GIMXPORT fête son 25e anniversaire rempli de belles réussites et le secteur des pêches demeure une priorité de l’organisme

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L’organisation GIMXPORT fête ses 25 années d’opération en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine. En un quart de siècle, les retombées pour le secteur des pêches sont non négligeables, et une nouvelle entité administrative permettra de combler encore mieux les besoins de la filière.

Le rêve était grand, les moyens tout   petits. GIMXPORT a vu le jour à la suite à d’une initiative de la SADC du Rocher-Percé afin de permettre aux petites et moyennes entreprises de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine d’exporter leurs produits sur de nouveaux marchés hors province et hors pays.

Aurèle Doucet, le premier directeur général de l’organisme qui portait alors le nom de Secrétariat à la mise en marché pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine (SMMGIM), se souvient: «On est entré en fonction le 11 mars 1996, et le mandat qu’on avait, c’était de diversifier les marchés et mettre les PME en confiance à l’extérieur de leur MRC.» Il était alors l’unique employé à temps plein, accompagné d’une secrétaire à temps partiel, et occupait un petit bureau dans l’École des pêches et de l’aquaculture du Québec à Grande-Rivière.

«Il a fallu que je fasse du porte à porte dans toute la Gaspésie et les Îles pour présenter le SMMGIM.» Les représentations des membres ont ensuite été nombreuses, et deux ans plus tard, l’organisme remportait le prix Hector Fabre assorti d’une bourse de 25 000 $ pour son important rayonnement international, après avoir contribué à développer les marchés européen et de l’Asie du sud-est pour l’industrie de la pêche. «L’une des forces depuis le début est que l’ensemble du conseil administratif est formé exclusivement de gens d’affaires», souligne M. Doucet en spécifiant que ce sont eux qui donnent les orientations principales à GIMXPORT.

EMBAUCHES D’EXPERTS

Le directeur général actuel, Gino Cyr, a pris le relais en 2011 après six ans d’ancienneté au sein de l’organisation. GIMXPORT avait alors atteint un rythme de croisière avec une équipe plus diversifiée et des locaux situées à Chandler. Le mandat, toujours le même, soit celui d’aider de potentiels nouveaux exportateurs à vendre à l’extérieur du Québec et leur offrir de l’accompagnement hors pays, a nécessité l’embauche d’experts en exportation et commercialisation, d’accompagnateurs stratégiques professionnels et d’autres spécialistes des finances. Études de marché, conseils personnalisés, représentation et accompagnement, les services offerts aux quelque 100 membres représentant environ 80 entreprises sont nombreux. Au début des années 2010, une étude a permis de dénombrer environ 140 exportateurs en Gaspésie et aux Îles-de-la-Madeleine, tous domaines confondus, rapporte Gino Cyr.

GIMXPORT a ensuite voulu adapter ses services aux enjeux de sa clientèle. Parmi eux, celui du transport était particulièrement important. La création de la GAMME Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, un service de transport commun pour une vingtaine d’entreprises, permet à celles-ci d’accéder aux marchés de Québec et Montréal. La GAMME, créée par GIMXPORT en partenariat avec Le Bon goût frais des Îles-de-la-Madeleine et Gaspésie Gourmande, est désormais une entité à part, avec sa propre structure administrative. En fonction depuis deux ans, la GAMME affiche un chiffre d’affaires de 450 000 $ et vise un million $ afin de devenir autonome.

SECTEUR DES PÊCHES : UNE SPÉCIALITÉ

Le secteur des pêches est omniprésent depuis les débuts chez GIMXPORT. «Au fil des années, on a développé une certaine expertise dans ce domaine, même si on se diversifie avec beaucoup de produits du terroir, technologies de l’information, construction, usines de fabrication, services, etc.», mentionne M. Cyr.

Suite à la crise du homard aux États-Unis en 2009 et 2010, un financement de 1,8 millions de dollars pour accompagner les entreprises du secteur dans la diversification de leurs marchés en Europe et en Asie a permis des retombées directes de 40 millions $ dans la région, raconte le directeur général, en précisant que ces nouveaux maillages d’affaires ont permis d’obtenir des prix beaucoup plus intéressants pour la ressource.

