Suivi scientifique du homard des Îles-de-la-Madeleine : le recrutement de la ressource semble prometteur

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Le recrutement 2017 du stock de homard des Îles-de-la-Madeleine apparaît plus abondant que celui de l’an dernier. C’est ce qu’affirme le biologiste Benoît Bruneau, de l’Institut Maurice-Lamontagne (IML), chargé du suivi scientifique de la ressource. Lors de sa mission postsaison du début septembre en plongée, il dit avoir observé de très nombreux petits crustacés dans la pouponnière des Demoiselles, dans la baie de Plaisance.

«Ce qu’on peut voir, cette année, c’est qu’il semble y avoir plus de post-larves, de petits homards, que l’année dernière, dit-il. Après ça, quelle est l’amplitude de cette augmentation? C’est vraiment compliqué; beaucoup de calculs restent à faire. Mais on voit qu’on en retrouve davantage. C’est positif.»

DISTRIBUTION SPATIALE DIFFÉRENTE

D’autre part, M. Bruneau a constaté, dans le cadre de ses relevés annuels de suivi par chalutage à bord du Leim, que le homard ne se trouvait pas aux mêmes endroits que ceux notés ces trois dernières années. Son échantillonnage se fait sur les fonds sablonneux, lorsqu’en principe les crustacés retournent vers le large pour s’alimenter, après leur mue. Le scientifique précise que les courants, les vents et la température de l’eau peuvent être en cause dans cette distribution spatiale inhabituelle de la ressource. «Mais ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel à cette année, souligne-t-il. Les patrons, ils changent périodiquement. Et, éventuellement, on va comprendre pourquoi.»

Cela dit, Benoît Bruneau assure que ce changement de modèle de distribution n’augure rien de négatif pour la saison de pêche commerciale 2018. «Ça ne veut rien dire par rapport à la saison prochaine; si elle va être bonne ou pas. Mais on sait que ça a bougé un petit peu et on va s’intéresser à la période de mue, à la température de l’eau et à différents autres facteurs, pour essayer de comprendre pourquoi il y aurait peut-être eu un petit peu de mouvement par rapport aux années précédentes.»

CRABE COMMUN

D’ailleurs, le crabe commun n’était pas, lui non plus, là où le biologiste de l’IML s’attendait à le retrouver. À tel point que M. Bruneau a dû ajouter des stations d’échantillonnage à sa mission 2017, pour avoir un meilleur portrait graphique et statistique du stock. «L’échantillonnage du crabe commun est un peu différent de celui du homard, parce qu’ici on mesure tous les homards à toutes les stations. Le crabe commun, on les compte tous, on les catégorise et, à certaines stations, on va tous les mesurer. Et puis, ça s’adonne que les stations où on devrait les mesurer, il n’y en a pas autant qu’on s’attendait. J’ai donc rajouté des stations ailleurs, parce que pour avoir une bonne représentation de la démographie de la population, il me faut beaucoup d’individus mesurés», explique le biologiste de l’IML.

La dernière évaluation scientifique de la population de crabe commun des Îles-de-la-Madeleine, présentée aux pêcheurs en début d’année, révèle une diminution de la taille des individus et des prises par unité d’effort. Cette saison, les 14 détenteurs de permis du territoire ont donc droit à des captures 60 000 livres chacun, contre plus de 76 000 livres l’an dernier. Quant au homard de la zone 22 de l’archipel madelinot, le prochain rapport d’évaluation scientifique révisé par les pairs sera publié à l’hiver 2019.

BIOLOGIE – page 33 – Volume 30,5 – Décembre 2017-Janvier 2018

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À propos de l'auteur : 

Hélène Fauteux
hfauteux@hotmail.com'

Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.

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