mardi, mars 5, 2024
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Homard : une année remarquable en matière de débarquements

En 2023, le secteur québécois du homard continue de présenter le portrait le plus reluisant des pêches, en raison d’une autre augmentation de 15% des prises par rapport à l’année précédente, et des revenus de 10,25% supérieurs à ceux de 2022.

Les prises ont atteint 13 777 tonnes métriques au Québec. Il s’agit d’une autre année record qui poursuit la tendance observée depuis le début des années 2010. Il s’agit aussi de la cinquième hausse consécutive depuis 2018.

Le homard est de nouveau l’espèce la plus lucrative des pêches québécoises, grâce à des revenus de 232,3 millions de dollars. C’est l’espèce dominante à ce chapitre pour une quatrième saison consécutive au Québec.

Bien que le prix du homard n’ait pas   atteint le record de 8,52 $ la livre établi en 2021, son prix de 7,65 $ la livre est demeuré supérieur de 11% à la moyenne de l’intervalle 2016-2022, qui est de 6,90 $   la livre. Ce prix de 7,65 $ constituait le troisième plus haut prix de l’histoire, en valeur nominale. Il était de 7,95 $ en 2022. La baisse de 2023 s’est donc établie à 3,8%.

Comme le veut la tradition, c’est aux Îles-de-la-Madeleine que les débarquements ont été les plus imposants, avec 51% du total québécois, devant la Gaspésie avec 41% du total et la Côte-Nord, avec 8%.

«Il faut réaliser qu’on arrive à ce volume de presque 13 800 tonnes avec un effort de pêche relativement similaire», signale l’économiste Alexandre Watier, du ministère fédéral des Pêches et des Océans, pour signifier que le nombre de détenteurs de permis reste stable.

«Ce volume de 13 800 tonnes représente une hausse de 35% par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La valeur de 232,3 millions$ représente une augmentation de 47% si on tient compte de cet intervalle de 2018 à 2023», ajoute M. Watier.

En 2022, la valeur des prises québécoises de homard avait atteint 210,7 M$, ce qui constituait le record précédent. Cette valeur s’était établie à 207,2 M$ en 2021, ce qui était alors aussi un record. On peut constater à quel point la valeur totale des prises de homard a évolué au cours de la dernière décennie quand on constate que ces débarquements valaient 142,2 M$ en 2019, le record de l’époque, et 76,3 M$ en 2016, là aussi un record à ce moment.

Force est de constater qu’en 2016 et 2023, la valeur totale des prises de homard au Québec a presque triplé, passant de 76,3 M$ à 232,3 M$.

Entre 2021 et 2022, le prix du homard payé dans les havres québécois avait fléchi de 6,7%. Entre 2022 et 2023, la baisse a été plus modérée, à 3,8%.

«On voit que la demande pour le homard est vraiment différente de celles des autres crustacés. C’est vraiment stable (…) C’est un produit plus intégré que les autres dans les habitudes de consommation du marché intérieur», précise Alexandre Watier.

Les données fournies par Pêches et Océans Canada demeurent pour le moment préliminaires.

LES DONNÉES, SECTEUR PAR SECTEUR

Les Îles-de-la-Madeleine ont toujours constitué le secteur maritime en tête des débarquements de homard au Québec, et d’assez loin. Il y a une vingtaine d’années, les prises madeliniennes représentaient aisément les deux-tiers du total québécois, soit environ 67%, parfois plus.

Cette proportion a changé en raison de la montée assez spectaculaire des prises en Gaspésie et sur la Côte-Nord. Les débarquements aux Îles demeurent impressionnants puisqu’ils ont totalisé 6 996 tonnes en 2023, soit 10 tonnes de plus qu’en 2022.

Sur un horizon de cinq ans, de 2018 à 2023, Les débarquements aux Îles sont passés de      4 968 à 6 996 tonnes métriques, une augmentation de 40,8%. Pendant cette même période, les revenus ont augmenté de 71,1 millions de dollars (M$) à 118,1 M$, une augmentation de 66,1%.

Si les 6 998 tonnes de 2023 constituent un record de prises, les 118,1 M$ constituent une baisse de 4,13% par rapport aux 123,2 M$ de 2022, le record de revenus de tous les temps en termes nominaux.

GASPÉSIE

En Gaspésie, les gains entre les 2 287 tonnes de 2016 et les 5 616 tonnes de 2023 ont été constants à deux exceptions près, en vertu d’un léger recul en 2018, année marquée par une inutile fermeture partielle de capture dans un secteur de pêche en raison de la baleine noire, et en 2022. Entre 2016 et 2023, les prises ont plus de doublé, puisque l’augmentation a atteint 145,6%.

Les augmentations sont encore plus spectaculaires en matière de revenus. Entre 2016, alors que les revenus atteignaient 32,9 M$ et 2023, année où ils ont atteint le record absolu de 94,9 M$, ils ont presque triplé. La hausse a atteint 188,5% en huit saisons de pêche. Les 160 détenteurs de permis de homard en Gaspésie ont obtenu 40,85% des revenus générés par la capture de ce crustacé au Québec, ce qui maintient la moyenne des dernières années.

LA CÔTE-NORD POURSUIT SA PERCÉE

Toutes proportions gardées, c’est la Côte-Nord qui génère la plus grande accélération des prises et des revenus découlant de la pêche du homard. Il est vrai que les homardiers de cette région sont partis de captures très modestes de 201 tonnes en 2016, pour atteindre 1 165 tonnes en 2023. C’est presque six fois plus en huit saisons.

Pendant cette période, les revenus au débarquement ont explosé, passant de  2,5 M$ à 19,3 M$, ce qui est 7,7 fois plus et un record absolu. Une partie appréciable de ces captures revient à l’île d’Anticosti, mais les prises ont aussi augmenté fortement sur la côte même.

ÉCONOMIE – page 16 – Volume 36,5 Décembre 2023-Janvier 2024

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Gilles Gagné
Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.
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