Entre 2012 et 2015, 25 missions commerciales ont eu lieu. GIMXPORT a accompagné les entreprises dans les plus grands salons de promotion des produits de la mer au monde, tels que le Boston Seafood Show, le European Seafood Show et le China Fishery Show. Lors de ces événements, non seulement les entreprises de la région ont pu créer des partenariats et négocier des prix, mais elles ont pu également profiter d’opportunités leur permettant de faire des économies majeures, notamment sur les produits d’emballage et les équipements de réfrigération. Également, M. Cyr rapporte que même sur les marchés immenses comme ceux de l’Asie, la représentation du Québec a sa place: «En étant là, on fait partie du pavillon canadien, on fait la démonstration qu’au Canada, la pêche n’a pas lieu que dans les provinces maritimes, mais aussi au Québec.» Celui-ci ajoute que les marchés internationaux relativisent l’idée de compétition entre entreprises: «Nos entreprises sont compétitrices entre elles. Mais lors de ces évènements, la compétition n’est plus locale. Les réels compétiteurs peuvent être des entreprises de la Chine.» M. Cyr ajoute, concernant les entreprises: «On les accompagne, mais la finalité des ententes se passe entre les entreprises, business to business.»

L’implication de GIMXPORT dans l’industrie de la pêche ne s’arrête pas là. «Comme 80 % de nos produits de la mer se retrouvent sur le marché américain, c’était important d’accompagner les entreprises dans leur certification C-TPAT», mentionne M. Cyr. Cette certification est exigée dans certaines circonstances depuis les attentats du 11 septembre 2001, afin de certifier que tout le processus d’acheminement de la marchandise est sécuritaire, aussi bien par la vérification des antécédents judiciaires des livreurs que par la sécurité des manipulations du début à la fin de la chaine d’approvisionnement.

L’embauche de consultants professionnels mis en commun pour plusieurs entreprises a aussi permis à celles-ci de faire des économies. «Faire venir un consultant en Gaspésie, implique des frais importants», souligne M. Cyr, en précisant que la mise en commun de telles ressources est gagnante sur toute la ligne.

GIMXPORT garde également les yeux ouverts sur les enjeux actuels, tels que la baleine noire, les investissements étrangers et l’achat d’usines dans les provinces maritimes par des entreprises de la Chine.

DE NOUVELLES SOLUTIONS POUR LE SECTEUR

Gino Cyr rapporte que GIMXPORT, bien informé par son conseil administratif formé de gens d’affaires, est conscient des enjeux futurs pour la filière. «Ce sont les yeux de l’industrie, ils nous exposent les besoins d’hier, d’aujourd’hui et les défis de demain, ce qui nous aide à établir des plans d’action annuels», dit-il, en ajoutant que le modèle de l’organisme doit s’adapter afin de leur offrir davantage d’opportunités.

«Avec la nouvelle orientation du Québec sur les ORPEX (organismes régionaux de promotion des exportations), on réalise qu’on ne peut pas toujours obtenir tout le financement nécessaire», souligne M. Cyr. Si GIMXPORT est considéré comme un ORPEX, celui-ci bénéficie, entre autres, de financement gouvernemental qui ne peut pas s’entrecroiser avec d’autres demandes d’aide financière. Selon le directeur, GIMXPORT est beaucoup plus qu’un ORPEX, avec ses volets de commercialisation, innovation et productivité. «On a de belles opportunités dans le secteur des pêches, mais on n’est pas toujours en mesure d’aller chercher du financement parce qu’on en reçoit déjà», dit-il.

Gino Cyr est donc déjà en discussion avec le conseil administratif pour la mise en place d’une nouvelle entité administrative indépendante spécifique au secteur des pêches afin d’offrir des démarches d’accompagnement. Celle-ci devrait être en fonction d’ici deux ans.

EXPORTATION – page 22 – Volume 34,3 Juin-Juillet-Août 2021

300 X 250 Entreprises Shippagan Ltée
300 X 250 Desjardins
300 X 250 Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan
300 X 250 Mackay Marine
300 X 250 Marindustriel
300 X 250 Techno Soude Marine
300 X 250 ZF
300 X 250 Wajax MTU
300 x 250 Conception navale FMP
300 X 250 Yanmar
300 X 250 Marentrack
300 X 250 Kohler Marine
300 X 250 Hydraunav
300 X 250 Pétroles Poirier
300 x 250 Trinav
300 X 250 Fonds régionaux de solidarité FTQ
300 X 250 Wajax Volvo Penta
300 X 250 Polymos
300 X 250 Diesel-Bec

À propos de l'auteur : 

Ariane Aubert Bonn
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