Congrès Avenir maritime : de grands moments de science qui inspirent des messages d’avenir

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Imaginer ensemble comment, à l’ère de l’intelligence artificielle, faire de la mer, sa mer. Telle est la trame de l’histoire interactive du projet «Notre mer», qui a été dévoilée par Valentine Goddard, en conclusion du congrès Avenir maritime, qui s’est tenu du 14 au 17 juin à Rimouski et auquel plusieurs intervenants ont participé virtuellement. Par la même occasion, Lyne Morissette a fait part de ses moments de science inspirante. Puis, Dany Dumont et Dominique Robert ont présenté leurs conclusions du congrès et livré des messages d’avenir.

L’histoire interactive coordonnée par l’avocate, médiatrice, commissaire inter-arts et artiste Valentine Goddard a été intitulée «Trois jours», comme la durée du congrès. Des artistes et plusieurs intervenants ont collaboré à l’œuvre. L’image qui illustre l’histoire a été créée avec de l’encre sur un film analogue sur le bord de la plage des Capucins, à Cap-Chat, où a grandi Me Goddard.

DE L’ESPOIR DANS LA RELÈVE

Invitée à livrer ses conclusions du congrès, la directrice générale de M-Expertise marine a d’abord tenu à dire que les citoyens ont leur place dans l’avenir maritime. Lorsqu’on parle d’enjeux côtiers, le premier savant est le citoyen, selon Lyne Morissette. «C’est lui qui connaît sa réalité côtière. C’est la même chose pour les pêcheurs; les premiers savants de la mer en matière de pêcheries, ce sont les pêcheurs. Il y a des choses que je n’ai jamais apprises sur les bancs d’école, malgré mon doctorat. Elles s’apprennent les deux pieds sur un bateau. Ces citoyens-là et ces gens de la mer font partie d’un ensemble autant que les experts de grande renommée qui nous ont exposé leurs travaux.»

À son avis, les citoyens peuvent être d’importants vecteurs de collectes de données. «C’est d’une richesse incroyable, le pouvoir que les citoyens ont de récolter des données dans des domaines, des fois, où on n’a tout simplement pas les moyens de faire autant de collectes de données ou de couvrir aussi large», a avancé Mme Morissette. L’experte du domaine maritime a aussi insisté sur l’importance, pour les scientifiques, de se connecter avec les communautés. «Il faut sortir de notre tour d’ivoire et se reconnecter avec le grand public, que ce soit par la cuisine ou des conférences vulgarisées.»

Par ailleurs, elle a mentionné être très inspirée par l’archéologie subaquatique. «J’entendais des résultats d’études qui expliquaient qu’avec des ossements qu’on a retrouvés, ça a permis de décrire que, dans notre Saint-Laurent, à une certaine époque, on avait des espèces qui n’existent même plus aujourd’hui.» Selon elle, il est fabuleux de décrire une biodiversité du passé, d’apprendre ce qui existait et qui a disparu. «Ce sont des histoires qui sont tellement intéressantes à raconter et à partager! L’archéologie, pour le commun des mortels, c’est Indiana Jones. On est tous intéressés par ces quêtes de trésors cachés. C’est un vecteur incroyable pour se connecter avec le grand public.»

Sur le plan de la relève, il y a de l’espoir, a indiqué Lyne Morissette. Pour elle, la façon de se reconnecter avec notre futur et notre avenir maritime passe par la relève. «Il y a des écoles où, dans le programme académique, on peut intégrer des notions d’océan. Donc, pourquoi ne pas faire des mathématiques en comptant des poissons, au lieu de compter des pommes, des oranges ou des voitures? Notre Saint-Laurent, c’est de l’histoire, du français, de l’anglais. Pourquoi, pour des communautés côtières comme chez nous, ne pas faire des écoles où l’océan est au cœur de ce qu’on enseigne? C’est clairement possible et c’est cette relève-là, ensuite, qui va peut-être allumer des étoiles. Il y a des écoles qui ont le Saint-Laurent dans leur cour. Il faut en profiter!»

Lyne Morissette a repris les paroles de Jacques-Yves Cousteau: «On aime ce qui nous a émerveillé et on protège ce que l’on aime». À son avis, on a des histoires incroyables à partager dans tout ce qui se fait en science marine au Québec. «Ces histoires allument des passions chez d’autres. Plus on va être capable de créer ces histoires d’amour entre l’océan et les gens, plus on va avoir un futur qui va être heureux pour notre Saint-Laurent et les océans.»

GRANDIR ENSEMBLE

Selon le codirecteur de l’Institut France-Québec maritime pour la coopération scientifique en appui au secteur maritime, certaines interventions ont rappelé l’importance d’agir d’une façon intersectorielle pour grandir ensemble dans la recherche. «C’est important de décloisonner les recherches», soutient Dominique Robert.

Le directeur du Réseau Québec maritime a, pour sa part, salué le soutien du gouvernement du Québec et des fonds de recherche. «On a assisté à l’annonce d’un programme de recherche sur l’atténuation des impacts du transport maritime sur les écosystèmes, en collaboration avec le   ministère des Transports, a notamment mentionné Dany Dumont. En outre, le congrès a démontré l’existence de partenaires actifs en France. «Issues de nos panels, de belles propositions ont été faites pour forger les noyaux de communauté.»

ÉVÉNEMENT – page 26 – Volume 34,3 Juin-Juillet-Août 2021

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À propos de l'auteur : 

Johanne Fournier
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