L’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine confirme certaines de ses orientations en assemblée générale

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Cent-cinquante pêcheurs, soit près de quatre fois plus que d’habitude, ont participé à l’assemblée générale annuelle de l’Office des pêcheurs de homard des Îles-de-la-Madeleine, le lundi 4 avril, au Centre récréatif de Lavernière.

Les mesures de continuité du plan conjoint, dans la foulée du désistement de son négociateur en chef, Léonard Poirier, figuraient comme un point spécial à l’ordre du jour des discussions. La question de la direction administrative de l’Office, que le nouveau Rassemblement des pêcheurs et pêcheuses des côtes des Îles (RPPCI) souhaite désormais indépendante de l’Association des pêcheurs-propriétaires des Îles (APPIM), a aussi été abordée.

On se rappellera que c’est cette dernière qui, en 1990, a obtenu une modification à la Loi sur la mise en marché des produits agricoles et alimentaires du Québec afin qu’elle inclue ceux de la pêche. Depuis, par prêt de services, elle assumait tant l’administration du plan conjoint du homard que la négociation des prix et des arbitrages.

SIGNAL D’UNITÉ

À l’issue d’un scrutin secret, les pêcheurs présents ont majoritairement appuyé la proposition des administrateurs visant à remplacer, sur une base temporaire, le négociateur en chef démissionnaire par leur avocat, Me Claude Régnier. Ce dernier accepte un mandat de transition pour l’unique saison 2016, en autant qu’il soit appuyé par l’administration déjà en place. «On ne peut pas du jour au lendemain tout balayer et tout remplacer, explique Léonard Poirier. Donc, c’est clair : on va maintenir l’administration en place (pour cette année), on va chercher une solution permanente à mon remplacement et tant que je pourrai aider pour ça, tant mieux.»

Me Régnier veut également l’appui d’un comité de négociation de six pêcheurs où siégeront notamment le président de l’Office, Jérémie Cyr, de même que les présidents respectifs de l’APPIM et du RPPCI, Mario Déraspe et Charles Poirier. Le but, révèle Denis Cormier, secrétaire-trésorier du RPPCI, c’est d’envoyer aux acheteurs un fort signal d’unité. «Qu’on parle d’une seule voix et qu’on veut notre plan conjoint. On le veut fort pour établir un prix qui nous satisfasse», dit-il.

L’AGA de l’Office se traduit également par l’élection de trois nouveaux venus à son conseil d’administration, tous membres du Rassemblement : Raphaël Vigneau, Richard Gaudet et Denis Vigneau. Ils succèdent à Claude Cyr, Julien Boudreau et Mario Déraspe, qui y ont chacun siégé pendant plus de 20 ans.

BILAN RECORD

D’autre part, en dressant son bilan 2015, l’Office a fait état de revenus records pour ses membres. Selon ses données, les pêcheurs de homard des Îles ont enregistré un revenu brut moyen de 138 000 $, l’an dernier. Leurs débarquements ont eux-mêmes atteint un pic historique de près de 7,7 millions de livres. Ils ont perçu un prix moyen de 5,78 $ la livre à quai, soit une valeur plus élevée que partout ailleurs au Canada atlantique, incluant la Gaspésie, souligne son président, Jérémie Cyr. «C’est tout à l’honneur de l’Office, dit-il. Et, comme il y a eu de nouveaux administrateurs délégués au conseil d’administration, j’espère que les nouveaux arrivants vont travailler avec autant d’ardeur que les anciens travaillaient. Je fais confiance à la relève, vu que ce sont des jeunes qui veulent s’impliquer.»

Toujours selon les données de l’Office, les 325 pêcheurs de homard de l’archipel ont chacun capturé une moyenne de 24 000 livres en 2015. Leur revenu net moyen s’établissait à 45 000 $.

ABANDON DES IDENTIFIANTS

Cela dit, le président de l’Office des pêcheurs de homard des Îles déplore que son organisation doive renoncer à toute promotion et identification des captures de l’archipel cette année. Ce programme, que devaient initialement financer les acheteurs, a fait l’objet de vives critiques ces dernières années. Jérémie Cyr précise que l’Office se limitera donc à payer son dû au Marine Stewardship Council pour le volet écocertification, et ce, jusqu’à son renouvellement en 2018. «Et c’est bien, quand même, d’avoir une réserve comme ça, parce que ça va nous permettre d’enclencher un processus pour relancer la traçabilité. J’espère que les pêcheurs vont s’enligner d’être encore dans la traçabilité parce que veut, veut pas, c’est ce que les consommateurs demandent. Ils veulent suivre le produit du pêcheur jusque dans l’assiette», affirme monsieur Cyr.

D’ailleurs, selon une note transmise à l’industrie par Agriculture et Agroalimentaire Canada, les États-Unis sont à prendre des dispositions pour contrer la contrebande du homard. Pierre Déraspe, directeur-adjoint de Fruits de Mer Madeleine, admet que ça pourrait bien forcer, à moyen terme, le recours aux étiquettes de traçabilité. «Ça peut venir dans le futur, concède-t-il. On ne connait pas l’avenir et il faudra probablement s’ajuster à différents changements, dont peut-être celui-là, peut-être d’autres. Mais, actuellement ce n’est pas le cas.»

Fruits de Mer Madeleine a dirigé les trois quarts de ses achats de homard vivant vers le marché américain, l’an dernier. Pierre Déraspe précise que ce pourcentage fluctue en fonction du taux de change.

COMMERCIALISATION – page 13 – Volume 29,2 – Avril-Mai 2016

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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