lundi, février 26, 2024
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Le projet d’élevage de saumon progresse à Bonaventure

Un projet d’élevage de saumon requérant un investissement de plusieurs millions de dollars est sur le point d’aboutir à Bonaventure. Le poisson qui y sera produit sera exclusivement destiné à la consommation humaine.

L’un des buts principaux des promoteurs, Allen Richards, de Bonaventure, et Jim Lawley, de Halifax, consiste à fournir du saumon du Québec sur le marché intérieur.

Le porte-parole du projet, Allen Richards, comptait annoncer l’initiative en 2020 ou en 2021. La pandémie a freiné considérablement les étapes de fin de course menant à l’annonce officielle.

«La pandémie a compliqué la tenue de rencontres et elle a fait grimper les coûts de construction. Il a fallu tout revoir notre planification par la suite», note M. Richards.

Jim Lawley compte plusieurs années d’expérience dans l’élevage du saumon, en tant que propriétaire de la firme Sustainable Blue, de Halifax. La firme réalise aussi, depuis plusieurs années, de la recherche et du développement dans ce domaine.

Allen Richards s’intéresse à l’élevage du saumon depuis le milieu des années 2000. C’est toutefois en tant que pêcheur sportif sur la rivière Bonaventure qu’il a d’abord exploré le monde des salmonidés.

«Jim et moi pêchons sur la même rivière. Nous nous sommes rencontrés par hasard. Je ne sais pas comment nous en sommes arrivés à parler d’un projet comme celui-là, mais au fil des rencontres, j’en ai appris sur lui et ses activités. Nous avons un intérêt commun. C’est donc devenu un rêve depuis les années 2000. J’ai aussi beaucoup appris sur la biologie marine, entre autres choses. Il y a un besoin pour satisfaire la demande en saumon et pour réduire la pression à l’endroit du saumon sauvage», explique Allen Richards.

Le saumon sauvage est encore capturé par des flottilles de pêcheurs commerciaux dans l’Atlantique Nord. C’est ce poisson, s’il passe dans les mailles des filets de ces pêcheurs de haute mer, qui tentera éventuellement, de retourner dans sa rivière d’origine. Dans un nombre croissant de rivières en Amérique du Nord, la pêche sportive se distingue par la remise à l’eau des saumons dont la longueur est supérieure à 63 centimètres.

Allen Richards et Jim Lawley souhaitent que leur entreprise, Aquaculture Cap Richards, satisfasse une partie de la consommation québécoise de saumon atlantique, une consommation comblée entièrement par des saumons importés.

«Il y a 12 000 tonnes de saumon mis en marché dans la province et pas un d’entre eux n’est produit au Québec. Les produits viennent de partout dans le monde. Notre capacité sera de 1250 tonnes (par année). Nous avons entrepris une étude de faisabilité. Notre complexe vendra un poisson entier sur glace. Nous prévoyons une première étape (de vente) de poisson avec la tête, éviscéré et aussi des filets», précise M. Richards.

Une proportion majeure du saumon d’élevage consommé au Québec arrive d’installations caractérisées par des cages en mer, une méthode courante dans la baie de Fundy, qui sépare une partie du Nouveau-Brunswick de la Nouvelle-Écosse.

Cette méthode, souligne Allen Richards, produit beaucoup de déchets découlant de la nourriture non-consommée par les poissons et par leurs déjections.

«Certains de ces poissons s’échappent à l’occasion, pendant des tempêtes par   exemple. Une fois libre, il (le poisson) est tenté de se trouver une rivière. C’est un saumon, après tout. Ce poisson (d’élevage) consomme généralement des antibiotiques et ça crée divers problèmes lorsqu’il entre en contact avec des saumons sauvages, qui ne prennent pas de ces antibiotiques», analyse M. Richards.

L’initiative à laquelle il consacre de plus en plus de temps depuis 2017 est très différente, notamment sur le plan environnemental.

«Nous parlons d’un complexe aquicole situé sous un toit, avec des bassins fermés, sur terre. Nous pouvons réduire tous les risques. Nous aurons le contrôle de l’oxygène, de la température, de la qualité de l’eau et des parasites. Les conditions de pureté seront bien meilleures sans antibiotiques», dit-il.

LE TERRAIN EST CHOISI

Aquaculture Cap Richards possède une option d’achat sur un terrain appartenant à la Ville de Bonaventure. L’endroit est bien connu localement puisque ce champ accueillait jadis une piste de courses équestres.

«C’est un terrain proche de la mer. L’eau dont nous aurons besoin pour les bassins de saumons viendra de la baie des Chaleurs. Elle sera traitée jusqu’à un certain point puisque cette eau de mer sera stérilisée. Nous utiliserons la technique d’osmose inversée. Une fois nos bassins remplis, nos besoins en eau seront limités. Nous n’aurons besoin de pomper que 6 000 litres par jour, ce qui n’est rien», avance Allen Richards.

La superficie du bâtiment atteindra 130 000 pieds carrés. Aquaculture Cap Richards procurera du travail à 22 personnes, dont des employés spécialisés en biologie.

La taille de l’investissement demeure un secret bien gardé par M. Richards qui, dans un contexte idéal, aimerait annoncer le projet à la fin de l’été 2023. L’érection du complexe pourrait ainsi démarrer au prin-temps 2024, de façon à ce que tout soit fonctionnel en 2025. Les premiers saumons seraient écoulés sur les marchés en 2027.

«Il reste plusieurs éléments à finaliser et à confirmer. Les partenaires (de Sustainable Blue) veulent être présents à l’annonce. Nous négocions encore avec des organismes de financement afin d’obtenir l’aide maximale dont nous pouvons bénéficier, ce qui est normal», assure-t-il.

Le gouvernement du Québec offre le plus grand nombre de programmes pour des projets tels Aquaculture Cap Richards, souligne M. Richards. Il s’agit dans quelques cas de programmes incitatifs favorisant l’augmentation de l’autonomie alimentaire. «Il reste des ententes à signer», mentionne-t-il en guise de conclusion.

AQUACULTURE – page 19 – Volume 36,3 Juin-Juillet-Août 2023

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Gilles Gagné
Gilles Gagné, né à Matane, le 26 mars 1960. J'ai fait mes études universitaires à Ottawa où j'ai obtenu un baccalauréat avec spécialisation en économie et concentration en politique. À l'occasion d'une offre d'emploi d'été en 1983, j'ai travaillé pour Pêches et Océans Canada comme observateur sur deux bateaux basés à Newport, deux morutiers de 65 pieds. Le programme visait l'amélioration des conditions d'entreposage des produits marins dans les cales des bateaux et de leur traitement à l'usine. Cet emploi m'a ouvert des horizons qui me servent encore tous les jours aujourd'hui. En 1989, après avoir travaillé en tourisme et dans l'édition maritime à Québec, je suis revenu vivre en région côtière et rurale, d'abord comme journaliste à l'Acadie nouvelle à Campbellton. C'est à cet endroit que j'ai rédigé mes premiers textes pour Pêche Impact, à l'été 1992. Je connaissais déjà ce journal que je lisais depuis sa fondation. En octobre 1993, j'ai déménagé à Carleton, pour travailler à temps presque complet comme pigiste pour le Soleil. J'ai, du même coup, intensifié mes participations à Pêche Impact. Je travaille également en anglais, depuis près de 15 ans, pour l'hebdomadaire anglophone The Gaspé SPEC et je rédige l'éditorial du journal Graffici depuis 2007.
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