mercredi, juin 19, 2024
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Un autre record des captures de homard!

La saison de pêche au homard des Îles-de-la-Madeleine se solde par un nouveau record des captures, avec un total de 15 082 269 livres. Il s’agit d’une hausse de 2,2 % par rapport aux rendements jusqu’alors sans précédent de 14 750 511 livres atteints l’an dernier. Selon les données de l’Association québécoise de l’industrie de la pêche (AQIP), au terme des neuf semaines de pêche réglementaires, le prix moyen pondéré versé à quai se chiffre quant à lui à 7,67 $/lb, contre 8,02 $/lb en 2022, ce qui représente une baisse de 4,4 %.

«Ça s’est très bien écoulé, très bien vendu, commente le directeur général de l’AQIP, Jean-Paul Gagné. C’est mieux que ce à quoi on s’attendait [en mars] quand les gens sont revenus [de la grande foire internationale du marché des poissons et fruits de mer] de Boston. On s’attendait à une diminution de prix plus importante que ça. Et pour les 7e, 8e et 9e semaines, c’était mieux que l’année passée aux mêmes dates! En général, je pense que tout le monde est assez content de la saison, autant de notre bord que du côté des pêcheurs.»

Rolland Turbide, président de l’Office des pêcheurs de homards des Îles (OPHÎM), admet que ses membres sont satisfaits. «Ça a bien été pour les prises malgré la température médiocre, dit-il. Nous avons eu beaucoup de vent dominant de l’Est et ce n’est pas favorable du tout pour nous autres. C’est néfaste pour toutes les Îles au complet; ça enligne les Îles partout des deux bords. Et pour les prix, c’est comme ça : ça suit le marché un peu. Il y a surement un manque à gagner parce que la baisse est plus forte que la hausse des prises, mais ce n’est pas catastrophique.»

Malgré tout, l’AQIP conteste les prix versés à quai pour chaque semaine de pêche de la saison 2023, parce que, plus largement, elle s’inscrit en faux contre la formule de calcul utilisée depuis trois ans, dans le cadre de la convention de mise en marché qui la lie à l’OPHÎM. Les six acheteurs de l’archipel inscrits à cette convention veulent qu’on en retire toute référence à l’indice américain du Seafood Price Current (SPC).

Selon M. Gagné, on a beau avoir bonifié la formule en fonction d’un rapport proportionnel entre les prix moyens pondérés payés à quai et les données de référence moyennes du SPC des trois dernières années, les acheteurs sont mécontents du résultat. «Cette année, ça prouve hors de tout doute que le ratio que les pêcheurs nous avaient suggéré et qu’on avait accepté en 2021, ça ne fonctionne pas, laisse-t-il tomber. La première semaine, la différence était de 1,18 $/lb. Vous imaginez, là?!?»

De plus, les acheteurs madelinots de homard vivant souhaitent que la formule de fixation des prix fasse désormais abstraction des frais de transport qu’ils doivent débourser pour écouler le produit sur les marchés. «On se trouve à payer un pourcentage aux pêcheurs – à leur payer une commission – sur les coûts du transport qu’on paie, explique M. Gagné. Ça fait je ne sais plus combien de temps que la Régie [des marchés agricoles et alimentaires du Québec] nous avait imposé ça, mais c’est pour ça qu’on arrive à d’importantes différences avec d’autres vendeurs de homard. C’est plus élevé aux Îles, surtout que la CTMA a augmenté les prix de 5,7 % pour 2023. Ça commence à faire des sous!»

Cependant, la lecture que fait l’OPHÎM de la question des frais de transport est tout autre. Selon sa directrice générale, Nadine Cyr, ces frais sont inclus dans la marge de 25 % que gardent les acheteurs sur la première tranche de 3 $/lb payée par le marché. «Le coût de transport a toujours été compris dans le calcul de cette part de 25 % de profit, souligne-t-elle Ça a toujours été comme ça : à même ce pourcentage de profit ils paient le transport, les employés, les frais de ci et de ça. Et aujourd’hui, c’est comme si on nous disait : «Ça coûte tant pour le prix de transport et on veut que les pêcheurs nous paient ça’’!» «Nous refiler les coûts de transport, pour nous faire absorber le prix du fuel, ça n’a pas d’allure, ajoute Rolland Turbide. Nous autres aussi on a eu une hausse du prix du fuel. C’est 50-60 % de plus!»

L’OPHÎM mise d’ailleurs sur une étude de la rentabilité de la flottille de pêche au homard des Îles, présentement en phase de rédaction finale, pour supporter une partie de son argumentaire lors de la séance d’arbitrage à venir devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Pour sa part, l’AQIP a récemment fait produire une étude par la firme Raymond Chabot Grant Thornton en appui à ses doléances. Aucune date d’audience n’a encore été fixée.

LES ÎLES-DE-LA-MADELEINE – page 6 – Volume 36,3 Juin-Juillet-Août 2023

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Hélène Fauteux
Hélène Fauteux est diplômée en communications et journalisme de l'Université Concordia. Établie aux Îles-de-la-Madeleine depuis 1986, elle a développé une solide expertise en matière de pêche et de mariculture.
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