La valeur des débarquements bondit de 66%

Actualités, Nouvelles, Pêche
0

La valeur des débarquements de produits marins a fait un bond de 66% en 2017, aux Îles-de-la-Madeleine, pour atteindre un sommet de 100 millions $. Cet excellent bilan est surtout attribuable à l’augmentation des prises et des prix des crustacés; la valeur du homard a elle-même augmenté des deux tiers, pour atteindre les 64 millions $ l’an dernier par rapport à l’année précédente, tandis que celle du crabe, de 23,5 millions $, a plus que doublé.

Le directeur intérimaire du bureau local du ministère des Pêches et des Océans (MPO), Cédric Arseneau, note aussi une croissance du tiers des débarquements de pétoncle par rapport à 2016. «Aux Îles-de-la-Madeleine, on s’entend qu’au niveau socio-économique, ça va avoir un impact gigantesque qu’on risque de calculer encore sur plusieurs années, souligne-t-il. Donc, 2017 est une année à marquer d’une pierre blanche!»

Les captures de buccin ont, quant à elles, presque doublé l’an dernier, passant de 110 à 205 tonnes. Pierre Déraspe, directeur général de l’usine Fruits de Mer Madeleine, se félicite de cette reprise, après les baisses radicales de 2014 et 2015. «Pour notre entreprise, c’est environ quatre fois ce qui avait été acheté l’année précédente, précise-t-il. Je pense que ça regarde bien pour les prochaines années; en tout cas, on le souhaite. On ne connaît pas la ressource, mais c’est une bonne nouvelle et on va essayer de faire tous les efforts qu’on peut pour travailler dans ce sens-là et je pense que les pêcheurs vont le faire aussi. Et on devrait, dans la mesure du possible, remettre cette industrie-là en marche.»

En revanche, le prix du buccin payé à quai a diminué de 11% en 2017, selon les données préliminaires du MPO. M. Déraspe attribue cette baisse à l’instabilité de la ressource qui affecte la demande du marché.

STIMULER LES BIOTECHNOLOGIES

De son côté, Québec veut stimuler l’essor des biotechnologies marines, dont le marché mondial est estimé à plus de trois milliards $, et dont la croissance annuelle moyenne atteignait les 20% il y a cinq ans. Julie Boyer, conseillère en innovation au ministère de l’Agriculture des Pêcheries et de l’Alimentation, explique que les molécules issues des résidus de transformation ont des applications dans les secteurs pharmaceutiques, nutraceutiques et cosmétiques, entre autres. L’objectif est d’en favoriser une valorisation à 100%, dit-elle. «L’intérêt qu’on porte aux biotechnologies marines, c’est de transformer ce poste de dépenses en poste de revenus, donc en richesse pour nos régions maritimes, en faisant des productions qui peuvent trouver place sur le marché. Par exemple, en valorisant certaines fractions de nos coproduits sur différents marchés», explique Mme Boyer.

D’ailleurs, pour accélérer le développement des biotechnologies marines dans la région, Merinov s’apprête à dresser le portrait des coproduits générés par l’industrie. Le Centre d’innovation de l’aquaculture et des pêches du Québec va aussi explorer des scénarios de maillage. «Donc, de faire un bon portrait de ça et de regarder, après, les synergies possibles avec les autres acteurs, les autres industries présentes, par exemple, aux Îles-de-la-Madeleine; qu’est-ce qui pourrait partir d’une usine et servir à un autre utilisateur?», expose la conseillère en innovation.

Ces travaux de Merinov, pour dresser le portrait des résidus susceptibles d’être transformés en produits à valeur ajoutée, sont financés à hauteur de 100 000 $ par le Fonds d’action québécois pour le développement durable. Ils s’étaleront sur deux ans.

LES ÎLES EN BREF – page 31 – Volume 31,1 – Février-Mars 2018

300 X 250 Marentrack
300 X 250 Wajax MTU
300 X 250 Entreprises Shippagan Ltée
300 X 250 Latitude Marine
300 X 250 Polymos
300 x 250 Trinav
300 X 250 ZF
300 X 250 Électro-Démarreur
300 X 250 AssurExperts Clovis Morris
300 X 250 Marindustriel
300 X 250 Wajax Volvo Penta
300 X 250 CNESST
300 x 250 Notus
300 X 250 Raymarine
300 X 250 Desjardins
300 X 250 Kohler Marine
300 X 250 Mackay Marine
300 X 250 Lelièvre, Lelièvre et Lemoignan
300 X 250 Yanmar
300 X 250 Diesel-Bec
300 X 250 Techno Soude Marine
300 X 250 Pétroles Poirier
300 x 250 Conception navale FMP
300 X 250 Fonds régionaux de solidarité FTQ
300 X 250 Entreprises Léo Leblanc
300 X 250 Hydraunav

À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

Nos partenaires

ÉPAQ
MAPAQ
AQIP
Comité sectoriel de main d'oeuvre des pêches maritimes

Abonnez-vous

Connexion des abonnés

Lost Password?

Réseaux sociaux

Nous Contacter

Journal Pêche Impact

167, Grande-Allée Est
Grande-Rivière (Québec) G0C 1V0

Téléphone : (418) 385-2126
Télécopieur : (418) 385-2888

Courriel : pecheimp@globetrotter.net