mardi, mai 24, 2022
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Plus d’un facteur explique la pression inflationniste sur le prix des poissons et fruits de mer

La pression inflationniste des dernières années sur le prix des poissons et fruits de mer est loin de se dégonfler, selon la plus récente analyse économique du ministère des Pêches et des Océans (MPO).

La valeur des débarquements de homard de la province a notamment été multipliée par 5,4 entre 2011 et 2021, passant de 37,9 M$ à 206,0 M$. Celle du crabe des neiges a pour sa part plus que triplé au cours de la décennie, allant de 58,5 M$ à 183,6 M$. «C’est une tendance lourde», commente l’économiste Ali Magassouba, de la direction régionale du MPO à Québec.

Pour la seule année 2021, l’économiste calcule que les pêcheurs québécois de homard ont profité d’une hausse de 69 % du prix payé à quai par rapport à 2020. Les crabiers, eux, ont bénéficié d’une hausse de 97,3 %. «Par contre, 2020 était une année de pandémie, relève M. Magassouba; dans ce contexte incertain, il y a eu des baisses de prix et des baisses de quantités, dans certains cas. Mais si on compare 2021 à 2019, une année normale, la hausse du prix payé au débarquement pour le homard et le crabe a été de 28 % et de 35 %, respectivement.»

DIFFICULTÉS D’APPROVISIONNEMENTS

Ali Magassouba attribue cette poussée inflationniste à la difficulté de livrer les produits marins «de la mer à l’assiette», entre autre en raison de la pénurie de main-d’œuvre. «Il y a une pression sur la chaîne d’approvisionnement, dit-il. C’est-à-dire le camionnage, les entrepôts, les employés d’usine; il y a des pénuries d’emplois sur toute la chaîne de distribution. Ça fait en sorte que ça devient plus long, plus difficile et plus coûteux. Le coût finit par être refilé aux consommateurs et les pêcheurs en profitent.»

L’économiste du MPO note aussi que les mesures de soutien gouvernemental pour stimuler l’économie pendant la crise de la COVID-19, ont favorisé la demande pour les poissons et fruits de mer. «Pour éviter une récession, beaucoup de liquidités ont été injectées sur les marchés financiers et des programmes d’aide au revenu ont été mis en place, souligne-t-il. Ces éléments, conjugués à une offre réduite pour le homard en particulier – d’environ 9 % depuis 2018 – et à des coûts plus élevés sur la chaîne d’approvisionnement ont, contribué à faire augmenter les prix.»

OPTIMISME

La valeur des exportations québécoises vers le principal marché des États-Unis totalisait 445,5 M$ en 2021, contre 357 M$ en 2019. Il s’agit d’une croissance de près de 25 %; et depuis le début de l’année 2022, les prix du marché de Boston, plaque tournante des poissons et fruits de mer en Amérique du Nord, sont à la hausse. Par exemple, pour les trois premiers mois de l’année, la valeur du homard sur le marché de gros était en hausse de 35 à 40 % par rapport à ce qu’elle était au début 2021. Au premier mars dernier, le homard d’une livre et quart valait 15,94 US$ la livre, selon les données compilées par le MPO, contre 11,59 US$ un an plus tôt.

Cela dit, Ali Magassouba reconnaît qu’une hausse trop importante des prix à la consommation pourrait freiner la demande pour les poissons et fruits de mer. «De plus, les hausses de taux d’intérêt prévues par la Banque du Canada en 2022 pourraient ralentir davantage la consommation», expose-t-il.

Jean-Paul Gagné, directeur général de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche, se fait d’ailleurs prudent. «L’humeur est à l’optimisme, concède-t-il; les gens sont très intéressés et sont prêts à acheter en quantités très importantes. On peut donc s’attendre à une certaine stabilité avec 2021, même s’il ne faut pas prendre pour acquis la hausse extraordinaire des prix qu’on a connue. Cependant, avec la guerre en Ukraine, tout le monde est dans l’expectative. Nous ne sommes pas à l’abri de soubresauts qui pourraient faire pencher les prix.»

ÉCONOMIE – page 30 – Volume 35,2 Avril-Mai 2022

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hfauteux@hotmail.com'
Hélène Fauteux
Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.
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