La taille minimale du homard de la zone 25 du détroit du Northumberland passera de 72mm à 77mm d’ici 2018

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Les pêcheurs de homard du Nouveau-Brunswick remportent une victoire historique, au grand dam de leurs confrères de l’Île-du-Prince-Édouard, qui étaient jusque-là appuyés par leur ex-députée et ministre des Pêches et des Océans, Gail Shea. Son successeur libéral, Hunter Tootoo, a décrété une hausse de cinq millimètres, étalée sur deux ans, de la taille minimale des captures de homard de la zone 25 du détroit de Northumberland.

Par souci de conservation, elle passera de 72 à 73 millimètres dès cet automne, pour atteindre progressivement les 77 millimètres en 2018.

«ON VEUT PROGRESSER DANS NOS PÊCHES»

Au contraire des pêcheurs de l’Île-du-Prince-Édouard qui s’en déclarent déçus, ceux du Nouveau-Brunswick jubilent, affirme le directeur général de l’Union des pêcheurs des Maritimes (UPM), Christian Brun. «Si jamais on avait un problème de durabilité dans cette pêche-là, et bien, on pourrait pâlir l’impact qu’on a eu, par exemple, avec le moratoire sur la morue; il pourrait sembler minime, souligne-t-il. Les crustacés sont devenus d’extrême importance. Il faut faire très attention et nos pêcheurs sont prêts à être au rendez-vous.»

Le directeur de l’UPM fait également remarquer que le gros homard vaut 50 cents la livre de plus que le petit, au débarquement. «On veut un homard avec la meilleure valeur possible qui va aller récupérer le meilleur montant sur les marchés, à Boston et ailleurs en Chine et en Europe. Nous, ça ne nous intéresse pas d’avoir un moindre prix, et pour protéger une petite niche qui ne vend qu’à quelques milliers de livres, affirme Christian Brun. Nous, on veut progresser dans nos pêches. Alors, c’est ça le message qu’on envoie.»

Selon Christian Brun, les pêcheurs du Nouveau-Brunswick comptent pour les deux tiers des détenteurs de permis de pêche au homard de la zone 25. Chaque saison, ils capturent en moyenne 16 000 livres par bateau. La quasi-totalité, soit de 85% à 90% de leurs débarquements, est livrée aux usines pour transformation.

LE DÉPUTÉ CHEVARIE APPLAUDIT

Cela dit, la hausse de la taille minimale légale du homard de la zone 25 privera certaines usines du Québec d’approvisionnements hors-saison, concède Germain Chevarie. Malgré tout, le député des Îles et adjoint parlementaire aux Pêcheries qualifie d’excellente la nouvelle d’un rehaussement progressif. Il souligne que depuis plusieurs années, l’industrie québécoise de la capture demande une uniformisation de la mesure légale des captures du Canada atlantique, par mesure d’équité commerciale.

Selon M. Chevarie, l’annonce d’un rehaussement de 72 à 77 millimètres d’ici 2018 de la taille des prises du détroit de Northumberland est donc un pas dans la bonne direction.

«Le faire dans un processus, étape par étape, je pense que c’est une bonne chose, dit-il. Et, vous savez, on avait fait des représentations auprès de Mme Gail Shea, qui était l’ex-ministre des Pêches et des Océans [MPO], et ça n’avait pas porté fruit.»

Dans les zones 24 et 26 du nord de l’Île-du-Prince-Édouard, toutefois, la taille minimale des captures reste inchangée pour l’instant, à 72 millimètres. Aux Îles-de-la-Madeleine, la taille légale du homard est de 83 millimètres, contre 84 à Terre-Neuve, et 82 en Gaspésie. Germain Chevarie a d’ailleurs profité de la tribune du Conseil canadien des ministres des pêches et de l’aquaculture, qui s’est réuni les 21 et 22 juin au Nouveau-Brunswick, pour revenir à la charge afin de réclamer une taille minimale d’au-delà 80 millimètres partout en Atlantique. «Je pense que c’est un objectif intéressant qui a des répercussions sur l’ensemble des prix, donc la chaîne des valeurs sur le plan de la distribution», explique-t-il.

ACCÈS AUX MARCHÉS

Le Québec plaide aussi pour une uniformisation des périodes de pêche au homard au pays. Le député des Îles à l’Assemblée nationale est d’avis qu’il faut proscrire la pêche, tout comme dans l’archipel madelinot, par exemple, lorsque les crustacés sont en mue. «On sait que dans quelques zones, dans le Golfe, on fait la pêche au homard alors que le homard est en période de mue. Donc, nous, notre prétention c’est que ç’a de l’impact sur la qualité, sur les marchés et que ça entraîne également les prix à la baisse.»

D’autre part, l’accès aux marchés a également fait l’objet de discussions à la dernière rencontre bisannuelle des ministres des pêches et de l’aquaculture, rapporte l’adjoint parlementaire aux Pêcheries québécoises. Selon lui, il y a consensus pour réclamer un programme fédéral de soutien financier afin d’encourager la participation des représentants de l’industrie aux principales foires commerciales de Boston, Bruxelles et de Chine. Les provinces souhaitent également qu’un groupe de travail se penche sur une standardisation de l’identification des produits marins canadiens afin de faciliter leur positionnement sur les marchés.

D’ailleurs, Germain Chevarie se déclare satisfait du style de leadership du nouveau ministre fédéral des pêches, Dominic LeBlanc, qui coprésidait la réunion de St-Andrews avec son homologue néo-brunswickois, Rick Doucet. «J’ai trouvé que M. LeBlanc était très accueillant, facile d’accès. Et puis, il a exercé un dynamisme, un leadership intéressant lors de la réunion. D’autant plus qu’il s’exprime très bien en français; c’est sa langue maternelle.»

Monsieur Chevarie et monsieur LeBLanc ont convenu de tenir une rencontre bilatérale aux Îles, cet été, en autant que leurs agendas concordent.

Réf.: LES MARITIMES – page 25 – Volume 29,4 – Aout – Septembre 2016

 

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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