électriques et autres, explique le président-directeur général de l’entreprise, Jean-David Samuel. Ça existe déjà dans les petites dimensions.»

Le dirigeant du chantier naval souligne travailler avec différents partenaires, dont des pêcheurs. «On a des tests à prendre à bord pour savoir exactement la puissance dont ils ont besoin pour créer un bateau de pêche. On va faire un prototype. Après ça, on va continuer à développer pour d’autres clients qui auraient le même besoin.»

Pour M. Samuel, l’avenir s’annonce fort prometteur pour le chantier naval. «Présentement, on a de beaux projets, dont notre contrat avec le gouvernement canadien pour les bateaux de recherche et de sauvetage qui sont à 100 % en aluminium. On est aussi présentement en construction d’un navire de pêche pour la communauté de Listuguj, un bateau multipêche pour le crabe et la crevette. On a aussi un autre projet à venir pour un grand bateau de pêche. Ça va très bien dans la construction navale pour les prochaines années!»

Du côté de Conception navale FMP, une contribution de 194 800 $ a été octroyée pour financer, en partie, la conception et la fabrication du prototype d’un petit bateau de pêche hybride construit en aluminium. L’investissement total du projet, qui s’élève à 487 000 $, vise à faire la démonstration de la faisabilité de ce matériau pour l’ensemble des bateaux de pêche. «Ça va être un bateau de pêche côtier pour la Gaspésie, précise l’ingénieur Patrick Fortier-Denis. Il va avoir une propulsion électrique en parallèle à la propulsion conventionnelle.» Le projet est réalisé en collaboration avec C & P Marine de Gaspé. «Ils se chargent plus de la portion électrique, précise l’ingénieur. Notre concept a un gros avantage: il est facilement installable sur des bateaux existants.»

Le vice-président de Conception navale FMP précise qu’il s’agira du sixième petit navire côtier construit en aluminium par son entreprise. Pour Francis Parisé, l’aluminium est une voie d’avenir pour la construction de navires. «C’est un produit d’extrêmement bonne qualité. C’est facile d’entretien et ça a plein d’avantages. C’est plus léger aussi. C’est un matériau d’aussi bonne qualité que n’importe quel autre dans la construction standard.»

Le matériau appelé «alphy» pour «aluminium à propulsion hybride», qui est utilisé dans le projet de production de bateaux en série, est modulable en fonction du client. «On peut le fabriquer selon ce que le client veut, tout en respectant des standards, explique le dirigeant de l’entreprise de Newport. On le met sur le marché pour concurrencer notamment les bateaux de fibre de verre.» De l’avis de M. Fortier-Denis, l’aluminium permet une meilleure compétitivité sur le marché. S’il coûtait plus cher à l’industrie de construire des navires en aluminium, l’ingénieur se réjouit maintenant de constater que l’écart des coûts se rétrécit de plus en plus.

ÉVÉNEMENT – page 14 – Volume 34,5 Décembre 2021-Janvier 2022

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